Photographe : quelle stratégie pour une bonne visibilité sur le web ?

26/04/2017 Aucun commentaire par Cédric G. +

Être photographe ne s’improvise pas, autant sur le côté technique que le côté marketing. Pourquoi devenir photographe professionnel, s’il n’y a aucun client qui vient à soi ?… Si les relations humaines demeurent et doivent perdurer pour entretenir et élargir son cercle d’amis et de contacts, le web est aujourd’hui un outil fabuleux pour se faire connaître et donner une réelle valeur ajoutée à ses contacts réels et virtuels, et montrer son savoir-faire.

Voici un tour d’horizon des techniques pour optimiser sa visibilité web lorsque l’on est photographe, ainsi que son référencement.

À chaque statut son approche

En France, il existe deux principaux statuts de photographe professionnel : auteur photographe, et artisan photographe (nb : le titre d’artisan est régit par une certaine expertise du métier, mais je l’utilise afin de clarifier sémantiquement les différences entre ces deux statuts)

Chaque statut, de part ses spécificités, va impliquer une approche particulière dans la stratégie de visibilité :

  • l’auteur photographe (qui pour mémoire réalise des cessions de droits d’auteur, vends des tirages d’art et peut réaliser des travaux de commande auprès des professionnels) va rechercher avant tout à référencer son travail existant (photothèque, oeuvres photographiques) ainsi que les types de travaux de commande qu’il peut réaliser ;
  • l’artisan photographe (qui lui réalise des prestations de service auprès du particulier comme du professionnel), va lui mettre en avant avant tout ses services, la majorité des photographes professionnels sous ce statut réalisant en grande partie mariages, portraits et photo publicitaire / industrielle.

Il existe une multitude de canaux de visibilité, que nous allons détailler plus bas :

  • site web personnel (nous verrons plus bas pourquoi il faut éviter si possible les plates-formes « spécialisées » et privilégier un site web avec son nom de domaine propre)
  • réseaux sociaux généralistes (Facebook, Twitter, Google Plus)
  • réseaux sociaux spécialisés (Instagram, 500px par exemple concernant les photographes)

La base : un site internet

S’il est tout-à-fait possible de travailler sur le web sans site web, notamment avec l’essor des réseaux sociaux, je pense qu’il demeure un élément indispensable au photographe professionnel, et ce pour plusieurs raisons :

  • c’est une vitrine de son savoir-faire à part entière
  • il est nominatif et personnel
  • il exprime le professionnalisme
  • il facilite la mise en oeuvre de sa visibilité sur le web, notamment dans les moteurs de recherche, et plus particulièrement dans une stratégie de référencement local (géographiquement ciblé)

Les plates-formes gratuites : à éviter !

Je n’aborderai pas le côté technique en détail, mais je déconseille les plates-formes gratuites pour la création d’un site professionnel (même si certaines connues, comme Wix, permettent d’y accoler un nom de domaine… mais passent en mode payant dès lors que l’on veut bénéficier de caractéristiques techniques intéressantes, dont le nom de domaine !) ; voici quelques raisons à celà­ :

  • elles peuvent disparaître (exemple : artblog.com, qui était une plate-forme de blogs dédiés aux artistes, fermée en février 2016)
  • elles peuvent changer leurs CGU en cours de route (exemple : tumblr, dont les liens sortants sont passés en Javascript en 2016)
  • elles produisent bien souvent du code de mauvaise qualité, voire de très mauvaise qualité, surchargé inutilement de Javascript et de balises HTML et ralentissant le chargement des pages (c’est un critère relativement important pour les moteurs de recherche… mais aussi pour les internautes !)
  • elles affichent pour certaines des publicités
  • elles vous enferment dans un système « propriétaire » la plupart du temps (si vous changez de crèmerie, vous ne pourrez pas faire une redirection vers votre nouveau site par exemple)

On met souvent en avant la facilité de mise en oeuvre : sachez qu’un simple site sous WordPress (pour parler du système le plus connu et le plus utilisé sur le web actuellement, avec 28% des sites internet dans le monde – celui que j’utilise personnellement pour tous mes sites web) est tout aussi facile à gérer qu’un site de plate-forme gratuite, dans sa forme de base, et aisément personnalisable.

Mon site internet, développé avec WordPress

WordPress est ce que l’on appelle un CMS (Content Management System, système de gestion de contenu en français) : il vous offre (en gros) les briques, le mortier et la charpente pour construire votre site, que vous pouvez habiller comme bon vous semble et aménager à votre guise, tout comme on déciderait du nombre et de la taille des pièces dans une maison ou un appartement. Tout comme il n’est pas nécessaire d’être un expert en immobilier pour vendre sa maison, il n’est pas ici nécessaire d’être développeur web pour monter un site d’excellente facture, si tant est que l’on s’intéresse un minimum au fonctionnement de l’outil en question ! Au final, comme pour les plates-formes gratuites ou payantes « clé en main », vous devenez votre propre architecte, mais c’est également vous qui assemblez les murs, posez les fenêtres et gardez totalement la main sur la qualité des matériaux 🙂

Que mettre sur son site internet ?

Un photographe se doit de mettre des photos pour montrer son travail, bien entendu ; mais la principale erreur (que font énormément de photographes qui montent seuls leur site internet), c’est de ne mettre… que des photos !

Lorsque l’on crée un site internet, c’est d’abord pour montrer son travail, mais aussi s’ouvrir au monde entier, par le biais (entre autres) des moteurs de recherche. En ce sens, il faut donc « donner à manger » aux moteurs de recherche : comme ils ne comprennent pas ce que peuvent contenir vos photos, il est indispensable d’écrire du texte décrivant vos contenus.

Règle n°1 : Sur ton site internet, du contenu texte, tu écriras.

En matière d’architecture (pages), je préconise :

  • Une page d’accueil vous présentant succinctement, vos activités, vos situation géographique si cela présente un intérêt (permettra de faciliter le positionnement dans les moteurs de recherche sur un nom de ville, de département, de région…)
  • Une page contact (primordiale !!!) avec un formulaire, des coordonnées téléphoniques, éventuellement votre mail (obfusqué pour éviter le spam, c’est-à-dire non lisible par un logiciel comme étant un mail)
  • Un portfolio avec vos meilleures photos (il pourra se décliner en plusieurs sous-pages, thématiques) afin de présenter votre travail ; si vous présentez vos prestations de services, alors préférez placer une galerie sur chaque page présentant un service (page Mariage avec une galerie mariage, etc.)
  • Une page de mentions légales (obligatoire – vous pouvez vous inspirer des miennes, issues de l’un des modèles fourni par la CNIL)
  • Une page avec vos conditions générales de vente (fortement conseillé)
  • Éventuellement, une biographie vous présentant plus en détail

Si vous faites de la vente d’œuvres d’art ou des cessions de droits d’auteur, vous pouvez intégrer une photothèque, qui ne pourra que difficilement être exhaustive, car chaque photo devra être légendée et classée (j’ai pour ma part 1800 photos en ligne, chiffre qui augmente en suivant que je les documente, mon objectif étant d’atteindre 5000 images avant la fin de l’année 2017… j’utilise le plugin WP/LR Sync, payant, pour synchroniser mon site sous WordPress à partir d’Adobe Lightroom – ceci fera l’objet d’un article ultérieurement)

Je ne conseille pas de faire de la vente en ligne, tant les possibilités de tarification sont nombreuses, et du fait que les éditeurs ont souvent leurs propres grilles tarifaires. Mais un formulaire de demande de tarif sera intéressant pour l’utilisateur.

Ah, dernière chose : sauf éventuellement sur un blog accolé à votre site (ce qui pourrait vous apporter de la notoriété, si vous y postez des articles de fond ou très techniques), évitez de barder votre site de publicité… Pour la petite histoire, le blog sur lequel vous lisez ces mots m’a rapporter singulièrement plus en notoriété et en contacts professionnels ayant débouché sur des affaires commerciales (mes livres par exemple), qu’en publicité, dont les revenus ont toujours été anecdotiques !

Les règles de base pour référencer une page

Il ne s’agit pas de faire ici un cours avancé sur les techniques de référencement, mais d’apporter les informations de base en la matière. Je vais donc aller directement à l’essentiel :

  1. Utiliser une balise Meta Title indiquant clairement le contenu de votre page, et UNIQUE sur votre site (cela signifie que si vous avez une photothèque avec 50 pages représentant une image d’un même sujet, chacune d’entre elle devra avoir un titre unique !!!) ; cette balise sert très souvent de texte sur les liens dans les résultats des moteurs de recherche, et ne devrait pas dépasser 70 caractères…Exemple pour une page d’accueil : « Photographe animalier et de nature – Aube Nature »  (d’abord le descriptif de ma page d’accueil, puis mon nom commercial, qui me permet de me positionner « aussi » sur mon département)
  2. Renseigner la balise Meta Description : si elle n’a strictement aucune incidence sur les recherches dans les moteurs de recherche, elle représente le texte affiché sous chaque lien, et a donc une importance capitale d’un point de vue marketing. Elle doit elle aussi être unique, pour chaque page de votre site
  3. Utiliser les titres HTML (balises H1, H2, etc.) : je préconise une unique balise H1, contenant le titre de votre page affiché à l’écran (ne sera pas forcément identique à votre balise Title !) ; préférez-vous lire un article comme celui-ci, organisé par paragraphes / chapitres délimités par des titres, ou ce même article sans aucune mise en forme, tout d’un bloc ?… La réponse démontre tout l’intérêt d’utiliser les titres HTML !
  4. Du contenu texte !!! Dans l’idéal, il faudrait… à minima 300 mots pour chaque page (ce qui si vous avez une photothèque de quelques milliers d’images, peut s’avérer dantesque !) ; vous ferez de votre mieux, en utilisant dans la mesure du possible les mots correspondant au champs sémantique du sujet abordé dans votre page (en langage simple : le maximum de mots, synonymes, verbes, noms communs, etc. « collant » avec le thème de votre page)
  5. La présence d’une (ou plusieurs) image sera un plus

Les règles de base pour référencer une image

On parle ici des règles pour que vos images puissent un jour s’afficher dans la partie Images des moteurs de recherche (par exemple Google Images).

La première règle est très simple : l’image doit être affichée dans une page reprenant les règles ci-dessus 🙂 ; s’ajoutent les points suivants :

  • L’image doit idéalement être positionnée à proximité immédiate (voire au milieu) du texte décrivant son contenu, ou en rapport avec son contenu, dans la page web
  • L’attribut « ALT » de la balise HTML image (sous la forme <img … alt = « … » />) doit contenir un descriptif précis de l’image ; il s’agit d’un attribut signifiant « Contenu ALTernatif » qui est destiné notamment aux malvoyants, pour des raisons d’accessibilité. Les moteurs de recherche vouent une grande importance à son contenu, puisqu’il est de fait censé décrire le contenu de l’image !
  • Ses dimensions réelles (pas forcément celles où elle est affichée dans la page) doivent être suffisamment grandes (évitez les timbres postes !) mais pas trop, de manière à ne pas surcharger inutilement les pages
  • Dans l’idéal, le nom du fichier image doit contenir les mots-clés décrivant le sujet représenté (par exemple « chaton-maine-coon-studio.jpg ») mais c’est un critère un peu moins important

J’attire votre attention sur le fait qu’une fois les images visibles dans les moteurs de recherche, elles deviendront la proie facile aux voleurs de tous poils : c’est pour cette raison que j’ai personnellement recourt, depuis des années, à l’utilisation d’un filigrane (marquage visuel). C’est l’unique méthode pour assurer un semblant de protection à vos oeuvres, en plus de limiter leur résolution (ne pas dépasser toutefois 1200 pixels sur le plus grand côté… C’est déjà – et je parle d’expérience – une valeur très largement suffisante pour réaliser une couverture de magazine, quand les voleurs sont peu scrupuleux !)

À noter qu’il existe deux méthodes pour retrouver les images volées sur le web :

  • Google Search By Image (plugin Firefox ou Chrome), gratuit et rapide
  • Pixtrakk, payant (99 €/an) mais qui inclue le recouvrement (!)

Rédiger pour le web : des règles à respecter

Ajouter du contenu texte, donc, c’est bien. Ajouter du « bon » contenu et l’optimiser, c’est mieux ! Voici les quelques règles à respecter en la matière :

  1. Disposer les mots-clés principaux dans la balise Meta Title (cf plus haut)
  2. N’utiliser qu’un seul et unique titre H1 (ce sera le titre de la page ! Sur un site WordPress, la plupart du temps il correspond à votre titre d’article, vous n’avez donc rien de particulier à faire) qui pourra être différent de votre balise Meta Title
  3. Utiliser, si votre texte est long, des titres de second (H2), voire de troisième niveau (H3) pour séparer les thématiques abordées
  4. Ne pas hésiter à utiliser les listes à puce (numérotées ou pas) et le texte en gras pour simplifier la lecture de votre page, et énumérer par exemple le déroulement de votre prestation de prise de vue, ou les qualités de votre livre photo (à la manière d’un bon site e-commerce finalement !)
  5. Pour les moteurs de recherche : utiliser si possible les mots du champs lexical concerné dans la page.Exemple pour « photographe de mariage » : reportage photo, photos de couple, grand jour, beaux moments, émotion, prise de vue, préparatifs, séance engagement, cérémonie, mariée, souvenir, instant…Un outil pour trouver les idées de mots clés : http://www.seo-hero.tech/

Le référencement d’un site internet en 2017

Il est impossible d’aborder en détail le référencement à proprement parler (même si je vous ai déjà donné de très nombreuses informations à ce sujet, notamment sur les questions de contenu et de qualité technique !) mais voici les points essentiels à respecter en 2017 :

  • En 2017, un site doit être compatible mobile
  • Le site doit être assez rapide à charger
  • Chaque page doit correspondre à un thème (champs sémantique)
  • La popularité de votre site passe par les liens pointant vers ce dernier :
    • Annuaires généralistes
    • Annuaires spécialisés (attention aux arnaques : n’achetez JAMAIS un lien plus de quelques euros sur un annuaire !)
    • Liens « naturels » (faits par des confrères, blogueurs, amateurs de photo…)o
    • Liens « non naturels » (communiqués de presse, achat de liens, etc.)
  • Lien utile = lien de qualité (éviter absolument les offres de 5000 liens à 10 €)
  • Attention aux échanges de lien !!! A <=> B ne sert à rien
  • Les réseaux sociaux sont un excellent relais /support à votre référencement

De manière plus générale, vous gagnerez de manière très naturelle de nouveaux liens vers votre site, si votre travail est de qualité et / ou si votre contenu répond à des problématiques rencontrées par vos lecteurs (un peu à l’image de ce blog 😉 ) et en cela, les réseaux sociaux s’avèrent être de formidables vecteurs de popularité.

Et le référencement géographique ?

Référencement géographiqueLe référencement géographique réside dans le fait d’apparaître sur l’ensemble des requêtes indiquant une notion de position : cela peut être une ville, un département, une région… Couplés à l’activité recherchée. Par exemple : « Photographe animalier Aube » ou bien « Photographe de mariage à Dijon »

En France, c’est principalement sur Google (qui représente je le rappelle plus de 90% des recherches d’information sur le web et les mobiles) qui va nous intéresser. Pour cela, il suffit d’inscrire son site sur Google MyBusiness : https://www.google.fr/intl/fr/business/ (Nécessite d’avoir un compte Google… très fortement conseillé d’ailleurs !)

  • Permet d’apparaître dans Google Maps, et sur toutes les recherches géolocalisées via la cartographie Google
  • Attention : les utilisateurs peuvent laisser des avis (non vérifiés) !
  • Idéalement, vous devez avoir une (ou plusieurs) pages ciblées pour le positionnement géographique sur votre site, ce qui peut étendre plus encore votre visiblité ! Par exemple, sur votre page d’accueil ou votre page contact (selon votre choix), n’hésitez pas à parler de votre ville, département, région, et des endroits où vous êtes susceptibles de vous déplacer (villes voisines, etc.)

Certains petits malins n’hésitent pas à créer une page par… ville ou village (!) ; c’est fort louable, mais n’oubliez pas que chaque contenu texte doit être absolument unique. Dès lors, si vous créez autant de pages qu’il y a de villages dans votre région, il vous faudra autant de fois réécrire un nouveau contenu à chaque fois 😉

Les réseaux sociaux généralistes

Les réseaux sociaux tels qu’on les connaît – Facebook, Twitter et Google plus, qui sont les plus utilisés et de loin – peuvent être d’importantes sources de visibilité. Ils peuvent très rapidement, si vous savez les manier habilement, augmenter votre notoriété et s’avérer être d’importants apporteurs d’affaire (si vous êtes professionnel s’entend) grâce à la possibilité de captation des contacts de vos contacts, par exemple.

reseaux-sociauxCertains de ces réseaux sont de bons supports pour le référencement de votre site internet (Facebook, Twitter, Google+ notamment, sur lequel vous pourrez relayer vos nouveaux articles, offres, etc.) et sont un moyen bien pratique d’interagir avec vos clients / prospects.

 

D’autres, à l’image de Twitter ou Linkedin, sont des sources de veille technologique très intéressantes.

Au final, les réseaux sociaux permettent souvent d’obtenir un flux de visiteurs continu sur votre site web (avec la publication aux heures adéquates et les partages de vos contacts), et sont partiellement automatisables (ce qui peut être bien pratique !)

Si je ne voyais qu’un inconvénient aux réseaux sociaux, ce serait celui-ci : ils peuvent devenir très chronophages !!!

Facebook : le réseau n°1 !

  • 31 millions d’utilisateurs en France (1,8 milliard dans le monde !)
  • Profil utilisateur personnel + Page Facebook pour vos services (publique)
  • Attention à ne pas harceler vos contacts pour s’inscrire à votre page !
  • Quand publier ?
    • Du lundi au vendredi, idéalement jeudi ou vendredi
    • Entre 9h00 et 19h00, idéalement 12h-13h30 et 15h-18h
    • Vers 13h pour maximiser vos chances de partage
    • Vers 15h pour maximiser vos chances de clics

À noter que l’on ne publie pas sur Facebook n’importe comment ! Il existe des règles pour optimiser au maximum vos publications :

  • Une phrase ou deux maxi (pour éviter le « lire la suite… »)
  • Une belle photo (dimension idéale : 1200×630 pixels)
  • Un lien vers votre site (s’il y a un intérêt pour ça)
  • Publication sur votre page + relais via votre profil
  • Si pas de lien vers votre site dans votre publication : relais sur les autres réseaux sociaux (Twitter, Google+ notamment) ; sinon publication à refaire sur chaque réseau

Pour les photographes professionnels travaillant avec le public, il est possible d’utiliser la publicité Facebook : peu coûteuse, elle autorise un bon ciblage géographique et démographique ; on peut par exemple cibler les femmes de 18 à 45 ans, en couple, fiancées ou en union libre sur une zone géographique précise afin d’optimiser ses chances de toucher de futures mariées 😉

Twitter et Google+ : les challengers

  • Sur Twitter, 14 millions d’utilisateurs environ
  • Sur Google+, 10 millions d’utilisateurs environ
  • Twitter, plutôt orienté technique / veille techno
  • Google+, idéal pour le référencement car fortement intégré avec Google
  • Quand publier ?
    • Sur Twitter : 12h ou 17h (mercredi + week-end pour le B2C, Semaine pour le B2B)
    • Sur Google+ : plutôt le mercredi, entre 9h et 11h

Les réseaux sociaux spécialisés

Il existe beaucoup de réseaux sociaux spécialisés : certains sont typiquement professionnels (à l’image de Linkedin ou Viadeo), d’autres artistiques (Instagram, Flickr, 500px…) ; ils peuvent parfois être de bons compléments / supports de notoriété, et parfois s’avérer être apporteurs d’affaire.

Linkedin : LE réseau des professionnels

Plutôt destiné aux photographes professionnels travaillant avec des entreprises, Linkedin peut être une source intéressante de contacts, notamment pour les auteurs désireux d’entrer en contact avec des éditeurs / maisons d’édition (presse magazine ou autre)

  • Le réseau n°1 pour le B2B (93% des marketeurs le considèrent comme le meilleur moyen de communiquer auprès des professionnels)
  • Idéal pour élargir son carnet d’adresse professionel
  • Environ 9,5 millions d’utilisateurs en France
  • Bien positionné dans Google (profils utilisateur)
  • Quand publier ?
    • Plutôt le mardi et le jeudi
    • 7-8h, 10-11h et 17-18h

Les réseaux sociaux « photo »

Bien qu’ils ne soient pas, pour certains, destinés particulièrement aux photographes au sens noble du terme, ils sont largement utilisés par ces derniers ! On parle ici d’Instagram, de Flickr, de 500px ou encore de Pinterest.

Si Flickr et 500px sont clairement dédiés à la photographie, Instagram est plus, comme Pinterest, un lieu de partage de photos / vidéos, qui ne seront d’ailleurs pas forcément les siennes propres. Ils demeurent pourtant de bons vecteurs de notoriété si vos images sont susceptibles de se démarquer auprès du grand public 😉

  • Utiles pour faire connaître votre travail, surtout si vous sortez des sentiers battus
  • En relais des autres réseaux sociaux
  • APPOSER UN FILIGRANE !!!
  • Instagram : entre 13 et 14 millions d’utilisateurs en France
  • Pinterest : entre 6 et 7 millions d’utilisateurs en France

Et les agences alors ?…

Les agences sont une chose à un peu à part : elles ne demeurent pas un moyen de visibilité « direct » pour le photographe, en tout cas pas sur le web, mais il me semblait tout de même important de faire une piqûre de rappel les concernant 😉

  • Microstocks :
    • Fotolia, Shutterstock, iStockPhoto : à éviter !!!!
    • Ce sont des fournisseurs de fichiers (on paye le transfert de fichier, et non le droit à l’utilisation des photographies)
    • Une photo diffusée en microstock = une photo dont vous perdez vos droits d’auteurs
    • Les microstocks n’apportent AUCUNE visibilité web et déprécient votre travail
  • Agences traditionnelles :
    • À envisager… si vous êtes ultra-spécialisé (exemple : photographe animalier)
    • Offrent parfois de belles opportunités de se faire connaître
    • Éviter les agences généralistes (car elles se tournent progressivement vers les microstocks)

Conclusion : rien n’est simple… mais rien n’est compliqué !

Être visible sur Internet n’est pas insurmontable pour un photographe professionnel, ou amateur éclairé : il suffit de respecter des règles précises et de connaître son (futur) public, pour mieux comprendre comment appréhender les problématiques de visibilité.

Pour autant, n’essayez pas de trop en faire (comme beaucoup ont parfois tenté l’aventure) et n’espérez pas de bons résultats en quelques jours voire quelques semaines, car le référencement n’est pas une science exacte, et a une certain inertie entre action et résultat dans les moteurs de recherche…

Enfin, soignez votre ciblage : il n’y a aucun intérêt pour un artisan photographe à mettre les moyens pour être premier sur « photographe de mariage » dans Google. En effet, 99.99% des recherches de photographe de mariage seront couplées à une ville, une région, un département 😉

Voyez les choses simplement, ne mettez pas la barre trop haute, car inévitablement, vous échouerez dans votre ascension online.

Comme le disait Alan Perlis : En poursuivant l’inaccessible, la simplicité se trouve en travers du chemin !

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L'auteur : Cédric G.

Auteur photographe animalier, informaticien et passionné d'animaux et de nature. Administrateur du blog Aube Nature
Aucune réponse sur Photographe : quelle stratégie pour une bonne visibilité sur le web ?

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