Pour une photo équitable

30/11/2008 63 commentaires par Cédric G. +
Pour une photo équitable

L’agence BIOS PHOTO, emmenée par Catherine Deulofeu, lance un appel aux photographes, pour une photographie équitable. Un texte direct, simple, qui résume parfaitement une triste réalité et que toutes et tous les passionnés de photographie se doivent de comprendre et d’appliquer…

Pour la survie de la photo de qualité, des photographes et des supports qui font vivre l’image !

Chaque année le prix des photos baisse, inexorablement. Les raisons sont multiples, parmi lesquelles l’utilisation généralisée du numérique et l’idée reçue selon laquelle tout le monde serait capable de produire de belles images, vient ensuite l’ouverture des photothèques en ligne avec possibilité d’acheter mondialement, pour finir par l’apparition des agences de microstocks, euphémisme pour parler de micro prix.

La profession est tellement abasourdie par ces changements, que le Libre de Droit, frayeur des années 2000, passe pour un vaillant défenseur du droit d’auteur.

Le but de cette chronique n’est pas de crier au loup, mais plutôt de nous interroger sur le sens profond de cette mutation et de ses conséquences.

Chaque produit a un coût qui dépend de sa nature même et en grande partie de la région du monde où il a été cultivé ou fabriqué. Des citoyens de pays en développement gagnent pour fabriquer des objets de grande consommation mondiale souvent moins de 100 US $ par mois. On peut penser que cela est choquant – ou pas – mais ce dont on est sûr, c’est que ces pays émergents verront sous peu le niveau de vie de leurs habitants augmenter.

Maintenant regardons la situation de la photo, principalement produite dans les pays occidentaux, où le salaire minimum moyen est d’environ 1000 € par mois, par des photographes professionnels qui eux ont vu leurs revenus chuter de 30 à 50 % depuis 5 ans. Je parle bien sûr uniquement de ceux qui sont encore photographes.

La question qui se pose est de savoir si il y a encore une place pour la photo ou tout au moins pour les photographes. Seraient-ils, comme les derniers Dodos, voués à disparaître alors que la photo est partout, dans chaque moment de notre vie ?

Le monde serait-il devenu schizophrène ? Sans doute.

Mais nous avons le pouvoir, chacun d’entre nous, photographes, agences, éditeurs, rédacteurs de magazines, publicitaires, de nous interroger et d’agir. Les deux premiers peuvent décider de ne pas vendre si le prix proposé est trop bas et sans rapport avec le travail fourni, les autres peuvent décider d’acheter les photos juste un peu plus cher.

Inimaginable ? Non, il y a d’autres exemples. Des milliers de consommateurs sont prêts à payer leur café 30 % de plus parce qu’il est équitable et que ce prix juste permettra à de petits producteurs et à leur famille d’avoir une vie décente.

Lorsque l’on achète une image 1 euro, permet-on au photographe une vie décente ?

Pour arriver au salaire minimum mentionné plus haut, il faut vendre 1000 images (2000 si les images sont vendues par une agence). Combien d’images doivent être produites pour en vendre 2000 ? En tout cas plus que ne le peut un seul photographe par mois !

Si les photographes ne peuvent pas vivre de leur travail, ils vont disparaître. C’est une évidence. Dans le meilleur (ou le pire) des cas, ils continueront la photo comme un hobby.

Qui fournira alors, les photos de nos magazines, de nos livres? Des grosses agences photographiques internationales propriétaires de leur fonds qui imposent une vision unique du monde et des amateurs…

Amateur n’a rien de péjoratif sous les touches de mon clavier. Le photographe amateur fait des photos parce qu’il a rêvé devant des images de professionnels et il a mis sa patience et sa passion à tendre vers l’excellence que représentait ces modèles. Cependant l’amateur, par son statut même, n’a pas les exigences du photographe professionnel. Exigences de rentabilité financière, puisque son revenu vient d’autres sources et exigence créative, car il a le choix de ne produire que des images qui lui font plaisir.

Le corolaire de cette situation, c’est la disparition de la plupart des photographes qui faisaient par leur nombre et leurs multiples créations la richesse des fonds photographiques. Cette perte de talent, d’originalité et de diversité ne va pas se voir tout de suite. On s’habitue facilement à la banalisation des images qu’on nous propose. Le processus a déjà commencé.

Réfléchissons ensemble à nos responsabilités dans le processus. Une chose est sûre : pour que la photo soit durable, elle doit être équitable.

Catherine Deulofeu
Fondatrice de l’agence Biosphoto

Un appel à la raison à tous les photographes, qu’ils soient amateurs ou professionnels : ne sombrez pas dans la facilité et les promesses d’une gloriole éphémère ou d’une fortune établie sur la quantité des ventes : un prix juste pour un travail de qualité, pour tous !

Je rêve désormais d’un label Photographie équitable qui garantirait l’origine des photographies chez les diffuseurs… et qui montrerait aussi du doigt ceux qui cautionnent le doux rêve du « tout gratuit ou presque » et qui condamnent à terme notre activité !

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L'auteur : Cédric G.

Auteur photographe animalier, informaticien et passionné d'animaux et de nature. Administrateur du blog Aube Nature

63 réponses sur Pour une photo équitable

  1. Borax a écrit

    Les consommateurs de café sont des citoyens dont la conscience peut être touchée et qui peuvent être convaincus de payer 30% de plus pour un produit équitable.

    Les acheteurs de photos sont des pros, des boites, des administrations publiques… des animaux à sang froid dont l’efficacité budgétaire est une priorité. Vont-ils se sentir "touché" par cet appel ?
    Par ailleurs, entre la photo à 1€ et celle à 50€ mini que certains photographes préconisent, ce n’est pas 30% mais 4900% de hausse à envisager…

    Le meilleur moyen pour BIOS et consort pour endiguer ce phénomène est de capter les meilleurs photographes qui travaillent via Fotol… et autres. Car si la qualité générales des photos proposées sur microstock chute, les clients retourneront naturellement vers les agences.

  2. Cédric Girard a écrit

    Ce n’est pas faux… Avec un léger détail quant à la diffusion des images existantes dans les microstocks.

    Ce qui fait la force des agences traditionnelles, c’est avant tout la qualité d’indexation de leur contenu. J’aime à citer cet exemple, mais "rouge gorge" chez Fotolia renvoie des clichés que je ne saurais décrire ici ;-)

    Tout spécialiste des chats de race sera effaré par le manque de discernement dans l’indexation des photographies de chats. Des sphynx poilus, des maine coons qui sont des norvégiens, des sibériens qui sont des birmans, j’en passe et des meilleures ! En réalité, sorti de la photo "corporate" qui a fait le succès des microstocks, on sombre dans le n’importe quoi et c’est… au client de passer des heures à rechercher ce qu’il veut !!!

    Et c’est bien là la différence avec l’agence traditionnelle : on paye un service, celui de l’iconographe qui connaît son travail et qui fournira en un temps record, exactement ce que le client désire :-)

  3. Cédric Girard a écrit

    Et d’ailleurs, autre petit détail : ce ne sont pas les agences traditionnelles qui proposent des prix exorbitants, ce sont les microstocks qui font du dumping (en tout illégalité…) ; un peu comme si demain un coiffeur faisait des coupes à 1 € !

  4. jmax a écrit

    je pense que le phénomène est inéluctable, que cela plaise ou non. De même, que pour faire un blog, on va vers DotClear ou WordPress en dédaignant les solutions commerciales et donc en amenant les entreprises qui commercialisent des logiciels de blog à la faillite, on ira de plus en plus pour illustrer des articles vers de la photo générique. La presse quotidienne et magazine voit ses revenus diminuer de moitié depuis deux ans et il faut bien que cela se répercute quelque part. On paiera encore pour une photo de la finale du 100m des JO mais on ne paiera plus pour une photo de chat ou de volcan (photo que je me suis fais piquer par France 2, au passage).

  5. Z. a écrit

    Avec le développement du web il est évident que les microstock trouveront toujours preneurs. Ensuite, je pense que des agences de qualité comme BIOS n’ont pas trop de soucis à se faire à partir du moment où ils se vendent grâce à leur rigueur de sélection et la qualité de leur partenaires photographes, c’est un prestige qui n’a pas de prix et une garantie de résultat qui elle en a une.

  6. Cédric Girard a écrit

    Exactement.

    Ce qui fait la force des agences traditionnelles, comme celle des photographes ultra spécialisés d’ailleurs, c’est l’exactitude – si j’ose dire – de leur produit, et leur capacité à répondre à une demande en un temps record.

    Dans un microstock, c’est le client qui se démerde seul pour trouver ce qu’il recherche, sans garantie (!) au niveau du résultat, non pas de trouver ou pas, mais bel et bien de trouver ce qu’il pense rechercher ! Il ne faut jamais oublier que bien souvent, l’icono d’un magazine généraliste ne CONNAIT PAS le sujet qu’il est censé rechercher, surtout lorsqu’il s’agit de notre spécialité (mais c’est aussi vrai dans d’autres domaines) ! Il peut donc tomber sur tout et n’importe quoi.

    Je passe devant un exemple flagrant tous les matins : l’agence des gîtes de France de mon département. Leur vitrine est joliment décorée avec des photographies "vertes" (sous-bois, enfants en train de faire du vélo dans la nature, animaux…) et parmi elles, une très jolie photo (qui doit faire 50cm de côté) de… pic à ventre roux (espèce canadienne qui n’existe évidemment pas en Europe !)

    Ils voulaient à la base une photo de pic épeiche…

    L’autre exemple est de ces magazines dont j’ai été victime très récemment (mais ça vous en ré entendrez parler je pense…) ; combien de fois ai-je sauté au plafond en feuilletant par exemple un magazine qui se veut spécialisé dans les chats de race, et où une photo de sacré de birmanie illustre un article sur le sibérien, ou une photo de rex devon est censée représenter un sphynx, ou un cliché de norvégien se doit être un maine coon… (liste non exhaustive !)

    La qualité a un prix !

  7. Seb a écrit

    Dans la même veine :
    fotopassion.fr/droit-aute…

    Il faut faire du bruit sur le sujet. Ca devient vraiment critique.

  8. Cédric Girard a écrit

    Super article Seb, fera parti de ma prochaine revue de presse ;-)

  9. Seb a écrit

    :) C’est gentil :)

    J’en ai tellement à dire sur le sujet ! Mais, bon faut se freiner et laisser aussi faire le bouche à oreille.

    Je pense que c’est en remettant le sujet régulièrement au goût du jour que l’on arrivera à faire changer les mentalités.

    Mais ce n’est pas gagné !

    Petite anecdote, tu viens de me mettre indirectement avec Laurent (Piechegut) qui est à 30Km de mes origines. Trop fort !

  10. Laurent du Béarn a écrit

    Nous faisons tous circuler ce texte mais il faudrait aussi que Bios fasse le ménage. Pas mal de signatures de photographes au sein de cette agence, sont également sur Fotolia. Pas besoin de donner de noms, ils sont faciles à trouver. Tant à dire sur ce sujet.

  11. Seb a écrit

    Regardez les commentaires de mon article…

    Stéphan à fait une intervention pertinente. Il travaille pour un studio graphique et donne son point de vue. Auquel j’ai bien sur répondu.
    C’est un peu long à retranscrire ici alors je remets le lien:
    fotopassion.fr/droit-aute…

  12. boreal a écrit

    "Les acheteurs de photos sont des pros, des boites, des administrations publiques… des animaux à sang froid dont l’efficacité budgétaire est une priorité. Vont-ils se sentir "touché" par cet appel ?
    Par ailleurs, entre la photo à 1€ et celle à 50€ mini que certains photographes préconisent, ce n’est pas 30% mais 4900% de hausse à envisager…"

    Partant de ce principe, je propose un SMIC à un euro par mois vu que ceux qui nous paient ont aussi comme souci premier "l’efficacité budgétaire" !
    Triste monde…

  13. Cédric Girard a écrit

    Je suis d’accord avec toi Laurent… Il faudrait que ces personnes fassent un choix clair et honnête et cessent de "bouffer à tous les râteliers" !

  14. Seb a écrit

    Bouffer à tous les râteliers…

    Ben faut trouver a bouffer avec 1 euros :-) !

    Il n’y a pas de clause de non concurence dans le contrat BIOSPHOTO ?

    C’est à prévoir.

    PS: combien font vingt-trois et cinq ? (chiffres)

    hihihi ;-)

  15. Cédric Girard a écrit

    Clause de non concurrence sur des photos ou des séries de photos, c’est d’ailleurs une clause présente dans à peu près n’importe quel contrat d’agence traditionnelle (et à mon humble avis c’est le minimum !!!)

    Bah t’as eu de la chance, moi c’est "quarante-deux moins vingt-huit" ^_^

  16. Z. a écrit

    Les clauses de contrats sont toujours négociables, même chez Bios.

  17. GC a écrit

    Très bien, je veux bien contribuer aussi car j’ai déjà pris conscience de ce problème…

    Mais, que faire, je suis amateur total mais assez raccroché à mon diocèse dans ma pratique, on me propose, entre outre, des diffusions dans des cartes de voeux pour un administration judiciaire ou pour une pige dans un magazine local.
    Ca fait au max 5 à 10 photos publiés par an pour des diffusions de plusieurs centaines à chaque fois!

    Comment fait on pour ne pas nuire au boulot d’un pro et ne pas avoir des remords d’être acteur soit même de cette photo "inéquitable"??

    Merci de m’éclairer!

  18. Cédric Girard a écrit

    Z. : oui, effectivement, tout est négociable… même chez BIOS (il est vrai que je n’ai pas eu les mêmes contraintes – sans rien avoir demandé – que des amis qui sont aussi chez eux)

    GC : lire ce billet => blog.aube-nature.com/?200… (voir sur la fin notamment, je donne des liens avec des barèmes suisses et belges, qui pourront donner une bonne base de négociation)

  19. Arnaud a écrit

    Peut être que je me trompe, mais je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de photographes qui collaborent à la fois avec une agence traditionelle et avec des microstocks.

  20. GC a écrit

    Cédric, d’accord pour faire payer un prix sur une base d’une trentaine ou cinquantaine d’€ (selon la taille et l’étendue du tirage…), mais quid du fait que c’est un paiement au noir?

    parce qu’avoir un billet de 30 ou de 40 (sic) quand on a la photo sur la carte de voeux du procureur d’un tribunal, c’est quand même à la limite de la légalité…

    Là est mon problème, comment être dans les clous quand on a 19 ans et qu’on nous propose d’être diffusé et qu’on ne veut pas entrer dans la spirale de la photo inéquitable?

  21. Cédric Girard a écrit

    GC, un statut d’auteur ne coûte pour ainsi dire rien. Evidemment si tu vends une fois dans l’année, c’est un peu débile de se déclarer (passer dans ce cas les revenus obtenus en "revenus complémentaires" sur ta déclaration d’impôts)

    Mais ne pas parler de "travail au noir" ici s’il te plait ^_^ (surtout si tu bosses pour un procureur !!!)

    Arnaud, il y en a plus qu’on ne le croit… J’en connais !

  22. GC a écrit

    Donc on peut sans avoir de soucis et sans être trop borderline avoir quelques chèques dans l’année sans rien déclarer (sauf pour les impôts…) ?

    Mais statut d’auteur, c’est quoi comme régime, c’est quelque chose d’encadré ou simplement le fait qu’un photographe est un auteur et que ses photos doivent respecter ce droit?

    Ce n’est pas évident du tout!
    C’est bien pour cela que je reçois simplement une quarantaine de cartes de voeux, ce qui m’assure un fond pour mes envois perso! Manière détournée de payer mais qui ne participe pas à l’acquisition de matos!

  23. Seb a écrit

    Un photographe-auteur depend du regime de l’Agessa pour ses cotisations à la différence des photographes de mariage qui dépendent (généralement…) de l’URSAFF.

    La différence tient dans le fait que l’un réalise des tirages d’arts et vend des clichés et l’autre un reportage.

    On entend par tirages d’arts des clichés numérotés et tirés à moins de 31 exemplaires (si je me souvien bien) et cela sous son controle… C’est aussi le cas si les clichés sont vendus à une agence.

    C’est pour faire simple ;-)

  24. Cédric Girard a écrit

    Que tout soit bien clair : les photos vendues via agence ne sont pas soumises aux nombres d’exemplaires, hein, idem pour les cessions de droits d’usage ;-)

    En clair, un auteur photographe peut :
    – vendre des tirages d’art (jusqu’à 30 ex. par photographie)
    – céder des droits d’usage sur ses images (avec une limite obligatoire de durée, d’espace et de support, ce que ne font pas les microstocks)

  25. Seb a écrit

    Yep

  26. Z. a écrit

    Par simple curiosité j’aimerais bien connaître les volumes de vente des gros microstocks et les bénéfices nets mensuels. Distribués entre combien se salariés d’ailleurs (hors auteurs photographes) ? Si certains ont des infos à ce sujet…

  27. GC a écrit

    Enfin tout cela n’est pas très clair… et nul part n trouve quelque chose de clair, de simple, d’abordable!

    Car nombreux doivent être les étudiants ou les salariés qui pratiquent la photographie qui voient quelques-unes de leur photo publié car ils ont eu un contact avec une personne d’une rédaction diverse ou variée; parfois de structure si faible que personne ne connait rien au statut juridique…
    Je parle en connaissance de cause!

    Une étude d’un cas simple et surement assez général tel que celui-ci serait surement salutaire…

    Merci à vous, Seb et Cédric

  28. Cédric Girard a écrit

    J’ai un article sur le feu, presque fini (depuis plus d’un an qu’il est commencé !!!) mais le statut d’auto-entrepreneur arrive au 1er janvier… Du coup je me pose des questions quant à la pérennité du statut d’auteur !

  29. Cédric Girard a écrit

    Pour répondre à Z.

    Pour information le prix moyen de vente d’une photo chez BIOS est d’environ 90€ (ce n’est pas le chiffre exact, à quelques euros près, mais ça vous donne une idée) ; chez Fotolia, ça doit être 80 fois moins…

    Le revenu moyen par photographe, je ne sais pas, mais en prenant la moitié de leur CA (puisque les photographes touchent 50% des ventes) divisé par le nombre approximatif de photographes (dont une grande part d’inactifs qui n’ont que peu de photos en stock) et divisé par 12, j’obtiens 190€ mensuels.

    Chez Fotolia, ça doit être aussi 80 fois moins :-D (sur la masse !)

    En clair, les seuls gagnants, ce sont les péponnes qui gèrent le microstock, pas les photographes qui l’alimentent (à l’exception peut-être des quelques uns qui ne font QUE ça, et encore : on entend tout et n’importe quoi à ce propos car les chiffres glânés sur le web vont de 600€ à 2000€, pour les meilleurs !…)

    Le plus souvent, les photographes de microstock arrosent 3 à 5 pseudo-agences et cumulent donc leurs revenus, mais aucun ne gagne réellement sa vie avec UN microstock.

  30. LBA a écrit

    l’ agence Bios a ouvert une rubrique "libre de droits" en 2007,
    qu’est ce que çà a d’ "équitable" pour les photographes qui
    alimentent cette agence depuis de nombreuses années ?

    La vignette verte "Des milliers de consommateurs .."
    çà fait ex photographe pro qui fait la manche !

    Le marché est entre les mains des amateurs et les amateurs
    sont majoritaires à Bios ! (Y’en a même qui sont à la fois
    sur Bios et Fotolia!)

    Le problème des PME qui diffusent les travaux
    des photographes c’est qu’elles n’ont plus leur place
    dans un marché qui va se délimiter à 1 ou 2 multinationales
    de l’image (Getty + Corbis), Getty achètera Fotolia pour
    récupérer son marché, de la même façon que Getty a absorber istsockphoto (un équivalent de Fotolia) et d’autres stocks photo, Getty qui également à mis la main sur la manne gigantesque que constitue Flickr en passant des accords avec la société Yahoo, société qui possède Flickr.

    L’éventuel salut pour les pros c’est de sortir de leur
    individualisme (ce qui n’est pas une mince affaire) et de créer
    leurs propres réseaux de diffusion, de boycotter Flickr et de créer des photothèques collectives de qualité sur des créneaux bien délimités, des réseaux indépendants non récupérables par les commerciaux. C’est possible avec internet!

  31. Cédric Girard a écrit

    C’est possible et "on" y travaille !

    Concernant le libre de droit chez BIOS, il faut savoir que cela représente approximativement 0.01% (!) de leur CA et que cela ne concerne certainement pas des ventes à 1€ mais au contraire, des images cédées à des prix (relativement) importants pour englober tout un panel de droits d’usages. On est aux antipodes du "toute utilisation" des Fotolia et compagnie.

    Maintenant, je connais des pros qui utilisent Flickr pour se faire repérer (images balancées exclusivement en basse définition avec filigrane), paraît-il que cela draîne un trafic plutôt important. Je n’ai pas essayé.

    Sinon effectivement, il y a quelques photographes qui bouffent à tous les râteliers, mais ceux-là n’ont rien compris à mon avis… Et un jour ou l’autres ils auront des retours de bâton (pas de nous hein !)

  32. francis a écrit

    Je suis en partie d’accord avec Borax, mais en plus ne pensez vous pas simplement que la situation est similaire à celle des chanteurs et les fameux mp3 ? Je crois simplement que le photographe va devoir changer de façon de travailler et de vendre ses photos, maintenant je ne suis pas du métier et je n’ai pas réfléchi en profondeur du comment gagner sa vie dans le futur en tant que photographe professionel n’étant pas assez calé la dessus. De toute façon il y a nombre de photos que vous faites Cedric et tant d’autres qui sont tellement dur à réussir et au rendu tellement magnifique que ce ne sera jamais le fait d’amateur et elles ne seront jamais à 1 euros.
    La seule chose qui est sûre c’est que comme les mp3 les micro-stock and co ne disparaîtrons pas il faut donc s’adapter c’est la dure réalité.

  33. Anne-Laure a écrit

    Je trouvais la formule "photographie équitable" vraiment bien trouvée, et associée à ton petit "post-it", c’est vraiment évocateur !
    Je pensais faire un petit billet en partant de cette formule sur mon site mais … je crois que je me suis faite griller là !!! ;)
    Bah, je verrai bien du coup …

    Bravo pour ton engagement et tes prises de position !

  34. Cédric Girard a écrit

    Anne-Laure, il FAUT relayer cette idée de la photo équitable, c’est très important à mon avis pour notre métier ;-)

    (je te rajouterai dans ceux qui en parlent !)

  35. Kilroy a écrit

    Sujet passionnant.
    Je suis bien désolé d’arriver un peu tard sur ce fil.

    Quelques réflexions :
    BIOS me semble mener un combat d’arrière garde. Comment convaincre des gens de payer 100 fois plus cher quelque chose qui leur semble déjà TROP CHER à 1 € ou $1.
    Oui, vous avez bien lu, et c’est la stricte vérité.

    Des milliers de gens récupèrent chaque jour des photos sur Google images et les utilisent sans rémunérer leurs auteurs (j’en sais quelque chose, quand à Cédric… bon…).

    D’autres prennent des photos issues de microstock et oublient même parfois d’enlever "l’antivol"
    photoshopdisasters.blogsp…

    Interviewant le patron de Fotolia (un de ses amis), le bloggeur Loïc Le Meur lui indiquait que $1 c’était un peu cher, quand on achète plusieurs photos par jour.
    video.google.com/videopla… (attention, de ne pas gerber votre 4 heure en visionnant ça)

    Enfin, il y a des banques d’images GRATUITES sur le web. Je m’en suis aperçu en cherchant où inscrire un site d’amis qui ont fait une banque d’images de synthèse.

    Bref, à mon avis le combat est PERDU si on l’attaque par ce bout là. On a affaire à des gens qui considèrent qu’une image ne vaut RIEN.

    Il faut prendre le problème par l’autre bout : les auteurs.
    Dernièrement, j’ai vu dans un centre commercial une palanquée d’affiches avec une nana brune vêtue d’un ciré jaune. J’avais déjà vu cette photo sur un Microstock. L’agence qui a fait cette affiche tirée à des centaines d’exemplaires à acheté l’image des clopinettes !
    En revenant chez moi, je me suis dit que j’aurais dû prendre en photo les panneaux dans le magasin, chercher l’auteur de la photo et lui écrire en lui disant en substance qu’il venait de se faire enfler de plusieurs milliers d’Euros.
    C’est sur cet axe qu’il faut travailler si on veut arrêter l’hémorragie.

    S’il y avait un ou plusieurs sites "à la" Fotolia, proposant des tarifs nettement plus élevés pour des images mieux indexées, où croyez vous que les photographes iront vendre leurs clichés ?

    Reste que pour cela, il faudra battre les microstocks sur un terrain sur lequel ils excellent : la visibilité. Fotolia à 3 millions de pages dans Google. BIOS en a 253. Les agences et les photographes n’ont toujours rien compris au référencement et ils en payent le prix.

  36. Cédric Girard a écrit

    KILROY, PRÉSIDENT !!!

    Olivier, tu sais que je partage à 3000% ta vision…

    Relisez mon commentaire n°6 ( => blog.aube-nature.com/?200… ) ; l’énorme force des agences traditionnelles est la plus grosse faiblesse des microstocks, et vice versa, et Olivier (Kilroy) le souligne parfaitement.

    (Olivier, on se rappelle !)

  37. Cédric Girard a écrit

    La vidéo de Loïc Lemeur est pitoyable…

    Ce qu’il manque, c’est de l’information auprès des photographes amateurs, qui sont la première catégorie de personnes à alimenter les microstocks.

    Informer, contrer sur leur terrain ces sociétés (mais en respectant la LOI ce qu’elles ne font certainement pas !) et permettre à tout un chacun de jouer "gagnant-gagnant".

  38. Cédric Girard a écrit

    (désolé Francis pour ton commentaire, qui était en "modération" : il est réintégré)

    Francis, les photos qui étaient du fait des professionnels hier, deviennent de plus en plus "abordables", et pire encore : de plus en plus souvent, ce sont des amateurs qui innovent en la matière !

    Avec la facilité des "phototours" (je ne nie pas y participer d’ailleurs), faire un ours en Finlande ou un harfang des neiges à Québec n’est plus qu’une question de moyens, pas de compétences. Et de plus en plus, les pros voient leurs revenus diminuer et donc leurs moyens baisser, alors que les amateurs fortunés se donnent ceux de réaliser leur rêve : faire les mêmes photos que les "grands" !

    En animalier la réalité est là. Sans compter qu’il revient de moins en moins cher de "pouvoir" faire telle ou telle photo.

    Mais bon, on sort un peu du débat là ;-)

  39. Kilroy a écrit

    J’ai fait un post plus "technique" sur mon blog concernant le référencement des sites de photos.
    http://www.carnets-referencement...

    Au passage, je ne prétend pas avoir la science infuse en termes de ventes de photos. Mon site France in Photos à du trafic (4,6 millions de photos vues depuis 2003), mais je vend peu (et je me fais beaucoup voler).
    Je pense le refondre (ETA: début 2009) et faire partager à d’autres les réflexions que j’aurais menées pour ce faire, de façon à ce que que tous puissent en tirer parti.

    Mon rêve : un réseau de sites de photographes indépendants qui s’aident les uns les autres et bourrinent sur les moteurs de recherche.

    We shall overcome! Or at least we can.

    PS: Cédric, tes CAPTCHA sont terribles !

  40. Emmanuel a écrit

    Bien vu Kilroy, perso j’invite tous les photographes soucieux de leur avenir à cliquer systématiquement sur les annonces Google de ces microstocks rencontrées lors de leur navigation sur le net. Plusieurs milliers de clics par jour, ça commence à faire un sacré budget pub !

    Concernant l’information des amateurs je me permets de copier/coller la petite histoire que j’avais posté sur le blog de JF :

    "Je vous conte une petite anecdote (vraie) pour le fun : Un bon copain que l’on pourrait classer parmi les amateurs expert reçoit un coup de fil d’une agence de pub parisienne :

    " Bonjour, nous avons vu sur votre site une très belle image qui pourrait très bien coller pour un projet de visuel pour la promotion de … " suivent le plan média (énorme : Affichage 4 par 3 – Affichage « Culs de Bus » – Affichage « portes de métro » – Mailing; Catalogues alimentaires Auchan / Carrefour / Leclerc – Produits dérivés – Internet, etc.) plus une demande de devis à envoyer en urgence.

    Mon ami m’appelle pour me demander conseil et je lui rédige un devis pour 9800 euros. Le lendemain le devis est accepté sans discussion (je me dis mince, j’aurais dû demander 12000 euros !) mais l’agence précise qu’elle est en compétition pour ce projet avec d’autres agences.

    15 jours plus tard : Champagne ! L’agence : " notre projet à été retenu, votre photo a fait l’unanimité, félicitations, le client est enthousiaste ! " 3 jour plus tard : Le DA de l’agence appelle furieux

    " Le client vient de voir que votre photo était en vente pour 1$ sur fotolia, qu’elle a déjà été vendu 12 fois, qu’est ce que c’est que cette histoire ? "

    Je vous laisse imaginer la suite, une belle brochette de créatifs qui sont passés pour des rigolos, projet bien évidemment à l’eau et mon copain (qui n’avait jamais osé me dire qu’il bricolait avec les microstocks) dans un état catastrophique. La leçon lui permis de comprendre que toute photos livrée à un site de micro paiement est définitivement perdue, l’auteur en perd le contrôle.

    Une leçon à 9 797 euros (9 800-3 euros que lui a rapporté la photo sur fotolia) !"

  41. francis a écrit

    @Emmanuel une annecdote qui mérite d’être connue alors en récap moi je verrais bien la chose suivante car je ne crois pas du tout que la photo équitable soit la solution mais c’est un bout de solution ce que je verrais bien c’est l’ensemble de cela :

    1/ Faire connaître l’annecdote d’Emanuel
    2/ Sensibiliser les photographes amateurs par rapport à l’affiche vue par Kilroy (difficile à faire mais bon à fréquenter les sites de nombreux photographes et le nombre que nous sommes c’est possible en tous les cas au moins de lever quelques cas)
    3/ Faire une opération de référencement
    4/ La photo équitable

    Pour le point 3 voici ce que nous pourrions faire, tous les photographes qui nous cotoyons devrions monter une catégorie photo libre de droit sur nos site respectifs dans laquelle il nous faudrait mettre des photos neutres ensuite chacun nous ferions des liens réciproquent des uns vers les autres avec une ancre bien pensée pour le référencement style "photo libre de droits" "photos gratuites"… l’effet attendu serait de faire reculer les microstock et compagnie dans les fonds du classement. Je suis sûr qu’avec une bonne cohésion entre nous ce serait possible je serais prêt à y consacrer un peu de temps mais seul c’est impossible il faudrait être plusieurs en gros nous pourrions monter un petit forum pour effeuer le recensement des volontaires et sur l’échange des liens inter catégorie gratuite.
    Qu’en pensez vous ?

  42. Cédric Girard a écrit

    Mmmmmhhh l’idée de faire du pseudo cyber squatting sur des expressions clé "fortes" genre "photos libres de droit" est intéressante, mais c’est un domaine ou la concurrence est (très) féroce.

    Celle d’Olivier/Kilroy est fort intéressante et nous en avons déjà discuté à Montier cette année. Faut vraiment qu’on retravaille là-dessus ! Je suis un peu out (ou alors voir pour bosser en "temps mort" ce qui chez moi est une utopie !) jusqu’à fin décembre mais début 2009 ça devrait le faire.

  43. David a écrit

    J’arrive un peu tard dans la discussion, mais vos échanges sont bien intéressants.
    Je crois que tout n’est pas si tranché entre amateurs et pros, la frontière se ressere, c’est admis.
    En ce qui me concerne, je me considère comme un amateur, bien qu’ayant quelques centaines de photos référencées chez BIOS. Je n’ai pas été intéressé par les microstocks, pour plusieurs raisons, notamment :
    – je n’ai pas cru bien longtemps devenir riche grâce aux microstocks, pas plus que je ne le deviens en ayant quelques photos chez BIOS,
    – je considère que la reconnaissance de mon travail phtoographique est bien plus grande dans une agence comme BIOS (avec sa qualité reconnue et son référencement), alors que pour moi, des photos chez Fotolia, c’est un peu comme des photos sur FlickR.
    De la même façon, j’ai refusé plusieurs collaborations pour de l’édition. Ma démarche est simple : je fournis des photos gratuitement à des associations pour des documents de com’, mais je refuse toute cession gratuite pour des ouvrages vendus, dont les auteurs ont "oublié" de prévoir un budget illustration, ce qui arrvie très souvent, et dans tout type de structure. Certains diront que je me tire une balle dans le pied, et que je perds l’opportunité de me faire connaître. Mais comment ensuite être crédible pour expliquer qu’un travail digne de ce nom mérite une rémunération ?

    Je crois effectivement que les propositions de regroupement des photographes, grâce à un outil comme le web sont les bonnes pour toucher les microstocks sans empiéter sur le travail de vraies agences. Après tout, si nous sommes quelques uns à ne pas vouloir de ce système, à nous de nous faire voir et "entendre". On ne le fera sûrement pas disparaître, ils trouveront toujours des clients. Mais je préfère acheter ma salade chez le paysan du coin plutôt que dans un hypermarché… N’est-ce pas un peu pareil ?

  44. Kilroy a écrit

    Créer un réseau de sites ou une "pseudo agence’ alternative sont des démarches complémentaires.
    La grosse contrainte avec un site de type "agence" qui concentrerait un nombre conséquent de photos serait que pour être vraiment efficace et avoir une bonne capacité de faire indexer toutes les images, il faudrait concevoir un système de site d’images spécifique… avec tout ce que ça suppose.

    Le plus urgent à mon sens set de sensibiliser les photographes (amateurs ou pro) avec des conseils sur la création de site photo, pourquoi pas sur un site dédié qui mettrait en commun nos expériences. De quoi permettre aux créateurs de sites photo de se poser les bonnes questions avant de s’y mettre !

    Pour le référencement, l’expression ciblée par les microstocks en France me semble plutôt être "banque d’images" ou "photos de stock". On peut très bien imaginer des sites intitulés : "banque d’images + sujet".
    Mais le but premier sera les positionner sur leurs sujets principaux "photo + sujet".
    Je vais me faire une petite étude sur 100 mots clefs pour voir clairement qui est positionné en prenant une série d’expressions de base. Histoire de voir les sites à battre.

  45. Cédric Girard a écrit

    Olivier, pour ma part j’ai toujours ciblé à ce jour "photo <sujet>" mais j’avoue ne jamais avoir pensé à regarder en ce sens.

    Je travaille actuellement sur un concept voisin de celui dont on avait parlé à Montier (pas vraiment un classement à facettes, plutôt un "simple" système de tags permettant une classification transversale aux catégories d’images… et permettant aussi d’afficher des images non présentes dans mes catégories et qui entreraient en concurrence directe avec leurs voisines !)

  46. Chris CB a écrit

    Je suis tout a fait d’accord avec cette lettre de Catherine Deulofeu. La photographie de concert est particulièrement touchée (je sais pas si c’est plus que les autre ou pas) et donc forcement, ça me parle. Merci aux agences de nous soutenir. Ca serait bien que ça passe un peu plus dans les mœurs et que des journaux, labels, producteur, tourneur, … estiment ne pas devoir payer une photo sous prétexte qu’ils précisent qui a fait la photo.

  47. Benoit a écrit

    Débat très intéressant. En tant qu’amateur cela fait un moment que je me pose la question de la commercialisation, sans vraiment sauter le pas. Je ne veux pas aller sur un microstock mais aller dans une "vrai" agence semble compliqué, vendre sur Fotol. prend 5 minutes, ça joue beaucoup pour les amateurs du dimanche. Ce parait futile mais je pense que ça y es pour beaucoup.
    Quand on voit la qualité des photos sur Fotol. on se dit qu’elles auraient très bien pu être en agence… Mais il n’y a pas que l’amateur, des pros en vive… dans les pays de l’Est.

    Enfin je voulais vous faire part d’une réflexion, un peut hors sujet c’est vrai, d’outre-atlantique sur le fait qu’il est peut-être préférable de travailler gratuitement que pour pas chère :
    strobist.blogspot.com/200… (en anglais désolé)
    Pour résumer : travailler gratuitement c’est ne pas avoir d’obligation de résultat et être libre de choisir son client et son sujet. Pour ensuite se voir proposer de travailler sur ces sujet à un tarif décent, contrairement au cas où on aurait facturé un bas prix. Évidemment cela ne s’applique pas à la photo dans la nature…

  48. Chris CB a écrit

    Benoit> Ca marche effectivement en anglosaxonie (je sais j’invente des mots) où les gens n’hésite pas à payer. Travailler gratuitement n’est pas dérangeant quand on sait qu’on va être ensuite payer. Souvent ça s’appelle "Travail personnel" ou "passer des essais". Je l’ai fait quelque fois. Mais dans ce cas, tu sais que tu vas gagner gros derrière et que ça va compenser le travail gratuit que tu as fait. Ce n’est finalement pas si gratuit que ça, j’appelle ça un investissement en temps. Je le fais aussi avec des groupes que je suis et en qui je crois. Je travaille gratos pour eux parce qu’ils ont pas de thunes. En échange, il me signe un contrat d’exclus qui fait que s’ils marchent, ils sont obligés de travailler avec moi (mais plus gratuitement). Le soucis, c’est que souvent, travailler gratuitement chez nous, c’est juste travailler pour rien. Le jour où tu commenceras à vouloir faire payer, on te remplacera par quelqu’un qui fera pareil.

  49. Benoit a écrit

    Je ne voudrais pas faire dériver ces commentaires alors je vous renvoie vers un avis Belge qui donne des liens vers d’autres avis anglo-saxon :
    bertstephani.com/blog/?p=…
    Et qui sait, Cédric fera peut-être une note la dessus en français…

  50. Cédric Girard a écrit

    Après il y a gratuit et gratuit…

    De mon côte j’ai souvent collaboré avec des associations naturalistes locales ou des entités officielles, en faisant des photos et en leur offrant pour leurs publications scientifiques.

    J’ai toujours eu des retours intéressants, toujours ! Que ce soit pratiques (identification d’espèces) ou concrets (contrat pour une exposition photo avec le Parc Naturel Régional de la Forêt d’Orient)

    Il m’arrive aussi de collaborer gracieusement sur de toutes petites prestations avec des "clients habitués" (genre une brève dans un magazine), histoire d’entretenir les relations commerciales… Mais bon, ça c’est du commerce, pas de la photo ;-)

  51. Serjo a écrit

    Ce qu’il manque, c’est de l’information auprès des photographes amateurs, qui sont la première catégorie de personnes à alimenter les microstocks.

  52. Chris CB a écrit

    Oui Serjo, a 100% d’accord. Mais comment faire pour les informer sans passer pour un immonde ronchon (j’ai pris quelques coup de ce cote là).

  53. Borax a écrit

    Manifestement nous sommes tous d’accord pour dire que les agences traditionnelles souffrent d’un énorme déficit de visibilité auprès des photographes débutants, par rapport aux microstocks.

    Cédric, peux tu décrire par quelles étapes tu es passé pour travailler avec BIOS ? Comment es tu rentré en contact avec eux, que leur as tu transmis, que t’ont t’ont-ils demandé, quelles sont les impératifs qu’ils demandent en matière de photos (nombre, qualité…) et pour l’administratif ?

  54. Cédric Girard a écrit

    Très bonne idée d’article ça ;-)

    J’ai même deux expériences puisque j’ai travaillé avec une autre agence avant BIOS… Je tâche de vous écrire ça pour cette semaine !

  55. Cédric Girard a écrit

    Up !

    C’est fait ^_^

    Un peu long mais je l’espère utile pour toutes celles et ceux qui se posent des questions existentielles => blog.aube-nature.com/?200…

  56. Véronique Brosseau a écrit

    Je suis tout à fait d’accord,
    le problème lié à votre article est la pub lancée par Google, justement "fotolia"

    bonne soirée
    Véro

  57. Cédric Girard a écrit

    Bonsoir Véronique

    Croyez-vous que je vais filtrer les publicités de nos concurrents alors qu’ils les payent ??? Certainement pas ^_^

    Bien au contraire, cela montre au moins une chose : ils ont besoin de pub pour vivre et maintenir leur activité !

  58. Gwenn a écrit

    Quelle claque! J’étais bien consciente du problème de droit à l’image et de la rémunération mais je ne pensais pas que c’était dans ces proportions.
    Je viens de mettre Bios dans les liens sur mon blog et j’aimerais écrire un article là dessus aussi mais rien ne saurait être à la hauteur de ce que j’ai lu et puis j’avoue que je suis encore en pleine découverte et que je viens de heurter le sol depuis mon petit nuage de façon assez brutale.

  59. Adrien Imhof a écrit

    En gros si je comprend bien, les agences traditionnelles peuvent être comparé à des commerces de petites surfaces, où tout les articles sont bien rangé, et ou si nous avons une question des vendeurs sont là pour nous répondre, alors que les microstocks sont des sortes de Lidl ou Aldi …

    Je vais également mettre un petit billet sur mon site concernant la photographie équitable

  60. Cédric Girard a écrit

    Bonsoir Adrien

    C’est exactement cela ! Je comparerais même plus les microstocks à des magasins comme NOZ ou ces autres superdiscounters qui revendent des fins de séries ou des rachats de faillites présentés sur palettes : y’a parfois de très bons produits, mais on n’en connait jamais trop l’origine !

  61. Benjamin Thiers a écrit

    D’ailleurs, souvent, les banques d’images sont alimentées par des photographes de pays en développement, qui réalisent des milliers et des milliers de clichés pour gagner de quoi vivre… Et les photographes professionnels français sont du coup boudés.

  62. sophie a écrit

    C’est vrai qu’on est conscient de ce genre de choses seulement après avoir lu ce genre d’appel .:-(

  63. sophie a écrit

    … bref, en général je n’achète pas de photos pour mon site car je démarre et je n’ai pas beaucoup d’argents , une chose est sûre, je suis touchée par cet article et maintenant je change mon point de vue.

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