Photographie animalière : quel matériel pour débuter ?

05/03/2020 Aucun commentaire par Cédric G. +

On me pose très souvent la question de quel matériel acheter lorsque l’on veut débuter la photographie animalière. Cette épineuse question relève avant tout du critère financier, car en la matière, on peut (même en débutant) investir des sommes colossales pour assouvir sa passion.

Mais dans bien des cas, l’apprenti photographe s’arrête au simple matériel de prise de vue : grosse erreur ! Voici le tour de la question.

La prise de vue : la partie visible de l’iceberg !

En matière de photographie (car cela n’est pas propre à la photographie animalière), bien souvent les discussions portent autour du matériel de prise de vue. Faire des photos, c’est très bien, mais pouvoir les exploiter et en assurer la pérennité, c’est encore mieux !

Aussi dans l’enveloppe destinée à l’exercice de sa spécialité, le photographe se doit d’inclure non seulement le matériel de prise de vue (par exemple un boîtier, un téléobjectif et le nécessaire de camouflage pour la photographie de nature ; ou bien un boîtier, un objectif pour le portrait des du matériel de studio pour le portraitiste) mais également de quoi « développer » ses images numériques (ordinateur et logiciels) et en assurer convenablement la sauvegarde (disques externes, services cloud, etc.)

Je vous invite donc à définir ce qu’il faut prévoir lorsque l’on se lance dans l’aventure de la photographie numérique, et plus particulièrement la photo nature :

  • quel matériel pour quelle pratique
  • quels accessoires indispensables sur le terrain
  • quels logiciels et matériels informatiques pour les utiliser
  • quelles sauvegardes mettre en oeuvre pour s’assurer d’aucune perte de données

La base : le matériel de prise de vue

Je ne vais pas proposer de « modèles » spécifiques dans ce chapitre, tant les références évoluent au fil des mois et tant désormais toutes les marques proposent des matériels adaptés à la pratique de la photographie animalière (ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années)

Sachez toutefois que bien souvent, il est possible de réaliser de très belles photos avec un matériel modeste : en photographie animalière, le premier critère à la réussite est la connaissance du terrain et du sujet !

Choisir son boîtier : reflex… ou hybride !

reflex-numeriqueQuand on parle « matériel » entre photographes, très généralement le discours vire très vite aux discussions techniques sur les derniers modèles sortis, ou ceux à venir : toujours plus performants, et… toujours plus chers ! Mais la photographie ne s’arrête pas aux boîtiers à 6000 € et aux super téléobjectifs coûtant le prix d’une voiture. Il faut bien avoir conscience qu’au fil des générations de boîtiers numériques, les performances se sont littéralement envolées, au point qu’un petit reflex « bas de gamme » actuel surpasse sur bien des points des boîtiers pros d’il y a 10 ans !

De nouveaux arrivés ont également chamboulé le marché : les hybrides ! Il existe aujourd’hui des gammes de boîtiers en technologie hybride à visée électronique (avec absence de miroir et d’obturateur mécanique), compatibles – moyennant des adaptateurs – avec les parcs optiques traditionnels, et qui offrent des performances étonnantes en basses lumières et en autofocus. Ce qui n’était pas vrai il y a 5 ans est devenu réalité aujourd’hui : les hybrides de moyenne gamme ont égalé voire dépassé les boîtiers reflex en matière de réactivité et de qualité d’image !

Dès lors, le choix du boîtier va dépendre pour l’essentiel de deux choses :

  • votre budget
  • votre attachement à une marque (peut être lié à la possession d’objectifs avec une monture donnée, ce qui va orienter votre choix)

Aujourd’hui, un débutant pourra très bien s’orienter vers les boîtiers APS-C (à « petit » capteur) en milieu de gamme autour des 1000 €, qui lui offrira des performances tout-à-fait honorables, et certainement très supérieures aux boîtiers « pro » d’il y a 6/7 ans. On regardera donc de préférence les qualités suivantes :

  • réactivité et surtout sensibilité de l’autofocus (et dans une moindre mesure le nombre de collimateurs)
  • cadence de prise de vue rafale (5 ou 6 images/seconde me semblent être le minimum dans certaines situations ; gardez à l’esprit qu’une « machine à coudre » qui tape les 10 ou 12 images/secondes vous offrira surtout de belles séances de tri sur l’ordinateur en rentrant chez vous, et qu’il vaut mieux faire preuve de discernement lors de la prise de vue !!!)
  • qualité d’image à haute sensibilité
Verdier d'Europe photographié au 300mm

Verdier d’Europe, photographié depuis ma fenêtre de cuisine (300mm)

La présence de fonctionnalités comme la prise de vue HDR directe ou la présence d’un mode intervalomètre (ou à défaut mode « timelapse ») seront appréciables pour les plus créatifs, mais ne sont à mon sens pas des critères de choix.

Un objectif pour chaque discipline

Au niveau des objectifs, c’est un peu plus subtil, même si les constructeurs ont, au fil des années et grâce aux progrès de la technologie, sorti des téléobjectifs de plus en plus performants optiquement, plus silencieux et mieux stabilisés (pour ceux dotés de ce mécanisme destiné à faire disparaître les flous de bouger !)

Pour l’affût ou l’approche : le débutant à petit budget pourra s’orienter vers les excellents zooms 70-300mm désormais stabilisés et offrant une motorisation silencieuse et rapide (supersonique ou hypersonique selon les fabricants) ; on trouve d’excellents modèles autour de 350/400 € chez les marques « généralistes » comme Sigma ou Tamron, qui vous permettront de bénéficier de bonnes optiques pour commencer.

Cerf photographié au 300mm

Un 300mm suffit amplement pour photographier les grands mammifères.

Si votre budget est plus conséquent, essayez de privilégier la luminosité plutôt que la focale : avoir un 600mm est une chose, faire des photos nettes en est une autre ! Un 300mm f/4 est un excellent choix en matière de rapport qualité/prix ; généralement excellent optiquement (souvent bien meilleur que les zooms qui restent des compromis), il supportera le multiplicateur de focales x1.4 pour devenir un très bon 420mm.

Pour la macro : j’oserais affirmer qu’il n’existe (pour ainsi dire) pas de « mauvais » objectifs macro sur le marché, tout du moins au niveau de la qualité optique. La différence tiendra essentiellement à la distance minimale de mise au point, d’autant plus grande que la focale sera plus élevée. La focale autour de 90/100mm demeure la référence, avec un ratio prix/performances/facilité d’utilisation idéal, et on trouve de très bonnes optiques à prix tout doux, par exemple chez Sigma ou Tamron.

Si vous désirez travailler le « bokeh » (le flou dans l’image) et que les papillons et autres insectes plus craintifs vous intéressent particulièrement, optez pour une focale plus longue (150 à 200mm) toujours dans les optiques estampillées « macro ».

De l’importance de la stabilité : trépieds et monopodes

trepied-photo-animaliereS’il est un domaine où depuis plusieurs années, les progrès se font un peu plus rares, c’est bien dans le domaine des accessoires de type trépied, monopodes et autres rotules. Sur ce point, le photographe conviendra donc à s’équiper du matériel en adéquation avec son budget, sachant qu’il devra tout de même éviter le bas de gamme, au risque de voir son investissement devenir parfaitement inutile sur le terrain.

Pour débuter en billebaude ou à l’approche, un monopode à 3 ou 4 sections (ce qui permet de descendre assez bas une fois replié), avec une rotule de type pendulaire (ou à défaut une « rotule-ball ») est un bon choix, relativement passe-partout. Veillez à le choisir si possible noir, et en aluminium (il existe des monopodes carbone, mais le gain de poids ne me semble pas essentiel sur ce type d’accessoire… pour un prix très supérieur !)

Pour l’affût ou la macrophotographie, c’est le trépied qui s’impose. On pourra utiliser une rotule pendulaire avec les gros téléobjectifs, ou à défaut une « rotule-ball », passe-partout en animalier. Si votre budget le permet (on en trouve d’excellents chez Vanguard), le trépied carbone offre légèreté et discrétion en cas de petits chocs ou frottements. Sinon l’alu noir sera de mise. Il faudra juste faire attention à ce que la charge maximale admissible ne dépasse pas le poids de vos plus gros objectifs et boîtiers.

N’hésitez pas à protéger vos trépieds et monopodes avec du « gaffer », tout comme vos boîtiers et objectifs. Ce scotch spécial ne laisse pas de traces lorsqu’on le décolle, et se découpe très facilement à la main.

Pour les animaux : camouflage de rigueur

Dernier élément, cette fois propre à la photographie animalière : le camouflage ! Là encore, il y en a pour tous les budgets. Le plus simple est de faire un tour à Décathlon : ils proposent, au rayon chasse, ce qu’il faut pour s’équiper pas trop cher, et de manière efficace et surtout confortable. Les sites de vente en ligne sont également de bons endroits pour trouver le matériel de ses rêves. La boutique Jama est en la matière, une référence absolue, puisque spécialisée pour les photographes et vidéastes.

Camouflage intégral pour la photo sur le terrain (ici tenue hivernale)

Camouflage intégral pour la photo sur le terrain (ici tenue hivernale)

Quelques éléments à prendre en compte :

  • optez pour des vêtements relativement amples et confortables, et faits de matière silencieuse (le polaire en hiver est très bien pour cela)
  • privilégiez les chaussures à semelles souples (meilleure aptitude à absorber le bruit de pas)
  • pensez à vos mains (obligatoire, même en été) avec des gants permettant une bonne préhension du matériel (j’aime beaucoup mes gants d’équitation en néoprène pour cela !)
  • optez pour une cagoule en filet de préférence, car même en hiver, une cagoule « pleine » vous semblera très vite pénible à porter
  • pour le matériel : un filet de camouflage à mailles fines, ou à défaut, un filet de type ghillie !

Pour l’affût, la chaise-tente affût est un « must » que j’adore (même si elle n’est pas adaptée aux animaux de petite taille, puisqu’on est assis et qu’un trépied est obligatoire, et qu’on n’est donc pas au ras du sol) : facile à transporter, à déplier, et s’installe en 10 secondes chrono !

Tente-siège d'affût

Tente-siège d’affût, idéale pour le photographe animalier

Si votre budget le permet, équipez-vous également d’une petite paire de jumelles. En la matière, on préférera les modèles à « prisme en toit » (plus compacts) ; un modèle de grossissement x8 suffira amplement. Ne négligez pas la qualité optique et la luminosité, au bénéfice du grossissement, et privilégiez les modèles étanches au gaz (la garantie pour des jumelles qui vous dureront longtemps !)

Après la prise de vue : le « développement » et la retouche

Faire des photos est une excellente chose. Mais les exploiter en est une autre, et à ce titre, l’usage de l’informatique est aujourd’hui absolument incontournable ! En préambule, mon premier conseil sera d’éviter l’usage des formats « JPEG » ou équivalents (formats de fichier image « prêts à l’emploi » en sortie de boîtier) : privilégiez impérativement le format « RAW » (extension de fichier en .NEF chez NIKON, .CR2 chez Canon, .PEF chez Pentax, etc.)

L’ordinateur : un outil indispensable !

Si vous consultez cette page, il y a de très fortes chances que vous possédiez un ordinateur (PC ou Mac). Pour développer vos photos, vous devrez inévitablement passer par l’usage d’un ordinateur, puisqu’il faut utiliser les logiciels adaptés pour cela : développer, trier, organiser vos photos, et éventuellement les retoucher.

S’il est possible de travailler (en étant très patient !) avec du matériel d’entrée de gamme, je ne saurais que vous conseiller à minima une configuration (PC fixe ou portable, je ne suis pas sectaire, utilisant moi-même un PC portable) basée sur les éléments suivants :

  • Processeur 4 coeurs ou plus
  • 8 Go de mémoire RAM minimum
  • Disque système SSD
  • Éventuellement, disque de travail dédié pour le stockage de vos photos (second disque)
  • Écran Full HD (1080p) à dalle en technologie VA, IPS ou OLED

Si votre budget le permet, préférez une configuration un peu plus musclée, notamment avec :

  • un processeur à 8 coeurs ou plus (exemples : Intel Core i7 ou i9, AMD Ryzen ou  Threadripper)
  • 16 Go de mémoire RAM
  • Une carte graphique dédiée (si vos logiciels prennent en charge l’accélération matérielle…) de type nVidia GTX ou RTX par exemple
  • En option : Une sonde de calibration (pour étalonner votre écran et garantir l’équilibre des couleurs ; utile si vous projetez d’imprimer vos photos en vue d’expositions par exemple)

Un article complet pourrait être dédié à cette partie, tant les possibilités et les discussions techniques sont possibles. Au niveau système d’exploitation, rester sous Windows 10 ou iOS (Mac) permettra de trouver plus facilement les outils adéquats.

Le « laboratoire » de développement

Véritable négatif numérique, le format « RAW » (« brut » en anglais) permet de tirer toute la quintessence de vos prises de vue. Il nécessite donc un « développement », au même titre qu’une pellicule lorsque les appareils en utilisaient. Pour ce faire, chaque marque d’appareil propose un logiciel gratuit permettant de réaliser les développements, mais il existe également des logiciels commerciaux, largement optimisés pour cela.

Le plus connu d’entre eux est probablement Adobe Lightroom : devenu un véritable « couteau suisse » du photographe, Lightroom ne permet pas seulement de développer les images, mais également (et surtout !) de gérer sa photothèque via un système complet de « collections virtuelles » et de thésaurus de mots-clés, de créer des pages web, de mettre en page des livres ou encore de créer des diaporamas. C’est personnellement ce que j’utilise aujourd’hui (en abonnement mensuel), tant la puissance de l’outil est agréable au quotidien pour tout photographe professionnel qui se respecte !

Il existe des équivalents gratuits, orientés photothèque et développement : RawTherapee, et surtout DarkTable, le véritable challenger de Lightroom.

Ces « laboratoires », s’ils permettent de développer les négatifs numériques et de réaliser l’essentiel des opérations d’optimisation sur les photos (correction de luminosité et de contraste avancées, suppression des poussières ou petits défauts, gestion de la balance des blancs, de la netteté, du bruit, intégration de filigranes, etc.) ne permettent par contre pas véritablement la retouche d’images en tant que telle (exemple : élargir une image et lui ajouter un cadre, supprimer ou ajouter des éléments, écrire du texte, etc.)

Et c’est là qu’intervient le logiciel de retouche.

La retouche, une nécessaire option

Pour le professionnel, il serait illusoire de se passer du « roi » Adobe Photoshop. Logiciel emblématique de la marque américaine, Photoshop s’est imposé depuis des décennies comme le logiciel majeur pour la retouche avancée d’images. Payant (notamment en abonnement avec Lightroom avec lequel il s’interface nativement), il nécessite un apprentissage pour en tirer toute la quintessence, tant son interface est riche et les possibilités infinies.

Pour l’amateur, il existe énormément de solutions sur le marché, parfois gratuites. Certaines sont aussi complexes que Photoshop lui-même, d’autres beaucoup plus ciblées sur la retouche à proprement parler. Quand j’entend « retouche », ce n’est pas seulement ajouter un cadre ou un texte, ou ajuster les niveaux de colorimétrie, mais par exemple supprimer un élément gênant dans une photographie, ou « remplir » une zone vide sur un cliché cadré trop serré.

En la matière, le meilleur logiciel alternatif permettant de réaliser ces opération reste Movavi Photo Editor. Ce logiciel pour débutants et à tout petit prix offre par exemple de puissants outils pour réaliser des opérations qui, il y a encore 2/3 ans, demandaient de complexes manipulations dans les logiciels du marché : enlever un élément gênant, reconstituer une zone vide de la photo, améliorer le rendu, etc.  Et ce grâce à l’intégration d’intelligence artificielle, pour une efficacité surprenante !

Stocker et préserver ses photos

Que seraient vos photos, si elles n’étaient pas « sécurisées » ?… J’ai trop souvent entendu autour de moi des personnes qui avaient perdu des centaines – parfois des milliers – de photos suite à une négligence ! Tout le monde connait des personnes qui, par exemple, perdent leurs numéros de téléphone (et leurs photos non partagées !) à chaque changement de smartphone…

En photographie, se contenter du disque dur de son ordinateur pour stocker ses images est une hérésie, un suicide technologique !!! Je pourrais (et je le ferai) écrire un très long article sur les méthodologie de sauvegarde des images, tant le sujet est vaste. Aussi je vais très simplement vous exposer la solution que j’utilise personnellement :

  • un disque externe connecté sur l’ordinateur (lorsque j’importe mes photos sur mon PC, une copie est réalisée par Lightroom automatiquement sur ce disque externe)
  • un disque externe en réseau (ou NAS : Network Attached Storage, serveur de stockage en réseau) connecté à ma box, le tout sous onduleur pour éviter les incidents électriques
  • un service cloud pour « doubler » la sauvegarde du NAS (ce dernier se chargeant de réaliser les transferts de données la nuit, puisqu’un NAS est un appareil autonome et « intelligent »)

Voici le schéma de mon installation actuelle :

Mon installation informatique, et les sauvegardes

Bien évidemment, ce « plan de sauvegarde » à 3 niveaux a un coût et n’est pas forcément adapté à un photographe amateur occasionnel. Je vous conseille néanmoins vivement d’opter à minima pour une sauvegarde systématique sur un disque externe désolidarisé de votre ordinateur (afin de le protéger par exemple d’une surtension qui pourrait endommager votre machine de travail et tout ce qui y est connecté), l’idéal étant d’avoir à chaque instant vos photos sur au moins 3 supports.

L’utilisation d’un NAS (branché au même titre que votre box sur un onduleur afin d’éviter les problèmes électriques) est tout de même conseillé, même si c’est un petit investissement (compter 150 € avec un disque simple…) ; mais le confort de travail est énorme ! En effet, outre la fonction disque dur réseau, vous pouvez sur ce dernier automatiser des traitements, comme sur les NAS de la marque Synology (la gamme que j’utilise), qui offre dans son système d’exploitation des « briques » permettant de sauvegarder tout ou partie des données dans le cloud de manière automatique et programmée.

Pour automatiser ou semi-automatiser la sauvegarde entre votre PC et votre support externe, vous pouvez utiliser des logiciels comme SyncBack (qui existe en version gratuite, largement suffisante pour les besoins d’un photographe amateur ou professionnel).

J’ai à ce titre automatisé la sauvegarde sur Amazon Cloud (astuce : opter pour un compte Amazon Premium à 49€/an vous offrira, outre les services habituels d’Amazon comme la livraison gratuite et Amazon Prime Video, un espace de stockage illimité pour vos photos, puisque c’est aussi valable pour les formats RAW !)

En résumé !

Pour faire bref après ce long étalage de conseils, voici en quelques lignes mes préconisations concernant tout ce qu’il faut prévoir, pour débuter sereinement en photographie animalière :

Petit budget

  • Matériel photo :
    • 1 boîtier APS-C milieu de gamme « premier prix » (exemple : Canon EOS 77D, ou à la limite Canon EOS 850D)
    • 1 objectif 70-300mm avec stabilisation optique et motorisation supersonique
    • 1 objectif macro d’entrée de gamme
    • 1 trépied alu noir
    • 1 rotuleball d’entrée de gamme
  • Camouflage :
    • 1 tenue de camouflage (veste, pantalon, cagoule, gants)
    • 1 filet à mailles fines
    • En option : 1 tente d’affût
  • Matériel informatique :
    • 1 ordinateur (processeur 4 coeurs ou plus, 8 Go RAM, SSD, écran FullHD)
    • 1 logiciel de développement et gestion de photothèque (Exemple : Darktable)
    • 1 logiciel de retouche adapté pour les débutants (Exemple : Movavi Photo Editor)
  • Sauvegardes :
    • 1 disque externe USB

Budget « libre »

  • Matériel photo :
    • 1 boîtier APS-C milieu de gamme (exemple : Canon EOS 80D ou 90D)
    • 1 objectif 300mm f/4 stabilisé ou mieux
    • 1 objectif macro
    • 1 trépied noir (alu ou carbone)
    • 1 monopode 3 ou 4 sections noir
    • 1 rotuleball
    • En option : 1 rotule pendulaire
  • Camouflage :
    • 1 tenue de camouflage (veste, pantalon, cagoule, gants)
    • 1 filet à mailles fines
    • 1 filet de type Ghillie
    • 1 tente d’affût
    • 1 paire de jumelles (prisme en toit)
  • Informatique :
    • 1 ordinateur (processeur 8 coeurs ou plus, 16 Go RAM, SSD, écran FullHD ou mieux, sonde de calibration)
    • 1 logiciel de développement professionnel (Adobe Lightroom)
    • 1 logiciel de retouche professionnel (Adobe Photoshop)
  • Sauvegardes :
    • 1 disque externe USB
    • 1 disque NAS connecté sur votre box
Oies sauvages au... 50mm !

Oies sauvages au… 50mm (depuis un affût) !

Lorsque j’ai débuté en 2003, mon investissement de départ a été de l’ordre de 2500 € en tout, sachant que j’avais à cette époque déjà le matériel informatique. Cependant, les reflex numériques coûtaient beaucoup plus cher qu’actuellement (pour des performances qui feraient beaucoup rire aujourd’hui !), aussi je pense qu’il est tout-à-fait possible, pour un budget un peu plus serré, de débuter sereinement votre passion, sans faire de concession !

N’hésitez pas notamment, au niveau des optiques, à rechercher dans l’occasion récente. Privilégiez cependant le bouche à oreilles via les réseaux sociaux, cela permettra d’éviter les arnaques et vous fera connaître de nouvelles personnes avec qui échanger sur cette passionnante thématique qu’est la photographie de nature !

L'auteur : Cédric G.

Auteur photographe animalier, informaticien et passionné d'animaux et de nature. Administrateur du blog Aube Nature
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