[Interview] Rémy Courseaux et ses instants nature

28/10/2009 9 commentaires par Cédric G. +

Il est des photographes dont la qualité du travail n’égale que la discrétion et l’humilité. Rémy Courseaux est de ceux-là, et est même plus que cela, puisque c’est lui qui m’initia, au travers de nos nombreux partages et sorties, à la passion qui anime ce blog depuis quelques années. Histoire d’un photographe ordinaire au talent extraordinaire, passionné de nature, technicien hors pair et amoureux des belles lumières, accompagné de notre ami commun James Baudrillard, avec qui il a relevé un incroyable défi photographique et naturaliste…

Salut Rémy. Bien que tu ais une certaine notoriété dans le milieu de la photo animalière, peux-tu tout de même te présenter ?
Salut Cédric. Tout d’abord, merci à toi de nous ouvrir un espace de dialogue et d’échange sur ton blog qui est aujourd’hui une référence sur un sujet aussi vaste que la photographie animalière. Pour revenir à ta question, mon parcours photographique est assez atypique et a commencé alors que j’avais déjà dépassé la trentaine, par l’observation et la photographie des astres (planètes, galaxies). Sujet très technique qui déjà à cette époque, utilisait la technologie des capteurs numériques que l’on retrouve aujourd’hui dans nos APN.

Comment es-tu venu à la photo, et plus particulièrement la photo de nature ?
Travaillant sur Paris à cette époque, j’ai eu la chance de rencontrer Vincent Decorde, Gérard Thérin, Thierry Legault, Arnaud Frich qui sont devenu des amis, et qui à ce jour sont toujours aussi présents par le travail et leur apport technique dans le domaine de la photographie numérique et animalière. En revenant à la campagne, j’ai appris à observer la faune et la flore qui nous entoure tout en progressant photographiquement parlant. Le festival de Montier en Der, et toutes les personnes qui entourent ce festival, m’a donné la chance d’avoir une certaine reconnaissance dans ce milieu par le biais des concours et expositions.

Tu es depuis un certain nombre d’années déjà utilisateur du numérique. Quel est ton matériel, et que penses-tu de l’évolution extraordinaire du matériel ces derniers temps ?
Le matériel photo aujourd’hui devient un élément clé dans notre pratique car même si l’on n’est pas un technicien, la diversité et l’offre des grandes marques Canon, Nikon, Sigma, Sony nous amène à faire des choix ; Format de capteur, ergonomie, caractéristique des boitiers pros, expert, amateur où la profusion de pixels et d’arguments sur les hautes sensibilités amènent à se poser les bonnes questions… Le matériel photographique, et plus spécifiquement le boîtier, devient un consommable comme les autres avec les excès marketing propres à notre société.

Qu’est-ce qui à ton sens, manque actuellement aux boîtiers que tu utilises ? Depuis quelques années j’utilise le Canon EOS 5D qui pour moi a été une révélation, je dirais même une révolution par sa polyvalence et surtout sa « tolérance ». Avec cet appareil, enfin, je ne me posais plus de questions techniques à la prise de vue. Évidemment, comme tu le sais, il lui manque quelques caractéristiques comme la rafale limitée à 3 images/s, l’antiruissellement et un AF mieux distribué au niveau des collimateurs.

Ton travail photographique est très varié, mais as-tu un domaine de prédilection, des sujets qui te passionnent plus que d’autres ?
Des sujets qui me passionnent plus particulièrement ? Non, justement ce n’est pas le sujet qui me guide dans ma démarche photographique, mais l’ambiance, le milieu puis le sujet. Je n’ai pas une approche de photographe naturaliste mais plutôt de paysagiste naturaliste.

D’aucun savent que tu as remporté un certain nombre de distinctions dans les plus grands concours photo et plus particulièrement au Festival de Montier-en-Der, et cette année, après 4 années d’absence assez étonnantes si j’ose dire sur ce concours (vu la qualité de ton travail), tu as deux photographies sélectionnées. L’une d’entre elles représente un busard cendré dont on reparlera plus tard, et l’autre un extraordinaire paysage que tu as réalisé en Alaska. Peux-tu nous toucher un mot de ce périple que tu as réalisé l’an passé avec 2 amis ?
Effectivement, ce voyage a été une révélation non pas au sens photographique du terme, mais à ce qui touche à l’essentiel, la nature à l’état pure, l’immensité et les valeurs humaines qui compensent largement la dureté du climat. Le but était avant tout le partage avec deux amis photographes, dont un est connu pour sa passion des grands cervidés, Pascal Gadroy, que j’apprécie énormément pour sa simplicité et son authenticité. Il faut vraiment être sur la même longueur d’onde pour entreprendre ce genre de voyage entre amis. Si tu me le permets, j’en profite pour mettre un lien vers mon nouveau blog pour lequel j’ai sollicité ton aide qui n’est pas encore finalisé mais qui donne un aperçu avec quelques infos pratiques sur notre périple Alaskien ! Les images viendrons ensuite mais je crois que j’aurai besoin de ton aide dans ce domaine que tu maîtrises parfaitement ;-) : http://photographier-la-nature.com

La seconde photo, celle du busard cendré en vol faite au fish-eye au-dessus de son nid, fait quelque peu polémique étant donné sa complexité de réalisation, notamment chez les naturalistes. Je crois savoir que tu l’as réalisé avec l’aide de notre ami James Baudrillard, que cela n’a pas été une mince affaire, et l’objet d’une longue préparation. Mais tout d’abord, est-ce que James peut se présenter brièvement ?
Salut Cédric ! Amateur de photo depuis… bien longtemps, en noir et blanc, et en couleur, sur papier et en diapo, j’ai emmagasiné des photos de famille, de vacances, et d’équitation, ma première passion. Contemplatif de la nature, j’éprouve un grand plaisir à voir évoluer les animaux dans leur milieu naturel et, à ma « retraite sportive » avec l’apparition du numérique et les conseils avisés de Remy, je me suis équipé petit à petit pour fixer des instants de la vie sauvage, et retrouver un peu du plaisir de la chambre noire à la sortie des images sur l’imprimante. L’appareil photo est devenu l’instrument de mon émotion, et il n’est pas rare que les flous de bougé témoignent de l’intensité du moment ! Les images réussies sont là, non pas pour flatter mon ego, mais pour revivre comme une complicité cet instant de vie que l’animal m’a donné, et la vraie fierté c’est d’avoir cette image de la faune dans son intimité, de l’avoir laissé vivre sans déranger.

J’organise également les rencontres « Saron Photo Nature » chaque année au mois de mai, qui regroupe plusieurs dizaines de photographes passionnés pour une journée entre amis, atour de quelques expositions photographiques de qualité (ndlr : toutes les informations sur les rencontres et sur le concours photo annuel ici, avec en prime quelques clichés de James : http://www.saron-photo-nature.fr/ )

Alors Rémy, pourrais-tu nous raconter les conditions de prise de vue de cette photo extraordinaire, et les contraintes auxquelles vous avez été confrontés? Je suppose que la préparation a du être colossale, étant donné la sensibilité de l’espèce au dérangement ?

Effectivement, mais avant toute chose, je souhaiterais rétablir une petite erreur dans la liste diffusée par l’AFPAN qui m’attribue en seul nom cette image. En effet, James est à l’origine du sujet et sans lui et notre amitié réciproque, je n’aurais jamais pu participer à la réalisation de ce type d’image. James étant agriculteur et sensible à notre nature en souffrance (oui, oui c’est possible, la preuve !) c’est lui qui tout au long de ce travail photographique, s’est occupé de la mise en protection, du suivi, des observations et ce pendant 3 années consécutives !

James m’a invité dans sa démarche et je me suis axé sur la partie technique des choses. Nous savions que la mise en œuvre technique allait être délicate et en même temps, il fallait qu’elle soit rapide, précise et bien évidemment ne devait en aucun cas occasionner la moindre gêne pour la couvée. Pour information, durant les deux dernières années, nous avons observé 100% de réussite à la couvée avec en tout 8 jeunes de plus dans nos campagnes : 4 busards cendrés et 4 busards saint-martin !

La période de prise de vue s’est étalée sur 3 semaines et plus particulièrement une quinzaine de jours à raison d’1h30 d’affût en moyenne par jour. Le moment de l’affût, les conditions d’accès, de sortie, et de mise en œuvre du système photographique étaient choisis, après observation éloignée et avec une mise en œuvre rapide afin de ne pas causer de dérangement au nourrissage des petits. Nous étions en binôme à chaque affût avec un observateur aux jumelles situé à 400m environ et un photographe couché sous un tunnel de paille situé à une vingtaine de mètre et sous 40°C, en pleine moisson ;-)

Une transmission radio permettait d’avertir l’un ou l’autre sur les passages de proie en vol et l’arrivée au nid de la femelle. Le matériel a souffert évidemment car les conditions étaient risquées, celui-ci devant rester en place dans un nid de poussière et d’orges qui durant la séance recouvrait peu à peu l’optique suite aux passages de la femelle. Évidemment les résultats étaient aléatoires et nous avions droit durant ces prises de vue à 3 voir 4 passages de la mère au nid, et comme sur l’image en question, exceptionnellement du mâle qui venait balancer sa proie alors que la femelle était dans le nid.

Nous avions pensé en amont aux problèmes éventuels, insonorisation du boitier, positionnement pour essayer de garder propre la zone de prise de vue (aléatoire), le câble de liaison boitier/portable qui restait en place afin d’effectuer les essais de cadrage à notre arrivé, etc…

Alors oui, cette image suscite des questions sur l’éthique photographique, la photo au nid, le dérangement d’espèces protégées, mais derrière le fait qu’elle soit retenue en concours, nous savons que malgré tout, le choix de mettre en avant ce genre d’image n’est pas évident pour un jury composé qui plus est de photographes naturalistes reconnus. Nous savons et savions que cela susciterait un débat mais nous avons été malgré tout surpris de la « position » que cette image occupe et occupera dans un concours. En gros, « le cul entre deux chaises » ! Pourquoi ? Nous expliquerons cela après les résultats officiels…

Comment l’idée vous est-elle venue ?
Alain Balthazard avait déjà fait un travail remarquable en terme de prise de vue sur le sujet en longue focale et James, pendant la moisson, observait le nid et le nourrissage qu’effectuait la femelle quelques fois à quelques mètres du tracteur (et oui, la moisson ne s’arrête pas malgré la présence de nids !) L’idée d’être au cœur du sujet au grand angle ne vient pas que de l’originalité et la mode de ce type de prise de vue, mais surtout de traiter un sujet certes sensible dans son ensemble, avec d’autres angles de prises de vue, et ce sans dérangement et mise en danger de la couvée.

Alors non, il n’y a pas eu nourrissage comme certains peuvent le penser, d’ailleurs la diversité des proies sur nos images le prouve mais nous devons admettre que cette année, la tentation de mettre des proies a été grande. Pourquoi ? Simplement parce que nous avions peur de perdre la couvée par manque de proies, en l’occurrence de souris dans nos cultures ! La femelle et le mâle allaient de plus en plus loin chercher leurs proies et la fréquence de nourrissage devenait faible ! Malgré tout, les petits sont tous devenus de grands ados à leur sortie ;-)


Je pense que vous vous attendiez un peu à ce qu’elle suscite quelques réactions épidermiques de la part des plus farouches défenseurs de la nature. Quel est votre position sur cette question ? Vaste débat que j’alimenterai avec plaisir sur mon nouveau blog ;-) . Plus sérieusement, évidemment nous nous attendions à ce genre de réaction venant principalement des forums car la presse spécialisée n’a pas la même vision des choses, dans la mesure où le sujet est traité avec respect et dans les règles de l’art. Comme je l’ai dit sur le forum BeneluxNaturePhoto.net, la nature humaine est tellement prévisible sur de nombreux sujets qu’il ne peut en être autrement des réactions… Notre position, nous l’avons assumée dès l’envoi de nos images et en toute connaissance de cause. Il restera de toute évidence difficile d’argumenter face à certaines institutions ou plutôt certains acteurs du milieu naturaliste.

Rémy, revenons à toi car je crois savoir que tu nous as préparé une nouveauté sur le web, que tu vas nous présenter évidemment !
Oui effectivement, je dispose de peu de temps à consacrer sur le web, mais il faut admettre que c’est un endroit incontournable aujourd’hui. Il me semble donc nécessaire d’actualiser mon site vieillissant en le remplaçant par un blog beaucoup plus réactif. Le choix du nom du site, Photographier la nature, se veut assez ouvert et n’est pas spécifiquement consacré à l’animalier. J’espère pouvoir communiquer sur mes ressentis tant sur l’aspect technique du matériel qu’au travers de carnets de voyages, sorties nature, et aussi quelques débats ouvert sur certaines pratiques comme la photo au nid par exemple ;-)

Je sais que tu contribues énormément auprès de nombreux photographes dans l’écriture et la relecture de livres, notamment des ouvrages orientés sur la techniques. As-tu déjà envisagé d’écrire « ton » livre ? Ou peut-être que tu as déjà des projets en cours ?
Effectivement, je suis souvent sollicité pour des participations voire des relectures techniques avant parution grâce à certaines compétences acquises justement dans le milieu de l’astronomie et de la technologie numérique. Mais la technique sans connaissance et expérience de terrain donne très souvent un jugement théorique des capacités de nos matériels, et les facteurs de prise de vue (conditions de lumière, sujet) et compétences personnelles nous éloignent de cette théorie. Ce mélange savant entre technique, théorie et pratique fait partie d’une expérience qui me permet sans aucune prétention d’apporter mon aide aux personnes qui me sollicitent.

À titre personnel, j’ai déjà été sollicité pour des ouvrages techniques en relation avec la photographie animalière, mais à ce jour, je ne trouve pas l’inspiration nécessaire à ce type d’ouvrage et je n’ai pas envie de faire de « l’alimentaire » même si cela met du beurre dans les épinards ;-) : je préfère continuer à apprendre, écouter, observer l’évolution technologique et la mettre en adéquation avec nos attentes dans ce milieu qu’est la photographie animalière.

Un dernier mot pour les lecteurs d’Aube-Nature ?
Oui évidemment, mais aussi pour l’auteur du blog, qui a une capacité de progression fulgurante : merci à toi pour le partage de cet espace ! En photographie animalière comme dans d’autres domaines, la progression et la reconnaissance peut être fulgurante mais attention, comme le dit un de mes meilleurs potes Laurent Piechegut, photographe sous-marin avec qui nous partageons nos expériences respectives, plus on est haut sur la montagne, plus le vent souffle ! Alors gardez à l’esprit que votre sens de l’écoute, de l’observation et de votre ressenti est la somme d’une grande expérience que personne ne pourra vous donner.

Merci Rémy et rendez-vous à Montier-en-Der fin novembre pour voir votre fameuse image… « en vrai » !

Articles relatifs à [Interview] Rémy Courseaux et ses instants nature

L'auteur : Cédric G.

Auteur photographe animalier, informaticien et passionné d'animaux et de nature. Administrateur du blog Aube Nature

9 réponses sur [Interview] Rémy Courseaux et ses instants nature

  1. Didier Vereeck a écrit

    Merci pour cette intéressante interview qui remet certaines choses en place. Il serait intéressant de faire largement savoir les conditions de prises de vues, et d’expliquer la différence entre une photo sans dérangement et une qui dérange, car cette différence n’est pas toujours où on croit.

  2. Julie a écrit

    Bonjour et merci beaucoup pour cette très intéressante interview!
    Au fil de la lecture, je me suis rendue compte que j’avais justement vu la photo de ce busard dans le dernier magazine de "30 mio d’amis" et je n’ai qu’un mot à dire: Bravo, elle est vraiment magnifique!

    Merci pour ces photos qui nous font rêver!

  3. Gilles Bourrioux a écrit

    Bien rédiger cet article, très pro.
    Pour en revenir à cette photo de busard, je trouve plutôt sain qu’une photo telle que celle-ci, présentée anonymement et sans explication sur les motivations et conditions de prise de vue puisse provoquer quelques questions.
    D’un point de vue éthique, la démarche de Rémy et James ne souffre à mon avis,d’aucun reproche une fois les faits exposés.
    Petit bémol quand même, le nombre de séances d’affûts avec beaucoup d’aller retour au nid. Le risque de laisser des coulées trop visibles, pour le renard par exemple,et de le guider directement au nid augmente. Heureusement ce ne fut pas le cas pour vous.

  4. Cédric Girard a écrit

    Bonjour Gilles

    Merci pour ton passage. Une question cependant : le renard suivrait-il les pistes de son principal prédateur pour trouver ses proies ?…

  5. strati02 a écrit

    bonjour cédric,
    très bon interview, relance de la polémique "ingérence ou témoignage". je n’ai pas encore vu la photo donc je ne peu pas en parler mais par contre au vu de ton reportage la démarche me parait réfléchit et peu ou pas dérangeante.
    j’ai effectué une petite visite sur le site de remy et il est vraiment bien.

  6. Raphaël D. a écrit

    Chargées d’émotions les images de Rémy Courseaux!

    Le blog va t-il remplacer le site à terme ?

  7. Gilles a écrit

    Tu sais bien que le renard pour ses déplacements utilise un réseau de coulées et celles ci se superposent souvent avec des lisières de champs, des chemins agricoles ou forestiers lieux également empruntés par l’hommes ans que cela ne le perturbe. Si au cour d’une chasse nocturne, le goupil croise une nouvelle coulée au milieu d’un champs, il peut tenter d’explorer ce nouveau parcours… et si au bout il y a un casse croute.

    Sinon pour info, lors d’une mise en protection et surveillance d’un nid de busard, les visites au nid sont de 2 à 4 sur la période de nidification. La surveillance ordinaire se fait à la jumelle et il suffit de s’assurer que « ça vole et ravitaille ».

  8. Cédric Girard a écrit

    Ce n’est pas faux. Je pense néanmoins que connaissant les deux zigotos, ils auront pris toutes les précautions nécessaires sur ce point ;-)

    Aussi, dans le coin où ont été faites les photos (ce n’est pas à côté de chez moi), je doute qu’il reste des renards :-( (ils font dans le département l’objet d’une véritable campagne d’éradication… Te dire si j’en croise deux à trois seulement par an, alors que je connais des photographes qui en voient tous les jours !!!)

    Si Rémy passe pas là il pourra apporter quelques précisions, je n’en doute pas !

  9. jean-luc a écrit

    bonjour,
    merci pour cet article, même si pour moi, la photo ne nécessitait pas d’avoir à se justifier de pareille façon, (mais bon, j’aime bien les making-off…)
    superbe photo cela dit…
    et derrière toutes ces attaques en règle (appelons un chat comme il se doit) assez sectaires, je repense à un article du philosophe marcel gauchet, écrit en 1990, qui s’intitule "sous l’amour de la nature, la haine des hommes" (le débat gallimard).
    en lisant l’article, j’ai toujours considéré qu’il exagérait sur les points développés. aujourd’hui, et à lire tout ce qui traine sur le net au sujet de la démarche des auteurs de la photo, je me dis qu’il aurait bien raison (une fois de plus) le marcel….

    bonne journée et puis bonne chance

    jean-luc

Laisser un commentaire

Notifiez-moi des commentaires à venir via email.
Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.