J’oserais dire que « Justice est faite », car enfin, ma photo de geai des chênes qui a tant fait parler sur nombre de forums à propos des affûts payants (puisqu’elle a été réalisée en Hongrie chez Bence Maté) est récompensée dans un concours 🙂
Pour ma première participation au Wild Wonders of Europe (dont le niveau est quand même sacrément élevé pour un concours mensuel !!!) j’ai donc eu le privilège d’obtenir un Highly Commended auquel je ne m’attendais pas trop.

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Après avoir été finaliste au GDT et au Wildlife Photographer of the Year, je me réjouis de voir enfin sortir une image que je n’avais pas espéré. Car non, il ne suffit pas d’être dans un affût et de déclencher pour faire ce type de photo. La preuve en est que c’est la seule, sur plus de 4000 clichés ramenés de Hongrie ces dernières années, qui soit ressortie à ce point du lot.
Je tiens à préciser qu’aucune retouche n’a été apportée à cette image, qui est pour ainsi dire brute de RAW : un très, très léger recadrage (de l’ordre de 2%) pour remettre à niveau la scène, et un très léger resserrage des seuils RVB, c’est tout !
Des conditions exceptionnelles de réalisation
Le terme « exceptionnel » s’applique parfaitement aux conditions de prise de vue dont j’ai bénéficié lors de la réalisation de cette photographie : le facteur chance a grandement joué pour moi, d’autant que je n’ai déclenché qu’une fois !
Le rendu de cette photographie s’appuie sur trois éléments :
- une lumière d’orage de fin de journée extraordinaire (il a plu quelques minutes après)
- la position de l’oiseau, qui a choisi de ne secouer que l’aile droite, m’évitant une constellation de gouttes sur l’avant-plan !
- l’utilisation d’un miroir pour apporter une source supplémentaire de lumière (visible sur le croupion du geai) afin de faire ressortir les gouttelettes d’eau projetées en l’air
Si les deux premiers points sont directement liés à l’instant (et indubitablement à la chance dont j’ai bénéficié de les avoir réunis au même moment), le troisième mérite de plus amples explications, puisqu’il s’agit d’un dispositif inventé par Bence Maté pour apporter une source de lumière supplémentaire lors des affûts photographiques dont voici le schéma.

Au final, une photo dont la composition est certes perfectible, mais qui dénote d’une attitude de l’oiseau inhabituelle, avec une lumière inhabituelle et des conditions elles aussi inhabituelles !
Je ne comprends toujours pas à ce jour les raisons de l’animosité dont font preuve certains face à ce genre d’image, techniquement très aboutie et peut-être photographiquement too much (de prime abord on pourrait jurer que l’image a fait l’objet d’un fort post-traitement)
Quoi qu’il en soit, je suis très heureux de l’avoir faite, quelles qu’en aient été les conditions !



