Photographier la loutre d’Europe

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Après quelques jours passés dans le Cantal pour se ressourcer en famille, retour à la réalité… Un court séjour dans une région magnifique que je ne connaissais pas, et qui m’a franchement séduit même si je suis (un peu) resté sur ma faim en matière de faune sauvage tant les animaux y sont craintifs, et notamment les oiseaux, même si les observations furent sympathiques.

Loutre d'Europe, dans son environnement naturel (Cantal)
Loutron évoluant dans les roches au bord d’une rivière dans le Cantal (France), dans les gorges de la Jordanne

Des paysages magnifiques, que l’on apprécie mieux au petit matin, du haut des puys, nom donné aux anciens volcans d’Auvergne. De toutes les vallées du Cantal, l’une des plus belles est indéniablement la vallée de la Jordanne. Et c’est là que j’ai croisé le regard d’un animal assez inattendu en pleine journée : la loutre d’Europe (Lutra lutra) !

À CONSULTER ÉGALEMENT : Pour en savoir plus sur la photographie des mammifères

La Jordanne : un haut-lieu naturaliste du Cantal

S’écoulant sur quelque quarante kilomètres depuis le cirque glaciaire de Mandailles-Saint-Julien, à 1 665 mètres sous les crêtes du Puy de Peyre-Arse, la Jordanne dévale les basaltes des Monts du Cantal en une succession de rapides cristallins, de vasques émeraude et de couloirs ombrés où résonne un grondement sourd.

Vue au petit matin sur la vallée de la Jordanne, depuis le Puy Bassiérou
Vue au petit matin sur la vallée de la Jordanne, depuis le Puy Bassiérou La Jordanne se forme au sud du Puy Mary (ici à gauche sous les nuages)

Plus enclavée que la vallée de la Cère, qu’elle rejoint à Arpajon-sur-Cère, cette artère secrète conserve une fraîcheur sauvage, sertie de hêtraies-sapinières et de falaises volcaniques qui abritent truites fario, moules perlières et, surtout, la discrète loutre que vous avez surprise au crépuscule.

La Jordanne, une rivière idéale pour la loutre
La Jordanne, une rivière idéale pour la loutre

Les passerelles suspendues du sentier des gorges de la Jordanne laissent le promeneur frôler l’onde vive, tandis qu’en été les senteurs de serpolet et d’ancolie s’élèvent des berges moussues ; ainsi ce corridor Natura 2000, matrice d’eaux vives et de silence, s’impose-t-il comme un sanctuaire sensible où l’observateur, guidé par le murmure fluide, réapprend l’émerveillement devant Lutra lutra…

C’est lors d’une simple balade en famille, au coeur des gorges de la Jordanne, qu’une série de cris stridents a attiré notre attention, nous figeant sur place (j’avoue avoir cherché à ce moment quel oiseau pouvait ainsi chanter !)

Les Gorges de la Jordanne, vues de l'intérieur
Les Gorges de la Jordanne, vues de l’intérieur

Nous étions légèrement en hauteur par rapport au cours d’eau, quand survint l’impensable : une jeune loutre apparut, se faufilant entre les rochers, sans même se soucier de notre présence ! La scène se déroula très vite et dura tout au plus une minute, juste le temps d’enfiler mon 70-200/2.8 pour réaliser quelques clichés de l’animal…

Jeune loutre d’Europe (Lutra lutra)
EOS 5D mark II + Canon 70-200/2.8 L IS USM à 200mm
f/3.5, 1/200ème, 1250 ISO

Les photos ne sont pas sensationnelles, mais là n’est pas l’essentiel : le simple fait d’avoir eu la chance de croiser une loutre sauvage dans son milieu a totalement comblé le photographe et enchanté le naturaliste que je suis 🙂

La loutre d’Europe en quelques mots

Gracile mustélidé avec 60 cm de corps prolongé d’une queue de 35 cm pour 6 à 12 kg, la loutre d’Europe déploie une morphologie aquatique exemplaire : pelage double imperméable, narines et oreilles obturables, vibrisses tactiles captant le moindre remous. Ses plongées, jusqu’à huit minutes, s’accompagnent d’une fréquence cardiaque divisée par deux, signe d’un métabolisme anoxique remarquable.

Espèce à large répartition paléarctique, elle est considérée comme quasi menacée au niveau mondial et en recolonisation rapide en France, où la surface occupée a progressé de 40 % entre 2009 et 2023.

La loutre en bref :

  • Espèce : Lutra lutra (Carnivora, Mustelidae)
  • Longévité maximale connue : 17 ans en milieu naturel
  • Portées : 1 à 3 loutrons après 58 à 60 jours de gestation
  • Densité optimale : de 0,1 à 0,3 ind./km de cours d’eau, tributaire de la biomasse piscicole

Traces de présence et régime alimentaire de la loutre

Maître-mot du pistage : les épreintes, ces fèces torsadées à odeur de miel-poisson déposées sur rocher ou racine saillante, archives olfactives d’un territoire. Leur densité constitue, selon une étude de 2024, l’indicateur le plus rentable pour cartographier l’espèce en milieu anthropisé.

Indices à guetter

  • Empreintes à cinq doigts, palmure partielle, pas de 3–4 cm
  • Trous de coulée et toboggans vers l’eau
  • Restes de proies (arêtes, carapaces d’écrevisses)
  • Odeur douce-amère rappelant la violette

Le régime alimentaire de la loutre

Une analyse menée en Auvergne montre 74 à 89 % de biomasse piscicole (anguilles, truites, chabots), complétée par écrevisses, amphibiens et micro-mammifères selon saison et substrat. Cette plasticité trophique confère à l’animal un rôle d’indicateur de qualité piscicole.

Autrefois persécutée, aujourd’hui protégée

Au fil des siècles, la loutre d’Europe a payé le prix fort de sa fourrure hydrofuge, convoitée pour les manteaux et chapeaux d’hiver : dès le Moyen Âge, des loutriers itinérants sillonnaient les rivières, gratifiés d’une prime (cinq francs l’oreille en 1905) pour chaque animal livré aux autorités, preuve à l’appui ; jusqu’en 1926, ces primes entretenaient un abattage industriel où pièges à mâchoires et chiens plongeurs faisaient office d’arsenal.

Considérée comme « nuisible » pour la pêche, l’espèce subit son zénith de persécution entre 1890 et 1930 : quelque 4 000 individus étaient encore piégés annuellement en France, provoquant un effondrement de ses effectifs et la quasi-extinction dans de nombreux bassins hydrographiques…

Ainsi, longtemps victime d’une triple malédiction (commerce des peaux, concurrence halieutique et ignorance écologique) la loutre ne doit sa résurrection qu’à l’interdiction de la chasse en 1972 et au basculement, tardif, du regard humain.

JalonsMesures ou événementsStatut
1972Interdiction officielle de la chasseProtection nationale embryonnaire
1981Inscription à la liste des mammifères protégésPleine protection juridique
1999Arrêté ministériel élargissant la protection des vertébrés menacésRenforcement réglementaire
2007Arrêté fixant la liste des mammifères protégés sur tout le territoireHarmonisation nationale
2010-20151ᵉʳ Plan national d’actions (PNA)Structuration des réseaux d’observation
2019-20282ᵉ PNA en coursObjectif : reconquête intégrale des bassins

En parallèle, la Directive Habitat-Faune-Flore classe l’espèce en annexes II et IV, imposant la conservation de ses sites de reproduction et de repos. La conjonction de ces textes et d’une amélioration de la qualité des cours d’eau explique le spectaculaire rebond décrit par le CNRS en 2025.

Photographier la loutre : mes conseils et astuces

Qui dit photographier la loutre, dit repérage : je vous conseille de conjuguer carte, jumelles et reconnaissance crépusculaire pour localiser les coulées actives, en appliquant les mêmes protocoles que pour tout affût au bord d’une zone humide : validation préalable de la quiétude, orientation nord ou ciel couvert pour éviter les ombres du zénith, et intégration soignée de la cachette dans le paysage (ceci en dehors des gros coups de bol comme celui dont j’ai bénéficié !)

Loutre d'Europe (en captivité - Bayerischer Wald, Allemagne)
Loutre d’Europe sous la lumière du soir (en captivité – Bayerischer Wald, Allemagne)

Check-list avant l’affût :

  • Camouflage : à minima filet « salade » ou ghillie, vêtements silencieux, bottes néoprène… Ou affût en dur si vous avez l’autorisation sur le terrain de jeu
  • Affût flottant envisageable pour les rivières lentes (jamais pratiqué pour la loutre personnellement) : tube PVC + toile imperméable, ancré discrètement
  • Téléobjectif ≥ 300 mm stabilisé ; ouverture idéalement entre f/2.8 à f/5,6 pour crépuscule
  • Boîtier silencieux, mode rafale modérée pour limiter les clics
  • Sensibilité ISO auto bridée au maximum « valable » de votre boîtier ; vitesse cible 1/500 s (si vous voulez immortaliser la loutre en nage rapide)

La patience restera votre meilleur allié : l’espèce effectue des tournées de chasse de 1 à 3 heures. En moyenne, prévoir dix-huit à vingt-quatre heures cumulées d’affût avant d’obtenir les premières images probantes… L’emploi d’un filet de camouflage bas, couché au sol, est à mon sens la meilleure méthode pour la plupart des mammifères discrets, même si un affût « en dur » s’avère sensiblement plus confortable !

Questions/réponses sur la loutre d’Europe

Quelle est la différence entre une épreinte de loutre et un excrément de vison ?

L’épreinte de loutre est plus épaisse (1–2 cm), riche en arêtes entières, et surtout dégage une odeur sucrée caractéristique, tandis que celle du vison est plus fine, torsadée et fétide.

Pourquoi voit-on davantage de loutres depuis quelques années ?

La mise en œuvre des plans nationaux d’actions, la dépollution de nombreux cours d’eau et l’interdiction de la chasse dès 1972 ont permis une recolonisation naturelle de territoires où l’espèce avait disparu.

La loutre concurrence-t-elle sérieusement les pêcheurs ?

Dans les sites étudiés, elle prélève prioritairement des poissons abondants et de petite taille ; son impact sur les populations halieutiques de valeur commerciale reste faible et localisé.

Comment différencier un terrier de loutre d’un terrier de ragondin ?

Le terrier de loutre, appelé catiche, s’ouvre sous les racines ou la tresse d’un tronc, toujours au-dessus du niveau moyen de l’eau et présente souvent un toboggan de glisse. Celui du ragondin est de section plus circulaire et creusé dans les berges friables.

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25 réflexions sur “Photographier la loutre d’Europe”

  1. Avatar de Stéphane
    Stéphane

    Mon séjour dans le Massif Central me laisse également de très bons souvenirs. Et pour moi, la journée passé dans le massif des Monts du Cantal a été la plus belle. Mais question faune sauvage, bredouille (pas un bouquetin, pas une marmotte, pas une loutre…)

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    1. Avatar de Varmic
      Varmic

      Et oui Stéphane ! Pour les marmottes, il faut vraiment faire preuve de beaucoup de patience et avoir pas mal de chance, car dans le coin. Elles ne sont pas légion ! J’en ai entendu quelques unes du côté du puy Violent. Mais ces animaux ont été introduits dans le Cantal il y assez peu de temps (1964 semble-t-il !), alors elles ne sont pas encore très nombreuses. En tous cas, pas autant que dans les Alpes ou les Pyrénées !
      Mais un grand bravo à Cédric pour sa jeune loutre d’Europe…. encore plus rare que la marmotte …!

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  2. Avatar de Cris H
    Cris H

    Salut,
    à la vue des photos ça donne envie d’aller y faire un tour,
    le pano est superbe, et une très belle rencontre avec cette petite loutre.

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  3. Avatar de Julien
    Julien

    Bien joué pour cette bien belle photo. Des fois le hasard fait bien les choses 🙂

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  4. Avatar de pyrros
    pyrros

    une grande chance que tu as eu la …

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  5. Avatar de Gilles Varé
    Gilles Varé

    Salut Cédric,
    Le Cantal est une région que je connais par coeur, cela fait 7 ans maintenant que j’y passe quelques jours par an et je me régale toujours autant, pour la photographie animalière et après pas mal de repérage les années précédentes maintenant j’arrive a tirer mon épingle du jeu, cette année, j’ai quand même réussi quelques beaux coups surtout avec les rapaces et les chevreuils.
    La vallée de la jordanne, c’est tout simplement magnifique mais je n’ai pas eu la chance de croiser la loutre, peut-être pour une prochaine fois…j’espère.(superbe balade familial quand même)
    Et je ne parle pas de cette magnifique chaine de volcans, on en prend plein les yeux surtout moi qui ai le vertige( pas évident certains jours).
    Un endroit que j’adore car c’est calme, la nature est merveilleuse et l’on peut en profiter en famille sans modération.
    Tu étais dans quel coin ??
    Amitiés
    gilles

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    1. Avatar de Cédric G.
      Cédric G.

      Salut Gilles
      J’étais à Fontanges, sur les hauteurs du col de Saint Georges dans un petit gîte à 8 km (!) du village 🙂
      J’ai également le vertige, mais avec les années il semble que ce soit « moins pire » qu’avant. Je suis monté sur le Puy Mary : même pas peur 😉
      Sinon au niveau faune, j’ai observé énormément de choses quand même :
      – un chamois croisé furtivement lors d’une balade (inattendu car je ne savais pas qu’il y en avait dans le Cantal !)
      – quelques chevreuils entendus
      – un faisan de colchide
      – de nombreux milans royaux en vol
      – une chasse de faucon pèlerin à moins de 100m
      – 2 fois des monticoles des roches (toujours de trop loin)
      – accenteurs alpins en nombre
      Mais de tout cela, aucune photo… Les observations ont primé cependant !

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  6. Avatar de Gilles Varé
    Gilles Varé

    Re Cédric,
    Le coin de ton gîte veut le coup d’oeil…
    Tu vois pour moi avec le vertige, c’est l’inverse, j’ai déjà monté le Puy Mary deux fois et cette année, j’ai du faire demi-tour au milieu de l’ascension !! quelle galère…
    Tu vois, je ne savais pas qu’il avait des chamois au Cantal, je n’en n’ai jamais croisé pendant mes nombreuses balades…
    Je suis revenu avec beaucoup de clichés mais pas encore avec les clichés de mes rêves mais beaucoup et beaucoup d’observations, un régal, j’avais non loin du gîte deux chouettes chevêches et j’ai également photographié une chouette hulotte, trop content mais les conditions de prise de vue étaient mauvaises, tard le soir ou tôt le matin…J’y ai croisé également beaucoup de buse et de milan et un rapace que je n’ai pas encore identifié…Enfin soit de grands souvenirs. Ma plus grande galère a été de photographier un Garde-boeuf qui était de passage mais je n’ai rien fait de bon et c’est la première fois que j’en vois la-bas.
    Si tu y retourne un jour, n’hésite pas me le faire savoir car je connais un gîte bien sympa( vialacque près du Rouget) et dans des prix plus que résonnables et les proprio sont des gens vraiment gentils et serviables comme beaucoup de personnes dans cette région.
    Je suppose que tu as fait le tour des grands lacs artificiels, on peut y faire de belles photos, mon coin favori est le chateau d’alleuze situé sur une presque île…bon allez j’arrête car cela va me donner envie d’y redescendre.
    A+
    gilles

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    1. Avatar de Cédric G.
      Cédric G.

      Ahhh je n’ai pas (du tout je l’avoue !) exploré les lacs artificiels !
      Par contre pour les chevêches on s’est dit avec ma femme « c’est un milieu idéal non ? » mais je n’ai pas prospecté, pas eu le temps et surtout, je ne savais pas par où commencer.
      Quoi qu’il en soit c’est une très belle région 🙂

      Répondre
  7. Avatar de Ducry Michèle
    Ducry Michèle

    Le ciel parait immense… c’est frais , c’est vert, et la petite loutre, c’est une sacrée veine !!! Par contre, je ne savais pas des chamois dans le Cantal, les loutres oui, grace à votre blog.
    Merci pour le partage….

    Répondre
  8. Avatar de Nic Du
    Nic Du

    C’est un petit bonheur que tu nous offres là …:)))

    Répondre
  9. Avatar de Nino
    Nino

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article et ces photos !
    J’habite non loin des Monts du Cantal, (moins d’une heure de route) et c’est une région que j’apprécie beaucoup, notamment pour la rando, même si je n’ai pas souvent l’occasion d’y aller….
    J’ai eu l’occasion la semaine dernière d’y passer deux jours de rando/photo, avec bivouac au pied du Puy Mary. Du pur bonheur !!
    Pour la photo de paysage, j’ai été vraiment comblé, il y a des lumières magnifiques au petit matin !
    Par contre, j’ai moi aussi été déçu du coté de la faune. J’avais déjà observé sur les pentes du Peyre-Arse de nombreux chamois, mais cette fois ci, pas un seul ne s’est montré….. J’ai par contre eu l’occasion d’observer pendant une bonne demi-heure un faucon crécerelle chasser en contrebas du Téton de Vénus, avec son vol typique du Saint Esprit !
    Très belle rencontre cette jeune loutre !! Je n’ai jamais eu l’occasion d’en observer, malgré que l’Auvergne soit une région encore très sauvage où cette espèce est relativement fréquente.
    Cordialement

    Répondre
  10. Avatar de Thibaut
    Thibaut

    Elle est superbe ! Je me balade parfois dans la région (je suis de Clermont), je n’ai pas eu la chance d’en croiser une.
    Pour les paysages, c’est vrai que la région est extraordinaire avec un appareil photo. Il faut se limiter sinon on s’arrêterait toutes les 2mn pour prendre des photos. ^^

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  11. Avatar de Chris
    Chris

    Merci pour cet article, la Loutre sauvage était une espèce que je ne connaissais pas.
    Les photos sont magnifiques.

    Répondre
  12. Avatar de Raf
    Raf

    Salut Cédric,
    Un sacré coup d’bol que tu as eu là ; car ballade en famille se conjugue rarement avec la rencontre d’un animal aussi emblématique que farouche. De quoi redonner du baume ai cœur pour les journées où tu es revenu bredouille 😉
    Si la photo de de ce loutron est plutôt réussie, ce panoramique met bien dans l’ambiance. Le Cantal demeure un pays mal connu pour ma part.
    Bien à toi.

    Répondre
    1. Avatar de Cédric G.
      Cédric G.

      Merci Raf 🙂
      Je dois avouer que j’ai la chance d’avoir une femme et un fils très proches de la nature, très discrets et observateurs et s’intéressant à tout lors de nos balades.
      Ceci facilite grandement l’observation, même en famille 😉 (je n’oserais imaginer avoir un gamin qui court partout en criant, et une femme qui « pue » la cocotte à 300m et se balade sur les sentiers en tongs ou en godasses à talons 😀 )

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  13. Avatar de Teenoo
    Teenoo

    Cette petite loutre n’a pas l’air bien vieille, peut-être que sa fratrie n’était pas bien loin… Désolé de tomber dans le côté niais, mais avec la petite patte qui va se poser sur rocher et la bouille donnent à la bestiole un air très chou!
    J’admire le photographe qui se balade avec un 70-200 dans le sac de rando car j’imagine qu’il y a aussi le pique-nique, la bouteille d’eau etc… en plus. J’ai jamais osé prendre mon matos jusqu’alors mais vu que l’Ecosse me tend les bras l’année prochaine, je pense que je vais investir dans un sac de rando/photo. Je vais peiner mais tant pis!

    Répondre
    1. Avatar de Cédric G.
      Cédric G.

      Merci Teenoo pour ton passage 🙂
      Pour tout dire, comme par chez moi le relief est relativement modéré (sauf dans les vignes où ça peut parfois grimper sévère), j’ai l’habitude de randonner avec un sac souvent assez chargé… Aussi avoir 8/10kg sur le dos ne me gêne pas plus que ça, même quand on se tape 500 ou 600m de dénivelé par jour 😉
      Cette année, c’est surtout l’utilisation de mon nouveau sac (dont je parlerai très, très, très prochainement !) qui m’a « contraint » d’alléger le matériel embarqué.
      J’ai dans le passé fait les gorges du Tarn avec un sac de 15 kg 😀 (dans le genre « on sait jamais, j’embarque le 500mm, le 70-200, mes deux objos macro, etc… »)

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  14. Avatar de evelyne
    evelyne

    Ohhhhhhhhhhh !
    Elle est trop mignonne.
    Sympa les photos.

    Répondre
  15. Avatar de Kilroy
    Kilroy

    Superbe la loutre !
    Tu as eu beaucoup de bol sur ce coup là.
    J’ai vu un reportage sympa dans « Des Racines et des Ailes » sur Stéphane Raimond qui propose des séjours à l’affût des loutres dans le Limousin
    https://www.naturapics.com/678-suivez-stephane-raimond-a-l-affut-des-loutres.html
    Je suis allé quelques fois dans le Cantal, mais je n’ai pas réellement fait d’observations sauf une fois, tôt le matin, une harde de chamois qui a dévalé une pente devant nous près du Puy violent. Il faut connaitre les vallées tranquilles ou bien les fréquenter aux heures « creuses » en touristes !
    Je pratique plus régulièrement le massif du Sancy et la vallée de Chaudefour, où j’ai eu l’occasion de faire de belles observations : chamois, marmottes et quelques photos intéressantes, notamment de mouflons corses. https://offrench.net/photos/gallery-7_photo-732.php
    Avec ton 500 et tes techniques d’approches tu ferais un malheur dans ce coin.

    Répondre
    1. Avatar de Cédric G.
      Cédric G.

      Salut Olivier
      (ça faisait longtemps 🙂 )
      Effectivement on m’avait conseillé le Puy Violent pour les chamois, et d’ailleurs c’est tout près de là que j’ai une fois aperçu un chamois (en pleine journée !) qui s’est très vite réfugié dans le bois jouxtant le sentier sur la crête où nous étions…
      Disons que ma semaine a été trop courte pour que j’envisage une sortie « photo nature » pure et dure, d’autant que j’aime bien aller sur le site avant de faire une sortie animalière 😉
      Mais si on y retourne je n’y manquerai pas !

      Répondre
  16. Avatar de Niko
    Niko

    Ce genre de rencontres, ça fait un peu parti de mes moments préférés, par exemple la semaine dernière encore, quand on a vu 2 renards avec mon fils lors d’un tour en VTT. Lui faire découvrir une partie de mon monde, c’est toujours une joie de voir des animaux en famille quand on s’y attend pas.

    Répondre
  17. Avatar de Joe
    Joe

    Superbes photos ! Quelle chance de croiser une loutre sauvage… Ça donne envie de vacances !

    Répondre
  18. Avatar de Fabian
    Fabian

    Jolie ballade, avec une mention spéciale pour la photo de loutre que vous proposez. La rencontre est rare et de pouvoir rentrer avec une image, même si elle n’est pas parfaite, est déjà une belle victoire. Est-ce que la loutre est implantée depuis longtemps dans votre région? Du côté de la suisse romande, le petit animal n’a plus été vu depuis de nombreuses années, mais le castor fait progressivement son retour sur les berges et affluents du lac de Neuchâtel.

    Répondre
  19. Avatar de Evangeline
    Evangeline

    Ces photos sont très jolies et la loutre très mignonne, il faut le dire ! Je ne connais pas beaucoup l’Auvergne, je n’y suis allée que deux fois pour admirer les volcans endormis. Je connais beaucoup mieux les Hautes-Alpes et surtout les jolis coins qui sont autour de Gap. J’ai pu apercevoir plus d’une fois quelques biches.
    Bonne journée et merci de nous faire un peu voyager et rêver avec toutes ces photos.

    Répondre

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