[Humeur] Lettre ouverte à la presse magazine

15/10/2008 71 commentaires par Cédric G. +

Plongé dans la photo « professionnelle » depuis mars 2005, j’ai depuis cette date collaboré de nombreuses fois avec divers magazines, que ce soit par le biais des agences avec lesquelles j’ai travaillé ou je travaille encore, ou que ce soit en direct (ce qui arrive de plus en plus souvent d’ailleurs). Je n’ai pas la prétention de me classer parmi les meilleurs, ni de faire des photographies extraordinaires, mais j’aime à ce que mon travail soit un tant soi peu respecté.

Cependant, deux « événements » liés à la presse magazine m’ont poussé à écrire aujourd’hui ce petit coup de gueule, qui je l’espère sera lu par quelques rédacteurs en chef et autres iconographes, afin de leur faire prendre conscience qu’ils sont légèrement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis !

Très récemment j’ai collaboré gracieusement avec un jeune magazine de photo nature, qui non content d’offrir une ligne éditoriale plaisante et efficace, a réussi le tour de force de s’imposer comme (je pense) une référence en la matière, en asseyant de solides bases pour durer dans le temps. Cela concernait une brève sur un célèbre passereau, écrite en 20mn à la pause café, rien de bien difficile, et surtout cela me faisait plaisir de collaborer, fut-ce gratuitement une fois de temps en temps (pour assoir nos relations comme on dit) avec ce magazine qui par ailleurs m’avait déjà fait travailler… Un petit détour en kiosque, je vois le nouveau numéro (hors série) fraîchement déballé, que j’achète sur le champs.

Un contenu très bien balancé, intéressant, avec de précieux renseignements pour tous les photographes naturalistes en herbe (ou expérimentés !) et une qualité photographique intéressante (soyons honnêtes !) ; toutefois, en y regardant d’un peu plus près, l’origine des noms des photographes (tous indiqués) me surprend. Par ailleurs, je constate que les quelques images provenant d’agence (BIOS notamment) sont estampillées avec le nom de leur auteur ET le nom de l’agence, ce qui est d’ailleurs normal et bienvenu, mais que ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres photographies où seul l’auteur est cité. Un mail reçu la veille à ce propos m’avait mis la puce à l’oreille, et je décide donc de procéder à quelques investigations dans une tristement célèbre microstock, juste pour voir… Et là, stupéfaction !!! La MAJORITÉ des photos du magazine proviennent de ce microstock 🙁 et pour celles-ci donc, le nom de « l’agence » n’est évidemment pas cité !

Je ne nie pas le fait qu’un certain nombre d’images sur ces pseudo agences (celles qui bradent des images pour quelques centimes, dans l’illégalité totale puisque les cessions se font tous droits cédés et sans limite de temps et d’espace, notions qui n’EXISTENT PAS en droit français et me semble-t-il au niveau européen !) soient de qualité ! Il n’en demeure pas moins que ces magazines sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis ! Les photographes professionnels (ou « semi pros », ceux qui comme moi ne vivent pas principalement de la photographie) sont les premiers à essuyer les conséquences d’une politique du « tout pas cher », alors même que pour la plupart, des collaborations gracieuses sont souvent envisageables sur de petites prestations n’engageant pas un temps précieux et ne nécessitant pas de donner le fruit de notre travail : les images !

Quand les derniers photographes professionnels, las de devoir sans cesse justifier le fruit de leur travail, auront mis la clé sous la porte, alors les magazines viendront pleurer pour trouver des visuels de qualité sur des sujets pointus. Au passage, je soulignerai la fantaisie absolue d’indexation sur ces sites bradeurs d’images (recherchez « rouge gorge » sur Fotolia par exemple, juste pour rigoler deux minutes), où nombre de photographies « naturalistes » ne correspondent pas au sujet qu’elles sont censées représenter. Ce n’est pas la première fois que je constate des erreurs grossières dans certains magazines à ce sujet. Le travail de documentation est l’élément essentiel qui fait la différence entre une agence traditionnelle et un microstock. Et cette différence essentielle, c’est la QUALITÉ.

Ma seconde courte mésaventure n’est pas une première, puisque j’en avais déjà discuté ici même. Cette fois, c’est un magazine plutôt connu sur le tourisme en France (magazine qui accessoirement vaut le « détour » 😉 ) qui me sollicite, concernant une photo de rapace nocturne. Là, c’est clair, sans appel : on me demande si j’accepte de « prêter » mon image. « En libre de droit, quoi ». Après quelques échanges polis de mails, je n’ai pas encore répondu… La photo demandée, je l’ai faite à 900km de chez moi : cela suffit-il pour justifier ne serait-ce que 50 € pour la préparation du fichier ?… 50 € : c’est le prix en deçà duquel je refuse toute cession de droits photo désormais !

Suite et fin : suite à quelques échanges polis de mails, il semble que le fait d’avoir été considéré comme un photographe amateur expliquait la demande gracieuse de photographie. Du coup, la proposition qui m’est faite est au final tout-à-fait normale et sérieuse au niveau tarifaire. Ceci n’enlève pas au débat le fait qu’outre les microstocks, qui sont de plus en plus utilisés pour meubler la presse magazine, ce sont maintenant les amateurs qui sont sollicités, sous le joug d’une gloire éphémère liée à la citation de leur identité (pourtant simple obligation légale pour le diffuseur, je le rappelle !!!)

Dans l’histoire, une fois encore, ce sont les photographes professionnels qui sont les dindons de la farce (j’y aurai échappé pour cette fois !)

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L'auteur : Cédric G.

Auteur photographe animalier, informaticien et passionné d'animaux et de nature. Administrateur du blog Aube Nature

71 réponses sur [Humeur] Lettre ouverte à la presse magazine

  1. Vincent a écrit

    L’existence des microstocks découle d’une logique économique implacable comme l’a brillament montré l’économiste Chris Anderson (le rédacteur en chef du magazine Wired): lisez son livre ou ses articles sur "la longue traine" et vous comprendrez mieux le phénomène.

  2. Loïc a écrit

    Tu veux parler du dernier hors-série d’Image & Nature dont la quasi-totalité des photos proviennent du microbeurk fotolia ?
    Pour ma part je n’achète plus depuis que je me suis rendu compte qu’ils se fournissent parfois en microstock. Et j’ai des amis qui ne renouvelleront pas leur abonnement. Par principe.A moins que du coup le magazine divise son prix par dix ? Puisque baisse phénoménale du prix d’achat des photos il y a…Faut bien que le lecteur s’y retrouve ! Le discount doit être à prix discount non ?
    On peut tolérer quelques photos mais là ce numéro frise le ridicule. D’ailleurs pourquoi ne mentionnent-ils pas que les photos proviennent de microstock ? Quand c’est du bios cela les valorise ! Par contre fotolia…
    Concernant la qualité des photos je ne suis pas tout à fait d’accord. Hormis certaines photos la plupart sont quelconques ! Je me souviens de la qualité de celles du hors-série sur la macro et je me suis dis qu’ils ne sont pas allé chercher bien loin dans le microstock pour illustrer l’article ! Ils avaient du prendre les premières venues ! Pour la couverture (vendeuse) ils n’hésitent pas à se payer les photos primées dans les concours par contre !
    Allez, pas grave, le lecteur est libre d’acheter ou non. Quant à moi je retourne à mon BBC Wildlife, les photos sont à tomber par terre…

  3. G-ROM a écrit

    Bonjour, votre blog et vos photos sont trés sympas,
    photographe amateur moi aussi, j’ais créé un blog qui référence
    d’autres blogs photos, je vous y ais référencé, vous pouvez aller sur http://www.regardsphoto.blogspot.com et me dire ce que vous pensez du blog. Si vous ne souhaitez plus faire partie de ce blog,
    il vous suffit de me le dire.
    Merci
    G-ROM

  4. Cédric Girard a écrit

    Aucun problème G-ROM

    Initiative sympa, j’ai fait des découvertes 😉

  5. Olivier a écrit

    Salut,

    Pour en revenir aux microstocks, j’ai été effaré de voir que la quasi totalité des images du dernier Truffaut Magazine provenait de ce genre de banque d’images….

    Quoique je comprendrais la motivation d’une petite association désargentée, le fait qu’un groupe comme Truffaut se serve là dedans à vil prix me fait définitivement réfléchir…..

    Olivier

  6. Raphaël D. a écrit

    Arf!

    Une minorité de gens se mobilisent afin de participer à la protection de la nature – notamment en la montrant sous un regard particulier, sensibilisant les uns – et voilà que ces mêmes personnes se voient menacés de disparition…

    Nous sommes dans l’air du "tout pas chère tout de suite", au détriment de la qualité du produit et de celui qui en vit. Et on n’en voit pas le bout…

  7. Z. a écrit

    Pas mal le coup de gueule, c’est bien d’oser gueuler en public sur ses rémunérateurs potentiels, peu ont le cran de le faire. En tout cas je partage tout à fait ta position.

  8. krusaf a écrit

    Ola,

    Evidemment, le prix de vente d’une photo sur un microstock est dérisoire. Mais cela donne l’opportunité de la vendre à énormément de clients. Vu la qualité de vos photos et le nombre que vous devez avoir, vous ne devriez peut-être pas écarte cettte source de revenu.

    D’ailleurs, je vous conseille d’aller faire un tour et de regarder les meilleurs vendeurs, ce ne sont surement pas des amateurs.

    C’est lemarché qui veut ça … Je ne dis pas qu’il faut brader toutes ses photos. Pour une commande via agence, faut rester dans les prix standard, ce qui n’empêche pasensuite de vendre la photo via microstocks.

  9. Manu a écrit

    je confirme, les pros tombent déjà les uns après les autres, la branche est pourrie à la base, sur cette branche il y a les photographes, les agences, les iconographes, les magazines, (dans l’ordre de disparition).

  10. M a écrit

    krusaf :
    >>"Evidemment, le prix de vente d’une photo sur un microstock est dérisoire. Mais cela donne l’opportunité de la vendre à énormément de clients"

    Cela donne l’opportunité de passer pour un âne !

  11. Alain G a écrit

    Je partage ton coup de gueule, je rencontre les mêmes attitudes et pourtant je suis dans un domaine (promo d’artistes, concerts…) plus lié à l’actualité… Triste avenir en perspective.

  12. Cédric Girard a écrit

    Krusaf,

    L’une de mes dernières cessions de droit s’est monnayée à 1500€ / photo (pour deux photos "seulement").

    À 0.18€, fais un peu le calcul pour voir combien il faut en vendre dans un microstock…

    PS : je ne dis pas que ce type d’entreprise ne doit pas exister, car il y a effectivement un marché pour elles. Le web design ! Pour fournir des images photographiques de textures ou d’objets, effectivement ces entreprises sont l’idéal (une image de planche en bois détourée peut se vendre 1000 fois sans qu’on la reconnaisse une fois intégrée dans une charte graphique) ; mais des photos haute définition qui ont demandé des heures et des dizaines/centaines/milliers d’euros pour être réalisées : NON

    On me rétorquera "ouiiii mais les amateurs, ils s’en foutent du coût d’une image". Sauf qu’ils oublient un peu qu’ils font une concurrence tout ce qu’il y a de déloyale à ceux qui en vivent… Et qu’en outre, ils cautionnent des pratiques, je le rappelle, ILLÉGALES EN FRANCE !

    Pour le coup de gueule envers ceux qui me font vivre quelque part (la photo représentera quand même un tiers de mes revenus sur 2008 d’après mes prévisions), ce n’est que de l’honnêteté et de la franchise. Pas de langue de bois, j’écris et je dis ce que je pense : qu’ils font une kolossale connerie ! Car cautionner les microstocks, c’est favoriser l’image pas chère, et favoriser l’image pas chère, c’est ouvrir la porte à de plus en plus de webzines qui grimperont en qualité tout en maîtrisant leurs coûts, jusqu’à aller bouffer au final la presse traditionnelle, qui ne pourra plus lutter contre les supports numériques "gratuits" (mais financés par la pub contextuelle…)

  13. Z. a écrit

    Il y a aussi des évolution qu’on ne peut combattre.

  14. Cédric Girard a écrit

    Certes.

    Au passage, je ne suis pas philanthrope, tout comme ces "gestionnaires" qui montent leur société à Newyork dans l’espoir de se soustraire aux lois françaises (au hasard)

    On a tous besoin d’argent pour vivre, les photographes autant que les autres.

  15. Yann a écrit

    Tiens, comme c’est marrant, je l’ai reçu il y a quelques jours dans ma boite aux lettres ce magazine photo dont tu parles et dont tu ne cites pas le nom …
    Et je lisais justement hier soir l’article que tu illustre brièvement de ta prose.
    D’ailleurs, tu racontes n’importe quoi LOL, le RG chez moi, il va dans ma mangeoire ;-).
    Bref, là n’est pas le propos, quand j’ai vu que tu étais cité, je me suis dit "tiens, il a encore avancé d’un pas dans le business photo, il fait parti de la short list que la rédac’ chouchoute, bravo Mr Girard !
    Mais à te lire, si j’ai bien compris, tu es cité "gratuitement", même si le terme n’est pas approprié, puisque je suppose que c’est donnant/donnant, tu donnes gratos aujourd’hui pour être placé un peu mieux un autre jours, pour ‘assoir tes relations’ comme tu dis …
    Alors, pour te taquiner, ne trouves-tu pas que tu es en porte à faux entre ce que tu dis ici sur les microstocks et ce que tu fait dans Image & Nature ? [mince, je l’ai cité 😉 ]

    Yann

  16. Cédric Girard a écrit

    Je te remercie de poser la question 😀

    Non je ne pense pas, d’ailleurs je passe ce genre de chose dans les "relations commerciales" (car je suis aussi entrepreneur, pas seulement photographe. Business man comme disent les anglo-saxons 😉 )

    En clair : je préfère donner une photo ou un petit texte de temps à autres, que de brader des photos à trois francs six sous à longueur d’année. Il y a une légère différence de point de vue…

    Il faut toujours savoir donner pour recevoir. Depuis que je suis passé pro (ou semi-pro, ou auteur photographe en activité secondaire, on s’en fout du statut : le résultat est le même) j’ai toujours travaillé comme ça, et parfois les retours ont été plus que raisonnables (par exemple quelques photos données en tout connaissance de cause en échange de bons procédés pour accéder à certaines informations, dira-t-on, et quelques mois plus tard un contrat à quelques milliers d’euros… Et une cascade de retombées derrière !)

    Le problème est que si la quasi intégralité d’un magazine papier va piocher dans des photothèques faites pour le web, inévitablement ça ne va plus aller à un moment ou un autre… Le risque est qu’au final, ne restent plus qu’une poignée de pros et que ces photothèques qui cassent les prix, ne soient plus que de gigantesques bases de données d’images incapables de donner des illustrations sur des sujets pointus !

  17. Cédric Girard a écrit

    Je rajouterai que ce n’est pas parce que je gueule sur eux que je n’achèterai plus leur excellent magazine. Disons que c’est seulement un coup de gueule ponctuel à mon humble avis justifié : j’ai peine à croire qu’ils continueront dans cette voie (d’ailleurs je pense que je vais envoyer un petit mail à la rédaction…)

    Je conçois qu’il s’agit d’une entreprise indépendante des grands groupes d’éditions (ce qui explique d’ailleurs qu’elle puisse survivre : rappelez-vous l’excellent Horizons Nature, qui a disparu parce que "pas assez rentable" !)

    Mais quand on tire à 50000 exemplaires, on peut se permettre d’allouer un minimum de budget à l’iconographie. 20 à 30€ pour une photo (je parle pour un 1/16ème de page évidemment) , ce n’est pas le bout du monde et ça peut tout changer pour celui qui en cède un dossier complet. On n’est pas obligés de tout aller piocher au prix fort (les autres ne le font pas non plus) mais il y a un minimum de décence.

    Je conclurai en rappelant que dans ce mag ce sont essentiellement les photographes qui apportent le contenu, leur savoir faire…

  18. Manu a écrit

    Un petit lien (en anglais, désolé) à l’usage des photographes naïfs:

    http://www.paintercreativity.com...

  19. Olivier a écrit

    Salut,

    Je viens de percuter, j’ai également acheté ce HS, j’avais pas fait gaffe aux copyright….

    Je trouve en effet définitivement déplacé cette manière de procéder de la part d’un mag photo :-0

    Olivier

  20. GLaG a écrit

    J’ai déjà donné ailleurs mon expérience avec ce magazine (dont j’apprécie aussi le contenu…), il y a 2 ans environ.
    Participation à la rubrique ‘vos bons coins’ (ou un terme du genre), sur un sujet qui m’est cher : Corrençon-en-Vercors. Le deal est simple : un abonnement gratuit.
    Et bien même ça, ça devait être trop cher…pas reçu d’abonnement, pas le moindre mail pour m’informer de la parution ni avant ni après ni en réponse à ma question sur l’abonnement, rien du tout.

    Mais néanmoins il m’arrive aussi encore, selon l’organisme (son budget, ses finalités, les possibles retombées) de participer gratuitement à des publications. Globalement (le cas cité ci-dessus est un contre-exemple !) je pense que cela marche bien : en terme de contacts, en terme de travail futur avec le même organisme/journal.

  21. Jean-Loup a écrit

    Juste pour répondre au commentaire précédent, j’ai aussi participé à la rubrique vos bon coin photos en début d’année, mais pas de problème pour moi je continue à recevoir mes magazines gratuitement dont le dernier hors série évoqué précédemment.

  22. Yann a écrit

    Tiens tous les participants à la rubrique "bon coins" sont sur ce fil ! Moi aussi j’ai participé et j’ai eut 1 an d’abonnement gratuit, il a suffit que je réclame auprès de Nicolas Mériau lorsque j’ai reçu ma lettre de renouvellement (j’étais déjà abonné!).
    Lors de la parution de mon "article" (Noirmout’), j’avais appelé mon agence photo car la photo était déposée chez eux. Ils m’avait mis en garde sur l’utilisation abusive des magazines qui remplissent des pages à peu de frais … Ils m’avait juste donné le "juste" prix de ce type de prestation, plusieures centaines d’euros …
    Mais pour moi c’était une 1ere parution alors … plouf … on retombe dans le même processus que les microstock …

    Yann

  23. Loïc a écrit

    Olivier,

    Sur le copyright il n’est pas mentionné le microstock d’où proviennent les photos. Par contre il est bien indiqué si la photo provient d’une agence sérieuse comme Bios !
    Pourquoi deux poids deux mesures ? Parce qu’il y a malaise…Le mentionner serait dévaloriser le magazine !

  24. 3mm4 a écrit

    Personnellement, je n’achète plus les magazines qui utilisent les microstocks. A quoi bon payer plusieurs euros un torchon dont le contenu est aussi "cheap" et trouvable partout sur le Net. Cela à commencé avec "ça m’intéresse" quand ils ont fait leur première couverture avec une image à 1 euro de fotolia, alors que ce canard ne vends du papier que grâce aux photos qui sont dedans. Abonné depuis 18 ans, je n’ai pas renouvelé.

  25. André Sterpin a écrit

    Bizarre, moi quand j’ai participé à un magazine, je le recevais par la poste…

  26. Gérald a écrit

    Le problème est: quel prix est-on prêt à mettre dans un magazine pour y voir des photos de qualité et originales ? Ce genre de magazine existe, mais se vend à 10€ (voire plus) et pas 4€. Et oui, tout a un prix, et on ne peut pas réclamer de l’exclusivité pour 3 francs 6 sous. Maintenant, est-ce que c’est le prix d’achat qui fait la qualité d’une photo ?
    En tout cas cela ne remet pas en cause le contenu rédactionnel de ce canard qui est de mon point de vue sa première qualité grâce notamment à ses nombreux intervenants de terrain.

  27. Cédric Girard a écrit

    Bonjour

    Effectivement je n’ai pas (encore ?) reçu d’exemplaire après cette petite participation. La dernière fois je l’avais reçu après la sortie en kiosque donc wait & see…

    Pour ma part je suis effectivement déçu de voir les origines des photos, quand il y a tant de photographes talentueux qui méritent vraiment des parutions (rémunérées) parce que là, on engraisse de grosses boîtes étrangères et on fait fuir nos richesses ; et quitte à ne pas payer les non professionnels, offrir un abonnement de quelques mois ou un livre ne coûte pas grand chose et contenterait tout le monde !

    (vous voyez, je ne suis pas sectaire, je cherche des solutions "gagnant-gagnant" !)

  28. Cédric Girard a écrit

    Tu n’as pas tord Gérald, mais il ne faut pas oublier que la très grande majorité des intervenants justement, SONT des photographes (très souvent pros) qui gagnent tout ou partie de leurs revenus de la photographie…

  29. Loïc a écrit

    Gérald a raison mais le raisonnement doit être inversé. Puisque les magazines font de substancielles économies sur le prix des photos leur prix devrait diminuer. Pourquoi un magazine est toujours au même prix alors que les photos ne coûtent plus rien ? Qui empoche la différence ? Le lecteur est donc en droit d’exiger que cela se répercute sur le prix de vente.
    Et puis des magazines comme Terre Sauvage, BBC Wildlife où les photos sont à tomber par terre ne sont pas des magazines à 10 €…En attendant donc la baisse du prix de vente (ah ah ah) je me débrouille pour économiser aussi de mon côté en achetant plus…

  30. Gérald a écrit

    Je ne connais pas du tout le monde de l’édition pour me faire une idée si 4€ est un prix "correcte" pour un tel magazine. Je reste persuadé que la responsabilité incombe au consommateur. Donc tu as raison Loïc de ne plus acheter si tu n’est plus d’accord avec le contenu et le prix. Si tous le monde consommait "intelligemment" je pense que les magazines réagiraient en conséquence.

    Et puisque que tu as cité 2 excellents titres, je me permets d’en ajouter un autre: Animan qui lui est à 10€ (et en vente uniquement sur abonnement je crois) mais avec un portfolio digne de ce nom, une qualité d’impression excellente.

    Tout n’est pas perdu ! 😉

  31. Loïc a écrit

    Oui Gérald merci de le rappeler : Animan est vraiment hors-norme et un excellent magazine, pas trop pollué par la pub. Ca justifie effectivement son prix !
    Regrettons la disparition d’Horizons Nature. Une qualité rédactionnelle et photographique excellente. Trop bien visiblement pour être assez rentable ?
    En plus ce magazine avait fait le pari osé de débuter chaque numéro par une reportage sur les insectes. Un monde méconnu qui rebute parfois. Grâce au photographe et rédacteur Joël Héras c’était passionnant !

  32. Didier Vereeck a écrit

    Pour en revenir à Images-Nature, il sont certes des articles intéressants car témoignage des photographes : mais payent-ils ces articles ? Si le texte est au prix de la photo, ils doivent faire de substantiels bénéfices.

    Et si on leur renvoyait tous ce fameux hors série ?

  33. Hervé Dartigues a écrit

    Gérald,

    Des magazines comme ça m’intéresse, cité plus haut, ont parfaitement les moyens de payer une couv 1000€, ils sont rentables et rapportent énormément aux groupes de presse qui les détiennent. Seulement la règle "toujours + de profits" fait qu’ils utilisent les microstocks le plus possible et les vraies agences quand ils ne peuvent pas faire autrement.

    Bien qu’ils soient en pleine santé ( http://www.ojd.com/engine/adhchi... ),
    ils scient la branche… mais c’est comme ça !

    Après, il y a la presse qui souffre mais elle est souvent responsable de la perte de son lectorat.

    Prenons, par exemple, la presse spécialisée "Pêche":
    vous avez des magazines comme la Pêche & les Poissons ou Pêcheur de France, pas de doute, leur lectorat diminue inexorablement chaque année mais ils en sont responsables:

    Le contenu, l’iconographie bon marché (la traditionnelle photo facile du pêcheur béat avec son trophée dans les mains) de ces magazines n’ont jamais évolués depuis leur création, du coup les lecteurs vont chercher du contenu plus intéressant sur Internet et laissent tomber le magazine.

    Je suis personnellement passionné de pêche mais je n’achète plus cette presse, je me délecte des images de nature, milieux aquatiques, sous-marines, que je trouve sur les sites des photographes à défaut de les trouver sur papier…

  34. Cédric Girard a écrit

    Intéressant ce lien vers l’OJD, je n’y vais pas assez souvent…

    Je vois que le magazine qui voulait ma photo gratuite tire quand même à 80000 exemplaires chaque mois…

    Concernant ce fameux magazine, je viens d’avoir une explication qui me satisfait finalement : en fait, l’iconographe pensait que j’étais amateur. Du coup je passe de la case "libre de droit" à la case normale et un tarif ma foi assez correct.

    Ceci soulève une autre question, au-delà des pratiques parfois douteuses de certains magazines : les amateurs sont-ils les dindons de la farce dans l’histoire ? Ou les pros (qui du coup se retrouvent face à une concurrence déloyale) ?

  35. Eric a écrit

    Je crois qu’il s’agit là d’une non reconnaissance évidente, en effet. Les magazines, quels qu’ils soient, sont-ils réellement capables d’imaginer, ne serait-ce qu’un peu, la charge de travail, l’investissement personnel et matériel, les heures passées dans notre si belle nature pour réussir une photo digne de passer dans notre presse ? Photographe amateur depuis une petite année et complètement autodidacte, je mesure à sa juste valeur les heures passées sur le terrain, derrière son ordinateur et derrière son appareil pour en comprendre et en maîtriser la substancielle quintescence.
    Peut-être que la solution serait que les représentants de ces fameux magazines ou microstock descendent eux même dans la "nature" pour prendre les photos désirées. Ils réaliseraient alors l’investissement nécessaire et changeraient peut-être leur fusil d’épaule… A moins qu’ils ne préfèrent rester bien au chaud, dans leurs pénates, avec un investissement et des contraintes minimales… Ce qui me semble être le cas.
    Continuez à dénoncer ces faits.

  36. Anne-Laure a écrit

    Bah oui bah que dire ?!
    Le jour où les professionnels en tous genre sauront voir la différence de qualité, d’implication entre une photo de photographe et celle d’un amateur ou d’une banque d’images à très bas prix …
    Mais on est dans la société du jetable, du moins cher possible, de la conso rapide de tout … et comme je me dis chaque fois que j’achète une merde qui tient à peine quelques mois pour un prix souvent pas si dérisoire que ça, il va nous falloir réapprendre à mettre le double du prix cheap pour avoir le quadruple en qualité … ainsi on sera gagnant.

    Travailler avec un photographe (ou plusieurs), c’est aussi avoir quelqu’un sous la main en cas de besoin urgent, quelqu’un qui peut filer un petit truc gracieusement de temps en temps, quelqu’un qui va aussi parfois apporter son grain de sel pour améliorer le support (je n’hésite pas, le plus souvent, à préciser que mon image serait bien mise en valeur si elle était insérée en haut à droite d’une page, à faire une compo photo, même agrémentée de texte s’il faut, presque une vraie présentation graphique etc …), quelqu’un qui sait que de la qualité de son travail peuvent dépendre les commandes suivantes, qui connaît son client, qui propose… un véritable interlocuteur quoi. Et créatif par dessus le marché.

    Mais ça se perd messieurs dames, tout se perd …!!
    Le respect se perd …

  37. strati02 a écrit

    bonjour,
    cedric, eric, je suis entierement dacord avec vous, et au vue de ce que je viens de lire à propos d’image et nature, je suis vraiment décu par ce magazine. je l’appreciais énormément pour justement leurs raports avec les photographes et leurs présences et essais sur le terrain. je ne conserverais que mon abonnement bbc wildlife. possedant tous leurs numero, je vais essayer de trouver le moment ou ils ont dérapé.
    philippe

  38. Gérald a écrit

    Hervé,

    Pour ce qui est du magazine "ça m’intéresse", je ne peux aller que dans ton sens, c’est évidemment honteux de leur part et déplorable pour la profession de photographe. Pour autant ne mettons pas tous les magazines dans le même sac. Je pense qu’I&N aimerait avoir le même tirage 😉

    Cédric, je suis aussi surpris que toi du tirage du magazine en question… comme quoi ! En passant, un grand merci à toi pour l’animation de ce blog.

  39. GLaG a écrit

    Pour la question du travail demandé poru faire une photo, l’argument peut porter…un organisme qui utilise régulièrement mes photos se plaint, tout aussi régulièrement, des tarifs ("mais c’est une toute petite image", "mais le sujet n’a rien d’exceptionnel", …). En discutant pas mal, un jour, j’ai quand même fini par faire admettre à l’un de mes interlocuteurs que le temps passé à chercher du gratuit, ou bien à créer en interne une phototèque "libre de droits" utilisable réellement (ce qui impose que tous les salariés, techniciens, etc…non seulement fassent des photos, mais en plus les trient, les classent, les légendent…) reviendrait finalement bien plus cher et que non, les photographes ne sont pas systématiquement des gens qui abusent…
    Mais dans le cadre d’un magazine tirant à 80000 exemplaires, ou même de Images et Nature, je ne pense pas que les gens soient si naïfs…Je veux bien croire que certains ne puissent pas payer tout le contenu du journal (pour ne pas être déficitaire, ou pour atteindre les taux de rentabilité exigés par leur actionnaire peut-être), mais pas qu’ils ne connaissent pas les tarifs, les usages, etc.

  40. MICHEL HILT a écrit

    Bonjour Cedric
    150% d accord avec ta position et tout ce que tu as dis ;mais comment lutter contre cette explosion de photographes avec le numerique et qui envahissent la nature sans aucune connaissance de ce qu’ils vont photographier et qui pour satisfaction personnel et forme d aboutissement vont donner cette photo au premier media interesse par cette derniere ?

  41. Cédric Girard a écrit

    Merci à toutes et à tous pour vos contributions.

    Toutefois restons tous conscients du fait qu’Image & Nature est un jeune magazine, à échelle humaine et qui à ses débuts, était un peu un coup de poker étant donné la conjoncture actuelle dans la presse magazine. Leur pari était osé et ils l’ont réussi, libre à eux désormais de rester dans la course en respectant les règles du jeu.

    Je reste certain qu’ils rebondiront sur ce point particulier qu’est l’origine des images, et la participation d’Anne-Laure résume à elle seule le fond de mes pensées. Le photographe est un PARTENAIRE avant d’être un fournisseur, son travail est une véritable valeur ajoutée par rapport à ce que peuvent apporter ces stocks photo bon marché.

  42. Z. a écrit

    Le plus simple de serait il pas de le faire savoir aux concernés (Image & Nature) afin de connaître leur position et de régler éventuellement le problème au lieu de les invectiver en sourdine ?

  43. Raphaël D. a écrit

    @Gérald,

    Cela fait des années qu’Animan a disparu des kiosques (je n’avais ni Internet ni PC à l’époque, c’est dire 😉 ). Par contre je croyais qu’il avait disparu tout court ; pensant que les gens le trouvaient trop cher et peut être parce qu’il n’y avait pas d’articles (rien à y lire, si ce n’est le titre des photos – faut dire que j’ai acheté les premiers numéros , ça à du évoluer depuis…). Bref, un magasine photo pure et dure pour un public très ciblé: Les photos étaient superbes mais trop souvent retouchées, pour celui ou celle qui aime le naturel. Si je me souviens, Animan était axé nature et civilisation (pas évident de mélanger les styles ; concept qui restreint le public plutôt que de ratisser large).

  44. Cédric Girard a écrit

    Z.

    C’est ce que je suis en train de faire 😉 n’ayant pas l’habitude parler sur les autres sans les en tenir informés.

    Ce sont les premiers concernés et ils doivent savoir ce que pensent les photographes qui travaillent avec eux. C’est là l’objet premier de ce billet (j’attendais juste d’avoir un certain nombre d’avis pour me lancer).

    On m’a signalé en privé que je prenais un risque, celui de me "griller" auprès de ceux qui me font travailler. Le fait de dire ce que l’on pense induit-il l’exclusion quand il s’agit d’éléments – je pense – constructifs et qui ne peuvent qu’apporter à terme des bénéfices de part et d’autre ? Je ne pense pas, et si je n’étais pas confiant sur ce point, je ne prendrais pas le risque, à quelques semaines de Montier, de lancer ce genre de chose sur mon blog…

  45. Gérald a écrit

    Salut Raphaël,

    Effectivement j’avais perdu de vue ce magazine il y a qq temps. Mais il est toujours là et bien là: http://www.animan.ch
    Ils avaient d’ailleurs un stand au dernier salon de la photo porte de Versailles.

  46. strati02 a écrit

    envisagez vous un moyen qui nous permettes d’appuyer vos remarques aupres de "image et nature" ?
    philippe

  47. Cédric Girard a écrit

    Oui

    J’ai envoyé un email à un membre de la rédaction, l’invitant à venir participer au débat ici même. Je rappelle que cet excellent magazine est loin d’être le seul à utiliser les microstocks, et qu’il n’est donc pas la "cible" (si tant est qu’il y en ait eu une) de ce débat. Ce sont les pratiques qui sont au centre de nos diatribes, pas les acteurs.

    Je conçois aussi qu’il soit difficile pour eux de venir s’exprimer ici même (un simple blog de photographe), aussi je m’engage à modérer toute intervention qui pourrait nuire à leur réputation et/ou leur intégrité.

    Il serait intéressant qu’un magazine photo (comme Chasseur d’Images) s’intéresse à cette pratique et en fasse un article.

  48. Raphaël D. a écrit

    Merci Gérald pour le lien.

    Manifestement, le magasine est toujours vendu dans un nombre très restreint de kiosques.

    Je me souviens à l’époque, l’originalité du magasine était qu’il présentait les clichés sur fond de papier noir glacé et mat. Assez épais en outre ; ce qui pourrait expliquer son prix.

  49. Z. a écrit

    Cédric, tu me sembles bien placé pour proposer un article dans CI à ce sujet. Sinon, si un correspondant d’I&N vient s’exprimer ici, ça risque de compliquer les choses (latence et nombre des réponses, anonymat des intervenants…), bref, il aura tout à perdre… ou tout à gagner…

  50. strati02 a écrit

    oui effectivement merci gerard pour le lien, je ne conaissais pas cette revue, elle a l’air d’etre tres interressante. le magasine nous doit aussi son dévellopement. pour ne citer que mon cas, c’est moi qui est demandé, et fait connaitre, images et nature en demandant au libraire qu’il l’ait en rayon. un magazine qui se dit proche des photographes ce devrait de les protéger en s’interdisant le tout et n’importe quoi. mise à part cela c’est une excellante revue qui contrairement à d’autres essaye vraiment le materiel en ne ce contentant pas de notes emis par d’autre.
    exemple : les essais nikon, fait par d’autre revue, ou l’on pouvait lire qu’il manquait une validation centrale sur le joystique. et d’autre erreurs grossieres emises pendant ces tests.

    philippe

  51. Gérald a écrit

    Pour Raphaël,

    Le portfolio sur fond noir existe toujours et c’est un vrai bonheur pour les yeux. Je me suis ré-abonné sur leur site depuis plus d’un an maintenant. En revanche je ne l’ai jamais vu en kiosque (en région parisienne en tout cas)

  52. Cédric Girard a écrit

    Up

    Juste pour vous dire qu’après un échange de mail avec I&N (que j’ai donc averti de l’existence de ce billet, ce qui semble-t-il les a fortement intéressé), nous discuterons de tout ça à Montier sur leur stand, en toute amitié et simplicité !

    🙂

  53. stef G a écrit

    Tu nous tiendras au courant, il est toujours interessant d’avoir leur avis sur ces pratiques

  54. strati02 a écrit

    bonjour cedric,
    pour Montier faites nous connaitre vos date de passages, que nous puissions nous rencontrer. nous pourrions tous faire un repas ou se balader sur le site en discutant photos.
    merci

  55. Cédric Girard a écrit

    Bonsoir Philippe

    J’y serai de l’ouverture jeudi, certainement à la fermeture le samedi soir 😉

    Par contre il va falloir m’attraper, car j’ai la fâcheuse tendance à m’arrêter (longuement) bavarder un peu partout !!!

  56. strati02 a écrit

    bonjour,
    pas de problemes je cours vite.

  57. paul a écrit

    Un fois de plus bravo pour cet article qui pousse à la réflexion et qui éclair les amateurs comme moi sur les dures lois du marché.
    J’avais posté un petit lien vers cet article sur le site eos-numerique (qui vient de s’associer avec un des magazines cité ci-dessus).
    Malheureusement ce lien à été supprimé en moins de 10 minutes. Grand amateur du site eos-numerique (c’est grâce à lui qui j’ai découvert ce blog d’ailleurs), j’avoue que j’ai été un peu déçu par ce partenariat et par la "politique de l’autruche" sur le sujet.

    Grand bravo en tous cas pour votre blog et bonne continuation.

  58. Cédric Girard a écrit

    Bonjour Paul

    Il faut bien tenir compte du fait qu’Eos-Numérique comme le magazine ont des intérêts commerciaux chacun à leur mesure (et des engagements !)

    Ceci étant dit, le magazine en question a quand même toujours joué le jeu jusqu’à ce jour avec les photographes avec qui il collabore, et les échanges que j’ai eu avec la rédaction m’encouragent à penser qu’ils ont bien compris le message 😉

  59. Cédric Girard a écrit

    Petit supplément d’information concernant le premier magazine, dont j’ai avec grand plaisir retrouvé les membres sur le Festival de Montier-en-Der.

    Sans justifier le choix qui fut le leur concernant ce fameux hors-série (qui comportait il est vrai de très nombreuses photographies), j’ai aussi compris leur démarche et le fait qu’ils sont eux confrontés au fait qu’ils sont "petits" face aux grosses agences, qui elles se plient aux désiratas des gros groupes de presse en matière tarifaire (!)

    Il leur est techniquement impossible d’acheter des images à 100€ ou plus quand il s’agit d’en publier 150 ou 200. C’est une réalité. Leur difficulté réside aussi dans le fait de trouver en un minimum de temps des "fournisseurs potentiels" d’images, et c’est dans cette voie que je les encourage à travailler, et que je les aiderai à travailler !

    Je terminerai en réaffirmant que malgré mon petit coup de gueule, j’apprécie énormément le magazine, son contenu, son équipe, et que je lui souhaite longue vie 🙂

  60. Arnaud a écrit

    Bonjour Cédric,
    Ce dernier commentaire en dit long.
    Tu sembles toi aussi être bel et bien prisonnier du système !
    C’est dommage mais je comprends ta position.
    bonne continuation

  61. Cédric Girard a écrit

    Le problème est que les photographes qui bossent dans l’illustration dépendent quelque part de ceux qui les font bosser (une lapalissade !)

    Ce n’est pas pour autant qu’il faut se laisser faire, et parfois un petit coup de gueule est nécessaire ^_^

  62. Cédric Girard a écrit

    Concernant le commentaire dont tu faisais allusion Arnaud, il s’agit de leur explication, pas de la justification du recours aux microstocks… Que l’on soient bien clairs 😉

    Ceci étant dit, comme je l’ai écrit, je vais ou plutôt, nous allons (quand je dis "nous" c’est les photographes et les magazines avec lesquels j’en ai discuté) essayer de trouver des moyens de résoudre les problèmes liés à la recherche d’images "efficace" pour que la valeur ajoutée liée aux photographies d’auteurs soit justifiée (face aux microstocks).

    En clair : trouver de suite une photo pour gagner du temps et donc de l’argent ! C’est d’ailleurs la grande force des agences traditionnelles spécialisées comme BIOS ou Naturimages 😉

    Le facteur temps est un élément souvent mal mesuré par les utilisateurs à la recherche d’image, et à mon avis, le temps gagné par l’entreprise peut parfois combler l’écart de prix entre une photo "plein pot" en agence traditionnelle (ou chez un photographe d’illustration spécialisé) et une photo à quelques euros dans un microstock où c’est bel et bien l’utilisateur qui se fade la recherche tout seul… sans garantie aucune de l’origine de la photo trouvée et de l’identification exacte de son sujet, le cas échéant, dans le cas d’insectes ou… de chats de race (cas vécu) !

  63. Arnaud a écrit

    Bonjour,
    Après ce débat et les différents échanges et discussions qui ont pu avoir lieu avec le magazine "Image et Nature", je pensais naïvement que la rédaction allait redresser la barre.
    A la sortie du dernier HS n°6 je constate d’une part que les images proviennent toujours pour la plupart de chez fotolia (dont notamment une en double page !) mais qu’en plus le magazine cherche à brouiller les pistes en ne mettant même plus les mentions d’auteur.
    Pour vous en convaincre voici la photo utilisée en double page 48/49
    fr.fotolia.com/id/2956082

  64. Cecile a écrit

    Bonjour,

    Ton propos me surprends un peu… (j’ai peut être lu de travers). Bien sur qu’il faut donner aux pro de quoi vivre, mais tu sembles dire que le fait que le magazine t’ait pris pour un amateur justifie qu’ils t’aient demandé une image à titre gracieux. A travail égal, un amateur (qui sortirait une photo qualitative, soyons d’accord) ne mérite pas la rémunération d’un pro? Parce qu’il ne compte pas sur cet argent pour vivre, il faudrait qu’il s’assoie dessus? Ou peut-être considères-tu que quelqu’un de réellement talentueux finit forcément par devenir pro/semi-pro?

    Bonne continuation de cet excellent blog 🙂

    • Cédric G. a écrit

      Bonsoir Cécile

      Je n’ai jamais écrit cela, ET JE PENSE MÊME LE CONTRAIRE.

      J’ai juste écrit que le magazine, pensant que j’étais un amateur, a bien essayé d’obtenir la photo gratuitement (c’est une nuance de taille)

      Quoi qu’il en soit, et aujourd’hui plus que jamais, les magazines et plus généralement les maisons d’édition de tous poils font tout pour obtenir des photos gratuitement, et nous devons (amateurs ou professionnels) nous battre contre cela !

      Une lecture d’actualité : http://passionplus.free.fr/page62/page62.html

  65. Guy a écrit

    Si l’on n’ose pas « pirater » une photo un peu trop reconnaissable, on peut toujours en faire une aquarelle.
    Ce qui semble avoir été fait pas ce mag avec une photo de foulques.
    Cela avait fait un peu de bruit sur Bénélux il y a qq temps.
    Encore abonné à quatre revues photos, je pense à l’heure des réabonnements n’en garder qu’une, qui ne fait pas vraiment dans les bestioles et les fleurettes.
    Je ne suis pas impacté (pas trop, on m’a signalé des photos de spectacles sur un site russe….), mais je DETESTE ces pratiques ou ce ne sont pas seulement les photographes qui se font spolier mais aussi les CLIENTS !

  66. Guy a écrit

    Bonsoir .
    Concernant le fil de paul du 21/10/2008 à 13h37, et la réponse de Cédric, je voudrais préciser que ce « partenariat » n’était qu’un simple échange de bandeaux sur les forums respectifs.
    Ces participations se montrant rapidement désiquilibrées, EOS y a mis un terme.
    Et si une participation a été « supprimée », sans doute pas la seule d’ailleurs car cela arrive assez souvent, les modos et admins gèrent leur boutique comme ils l’entendent, comme les autres quoi.

    • Cédric G. a écrit

      Merci Guy pour vos interventions 🙂

      Comme vous le dites, ce ne sont pas seulement les photographes qui sont lésés, mais également les clients !

  67. benoit a écrit

    dans ce monde c’est toujours les petit qui payent, si ca continue personne ne voudra vendre ses photos, et là les éditeurs n’auront plus que leur yeux pour pleurer. Sérieux y en a marre du « pas chère ».

  68. Florian a écrit

    Alors comme ça on prend des pauses café de 20 minutes ?

    – Ton patron

    (lol hein)

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