Test : De la macro avec la bonnette macro Canon 500D

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Je me suis longtemps demandé ce que valait la très connue bonnette macro Canon 500D, reconnue pour ses qualités optiques… et réputée pour son prix quelque peu rebutant (à partir de 150€ environ en diamètre 77mm !!!). L’occasion faisant le larron, j’ai pu m’en procurer une à bon prix, de quoi équiper mon 70-200/2.8 L IS USM et bénéficier de la stabilisation optique avec des rapports de grossissement dépassant 1:2 😉

Bonnette Canon 500D

Premières impressions, premières images : sans atteindre la qualité d’un « vrai » objectif macro, je dois admettre que ce filtre, composé de deux lourdes lentilles mais assez compact pour s’emmener dans tout sac photo, m’a bluffé !

À CONSULTER ÉGALEMENT : Pour en savoir plus sur le matériel

Une bonnette, quésako ???

Mécaniquement, une bonnette se présente comme un filtre monté d’une ou plusieurs lentilles, que l’on visse à l’extrémité d’un objectif, sur son pas de vis. Les bonnettes existent donc dans des diamètres allant de 49mm à 77mm, et s’utilisent généralement avec des objectifs de focales moyennes ou longues (50mm ou plus). Leur « puissance » s’exprime en dioptries : le rapport 1/dioptrie donne la distance de mise au point en mètres lorsque l’objectif est réglé sur l’infini.

Ainsi, une bonnette Canon 500D (qui a une puissance de 2 dioptries) permet une mise au point à 50 cm de l’extrémité de l’objectif, lorsque ce dernier est réglé sur l’infini au niveau de sa mise au point (ndlr : 500D = 500 mm en distance de travail !). La 500D (comme sa « petite » sœur la 250D) a aussi la particularité de posséder deux lentilles achromatiques, ce qui explique son prix : la qualité d’image est maximale (pas d’aberrations chromatiques, quasi pas de perte au niveau optique : piqué, contraste…)

Les avantages des bonnettes :

  • se montent sans démontage de l’objectif, quel que soit ce dernier (évite donc les soucis liés au démontage/remontage d’objectifs sur votre reflex)
  • n’induisent aucune perte de luminosité puisqu’il n’y a pas augmentation du tirage
  • compactes, faciles à transporter !

Les inconvénients des bonnettes :

  • il est nécessaire d’acquérir des bonnettes à lentilles achromatiques multiples (donc onéreuses !) pour obtenir des résultats convaincants
  • comme avec les bagues-allonges, perte de la mise au point à l’infini, et plage de distance de travail réduite
  • nécessite des adaptateurs de filtres pour pouvoir être montées sur différents diamètres d’objectifs

Le grossissement obtenu

Je ne m’étalerai pas sur tous les essais que j’ai pu mener et n’en posterai pas de photos (sincèrement : très barbantes !), voilà donc en résumé quelques chiffres :

  • Canon EF 70-200/2.8 L IS USM + Canon 500D : on atteint au mieux le rapport 1:1.6 (en clair, zone cadrée de 60x40mm) avec une distance de travail (distance sujet/lentille frontale) de 35 cm ; idéal pour les papillons, on bénéficie de la stabilisation optique tout en conservant une distance de travail confortable (à titre de comparaison, le Sigma 150/2.8 DG EX HSM Macro, au même rapport de grossissement, propose une distance de travail de 27cm : on gagne donc 8 cm et la stabilisation !)

J’ai aussi mené quelques essais (sur papier millimétré, rien de bien artistique 😉 ) avec mon Sigma 150/2.8 macro (grâce à une bague Cokin d’adaptation 72mm-77mm que j’avais achetée en même temps que l’objectif : Il faut dire que tous mes filtres sont en diamètre 77mm, ce qui simplifie leur gestion !)

  • Sigma 150/2.8 DG EX HSM Macro + Canon 500D : on atteint le rapport 1.45 : 1 sans autres artifices.
  • Sigma 150/2.8 DG EX HSM Macro + Canon 500D + bague-allonge 25mm : on atteint le rapport 1.9 : 1 (commence à devenir intéressant !)
  • Sigma 150/2.8 DG EX HSM Macro + bague-allonge 25mm + Sigma x1.4 EX Apo : on atteint le rapport 2 : 1 (mais on perd 1 IL par rapport à la combinaison précédente, et près de 2.5 IL en tout par rapport à l’objectif seul !)
  • Sigma 150/2.8 DG EX HSM Macro + Canon 500D + bague-allonge 25mm + Sigma x1.4 EX Apo : on atteint le rapport 2.7 : 1 (la visée est fortement obscurcie, comme sur la combinaison précédente : très difficile alors de faire la mise au point si le sujet n’est pas bien éclairé !)

Quelques images sur le terrain

Un myrtil (Maniola jurtina) aura bien voulu se prêter au jeu, et m’aura permis de voir ce que cela donne « en vrai » sur le terrain ! Voici quelques images qui valent mieux qu’un grand discours 😉

Vous noterez que je n’ai pu faire mes essais de terrain dans d’excellentes conditions (montée en ISO légère mais nécessaire…), aussi gardez à l’esprit que les crops sont issus d’un DSLR de 12.8 MPixels (tests en conditions « studio » prochainement…)

Cette combinaison permet aussi des photos d’ambiance intéressantes, avec une profondeur de champs minimale
Photo de fleur réalisée à f/5.6, rapport 1:3 environ

Conclusion

Je suis très heureux d’avoir fait cette acquisition : je recherchais une solution simple pour bénéficier de possibilités macro sans avoir à trimballer partout mon 150mm, voilà qui est fait 😉 ; la qualité d’image, sans égaler celle d’un objectif macro dédié, reste très honorable voire surprenante (surtout comparée à celle obtenue à des bonnettes premier prix…) et la facilité d’emploi est satisfaisante, permettant d’éviter certains désagréments d’autres solutions comme les bagues-allonge (perte de luminosité, démontage obligatoire de l’objectif…) : un « must have » !

Le seul point de détail concerne l’habitude à acquérir concernant les limitations en distance de travail : trop près comme trop loin, pas de mise au point possible ! Passé cela, l’outil s’avère agréable à utiliser et devrait donner lieu à quelques essais prochains sur ce blog !

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