SEMAINE 32 : Campagnol… ou campagnol roussâtre ?

17/08/2010 30 commentaires par Cédric G. +

Une photo peu dans mes habitudes, que celle de ce campagnol. Capturé dans le jardin à l’aide d’un piège à cage à cause des galeries qu’ils creusent avec leurs petits copains rongeurs (rats taupiers, lérots et autres mulots : nous sommes envahis cette année !), nous avons pris l’habitude de les relâcher en lisière de forêt à 500m de chez nous.

Et bien évidemment, vous imaginez qu’il est… impossible d’en faire des photos, tellement ces animaux sont vifs et rapides ! Mais parfois le miracle se produit : ce campagnol, une fois relâché, vint se cacher sous un tronc d’arbre couché au sol, ce qui me donna l’occasion de réaliser quelques clichés.

Campagnol
Campagnol
EOS 5D mark II + Sigma 150/2.8 DG EX HSM Macro,
f/5.6, 1/125ème, 800 ISO


Je ne sais par contre pas s’il s’agit d’un campagnol commun (Microtus arvalis) ou d’un campagnol roussâtre (Clethrionomys glareolus) ; la queue m’a semblé bien longue pour un campagnol des jardins mais force est de dire qu’il a été capturé… dans notre jardin ! Avis aux spécialistes !

L'auteur : Cédric G.

Auteur photographe animalier, informaticien et passionné d'animaux et de nature. Administrateur du blog Aube Nature

30 réponses sur SEMAINE 32 : Campagnol… ou campagnol roussâtre ?

  1. véro a écrit

    Et ce super mignon petit campagnol à 500 mètres de sa "maison-galeries" ne serait pas tenté de revenir?
    Je n’y connais pas grand chose en rongeurs, mais je sais qu’ils ont un odorat ultra performant, alors est-ce que 500m c’est assez loin?

    Et si je peux me permettre, Cédric, c’est assez insolite d’être envahi de souris et de rats quand on a autant de chats que toi!

    Je me moque, mais les miens ne sont pas au top non plus niveau chasse, ils sont juste très démonstratifs question affût pendant des heures!
    Et je dois aussi les décourager en libérant quasi systématiquement tout ce qui est encore vivant dans leur gueule..

  2. Régis a écrit

    Pour répondre à Véro, les main coon ne sont peut être pas les plus grands chasseurs de souris chez les chats!!
    Photo en tout cas bien sympa.

  3. Cédric Girard a écrit

    Oooohhh si qu’ils chassent !!!

    Quand il pleut (et que les rongeurs sortent de leur trou pour ne pas être noyés), je peux vous dire que c’est l’hécatombe chez les chats ^_^

    Le truc c’est que nos chats évoluent librement mais dans un enclos sécurisé en plus de la maison (soit un peu plus de 200m²) et que de ce fait, ils ne peuvent chasser que dans cet espace restreint.

    De notre côté nous capturons les rongeurs de l’autre côté du terrain ! Pour ce qui est de l’espace de 500m (en fait c’est peut-être un peu plus, 700m, je ne sais pas j’ai pas mesuré !), disons qu’il y a une route, un fossé et des maisons à traverser… et quelques chats et chiens dans le quartier !

  4. véro a écrit

    Alors, soit j’ai des gros fainéants de chats, soit les souris habitent ailleurs, parce que les miens ont 2000 m2 de terrain, et les souris c’est maxi 2 ou 3 par an!
    Et ce sont mes siamoises les plus douées, la spécialité de mon Maine Coon, à mon grand désespoir, s’appelle "oiseaux"!

    J’aimerais tout de même savoir (si quelqu’un s’y connait en rongeur), s’il y a un attachement au territoire chez les souris, rats, etc..?

  5. Laurent Breillat a écrit

    Joli cliché en tout cas !

    Mon chat chasse les mouches et les orteils, mais c’est un chat des villes, alors on va dire que c’est normal 😛 (non, il n’est pas peureux du tout ! ^^)

  6. Stéphane.e a écrit

    Bonjour,

    Prise très sympa !
    J’ en ai pris un il y a quelque temps, et c’ est vrai qu’il n’ a pas tout à fait la même allure : (www.lumièresduvexin.com/… ) …mais comme toi, je suis loint
    d’ être un spécialiste ès Campagnole.

    En tout cas, le point de vu est très chouette.

    Stéphane.

  7. savoyarde a écrit

    Pas spécialiste, je peux juste te dire que cette photo est très belle. Bien que dans un genre différent, elle est super !
    A bientôt

  8. Nicolas Chauveau a écrit

    Marrant ce campagnol, et toujours aussi bon ce sigma 150 2.8 apparemment 🙂
    Bonne continuation.

  9. manon a écrit

    J’aime beaucoup cette photo, c’est vraiment trop mignon.

  10. Loïc a écrit

    Salut Cédric,

    Difficile à dire sur une simple photo. La détermination des espèces de campagnols se faisant par l’analyse de leurs dents sur des sujets morts 🙁
    Par sa couleur et le lieu de capture il pourrait s’agir d’un campagnol roussâtre. Une espèce qui ne pullule pas de manière cyclique contrairement au campagnol des champs et agreste.

  11. Raf a écrit

    Et le lâché de chats à 500m de chez vous c’est pour quand ? 😉

  12. Azraelle a écrit

    Bonjour,
    Vos photos sont superbes ! Je me permets de mettre un lien vers votre site sur mon blog. (je retire si besoin).
    Bonne continuation :o)

  13. Arnaud Nicolas a écrit

    Très jolie photos même si j’ai peur de ces bestioles ^^
    Rien de telle qu’un bon chat " batard " comme les miens qui ramène des gros rats de 20 centimètres et des souris quasiment tout les jours 😀

  14. Goodspeed a écrit

    L’identification des ces petits rongueurs n’est jamais aisée mais je dirais que c’est un roussâtre… Apparamment il y a des périodes plus propices que d’autres pour les photographiers, je suivait une petite "colonie" avant mes vacances d’été. J’avais l’occasion d’en observer chaque jour, et même de les approcher sans trop de peine. Maintenant que les vacances sont terminées, pas une seule observation depuis le début de la semaine… Etonnant…

  15. Cédric Girard a écrit

    Merci pour votre passage, et pas de problèmes Azraelle, le web est fait pour ça 🙂

    Quoi qu’il en soit, chez nous c’est véritablement une "année à rongeurs", nous n’en avons JAMAIS vu autant, et les galeries pullulent au moins fossé. Lorsqu’il pleut, ils sortent et c’est l’hécatombe dans le parc à chats (il y a deux jours, une demi douzaine de victimes allant de la musaraigne au rat taupier, en l’espace de deux heures !)

  16. véro a écrit

    Ha! mais voilà pourquoi les miens sont nuls : il pleut jamais chez moi !!!

    Je suis désolée, Cédric, d’avoir mal formulé mon commentaire laissant croire que les Maine Coon sont de mauvais chasseurs, je voulais simplement dire que j’ai un grand fainéant à la maison et ne souhaitais pas que ça devienne aussitôt une généralité!

    Race ou Gouttière, un chat reste un chat, et certains sont plus portés sur la souris que d’autres!

  17. Sébastien BIET a écrit

    Salut Cédric,

    Pour moi, il s’agit d’un Roussâtre…les flancs tirent vers le gris, pelage du dos plutôt roux et queue à priori plus longue que le corps.

    C’est une très belle image !

    :o)

  18. strati02 a écrit

    bonjour cédric,
    elle est géniale ta photo, tu t’es mis à l’affut du campagnol comme tes chats ? lol
    il y a du avoir un bouleversement écologique pour qu’il viennent s’installer chez toi sous le nez des chats.
    pour confirmer les dires de véro mes siamoises (anciennes et modernes)sont des chasseuses redoutables et infatigables aussi.

  19. Cédric Girard a écrit

    En fait nous sommes purement et simplement envahis de rongeurs et plus généralement de micro-mammifères cette année, du jamais vu pour ma part.

    C’est autant d’occasions supplémentaires de les photographier (j’ai même fait du lérot par piégeage photographique de nuit… Mais ces salopiauds sont toujours de dos sur les photos !!! Faudra que je trouve une meilleure combine ^_^ )

  20. Vincent-P a écrit

    Pas de chance en effet que cette invasion. Cependant, comme tu le soulignes, c’est l’occasion de faire des photos. Celle ci est tout simplement splendide ; d’autant que ce n’est vraiment pas courant de pouvoir les approcher de la sorte et de faire une image aussi propre.

    Amitiés

  21. bea a écrit

    Salut Cédric !
    je viens de voir ta jolie photo. J’étais en train de me renseigner sur le campagnol roux. C’est une petite bête qu’il ne faut surtout pas préserver : elle véhicule une grave maladie que tu peux attraper simplement en inhalant son odeur ou par ses excréments qui partent en poussière une fois secs. Les symptômes sont avoisinant de la grippes avec très très forte fièvre, et des douleurs abdominales attrosses. Ils se nichent dans les tas de bois secs. Mon beau frère vient de la contracter, il est aux urgences de Laon (Aisne). Il y a 4 foyer dans la Picardie, et d’autres foyers sur Nancy, Metz, Épernay,Laon, ainsi que dans les Ardennes.Cette maladie est une variante de la maladie du rat. Je ne veux faire peur à personne, mais attention à ceux qui se chauffe au bois (comme moi).

  22. jean a écrit

    Superbe animal !

    Dans le monde d’aujourd’hui ça manque les rongeurs. Même dans les bibliothèques on ne croise plus guère de souris !

  23. Francois a écrit

    Bonjour, je découvre votre travail depuis peu (merci Twitter) et je parcours peu à peu votre blog.
    J’ai la chance d’habiter depuis peu dans une maison avec un jardin en bord de champs et de rivières. Et je souhaite poser des cages pour capturer (et compter) les campagnols et musaraignes de passage.
    J’ai assez peu d’espoir d’en déterminer un grand nombre (les guides d’identification mettant la dentition comme clé de détermination) malgré tout, l’aspect quantitatif est toujours un élément intéressant. Est-il possible que vous m’en disiez plus sr ces pièges et la manière dont vous vous les procurez ? Merci d’avance.

    • Cédric G. a écrit

      Bonjour

      Nous utilisons des pièges-cages parallélépipédiques, on peut en principe se les procurer dans les magasins de type « Gamm’Vert » (plus orientés agriculture/viticulture professionnelle que jardin amateur)

      Il faut bien veiller à la longueur (environ 50 à 60cm minimum) et au système de fermeture, afin d’éviter tout risque de blessure aux animaux.

      • Un Autre Cédric a écrit

        Bonjour,

        j’arrive très tardivement (et ce n’est pas peu dire) mais mieux vaut tard que jamais !

        pour la photo, je pencherais pour un roussâtre (d’autant plus si tu trouvais la queue plutôt longue) mais sans grande certitude. la déter sur photo n’est jamais chose aisée.

        pour ceux qui ne souhaitent pas torturer les rongeurs pour déterminer l’espèce à partir de leur dentition, je me permet de conseiller Le guide d’identification des Mammifères de P. Marchesi, dans la collection Fauna Helvetica. Ce guide apporte des critères visuels pour la description et la différentiation des espèces de micromammifères. On n’y retrouve malheureusement pas toutes les espèces françaises : (de mémoire, et pour le cas des rongeurs) il « manque » le grand hamster, le campagnol amphibie et quelques campagnols « sudistes ». Le résultat n’est donc pas garanti à 100 % mais ce guide est, pour moi, un des meilleurs ouvrages disponibles d’identification (4 clés : morphologique, crâne, empreintes et crottes).

        je rajouterai également qu’il faut prendre ses précautions lorsque l’on piège les micromamm (à part si on veut s’en débarrasser définitivement…), notamment les musaraignes qui ont un métabolisme très particulier et doivent se nourrir quasi-constamment. veillez donc à relever régulièrement les pièges et à y disposer de la nourriture et de l’eau afin que les animaux puissent être relâchés dans des conditions optimales.

        Bravo pour ce blog que je dévore dès que je peux ! Merci pour tous les conseils et astuces que tu prodigues au débutant que je suis ! Bonnes obs et bonnes photos à tous 🙂

        • Cédric G. a écrit

          Bonjour

          Merci pour l’info concernant le guide helvétique 🙂

          Je vais tâcher de le trouver, car à ce jour je n’ai pas trouvé de livre m’ayant vraiment convaincu en matière de mammifères…

          😉

          • Un Autre Cédric a écrit

            bonjour,

            un résumé est dispo ici : http://www.unine.ch/cscf/complements/4/res_FH21_22.html

            c’est une publication du Centre Suisse de Cartographie de la Faune et donc en vente via leur site.

            je n’ai pas d’actions chez eux et encore moins de compte en Suisse 🙂

            j’estime qu’un ouvrage naturaliste ne doit pas être acheté pour prendre la poussière, alors autant faire pour qu’il ne vienne pas encombrer ta bibliothèque : je suis donc à ta disposition pour toutes questions supplémentaires sur l’ouvrage. et puis, vu les connaissances que tu partages sur ton blog, ça n’est qu’un juste retour !

  24. CEDRIC 8 a écrit

    Ces betes donnent des graves zoonoses/ en effet.

    Il faut tout simplement leur mettre du poison quand un rentre dans votre maison car les pièges cest nul, ils ne se font pas avoir, sinon bah cest simple vous aurez des graves maladies plus tard, possiblement.
    alors entre « eux » , qui fourniquent par milliers et vous, il faut passer le coté  » peace and love » que j’ai pu entrepercevoir chez certains, ( à un certain âge ça serait bon d’evoluer aussi) et les eliminer sans scrupule. les jetter chez d’autres personnes est mauvais sur leplan moral déjà car vous leur envoyer votre problème, et deplus, depuis 2006, ils peuvent porter plainte si vous etes infectés et vous serez condammé si vous n’avez pas pris les mesures necessaires pour les eradiquer. mon voisin a été reconnu coupable.( un pauvre type mai68) 6 mois ferme. ma fille a faillie mourir de la fievre de HARVILL occasionné par le « mulot ». a tout ceux qui insulte la gente humaine quand on a pas lememe avis ebahi, et qu’on veut eliminer sans les torturer bien sur, des bestioles aussi insignifiante que des rats pour pas avoir des maladies ( normales) sachez que les propos diffamant ou souhaitant lamort d’autrui sont condamnables aussi :o)

    • Cédric G. a écrit

      Je pense surtout qu’il faut arrêter la psychose : quelques précautions suffisent à éviter toute contamination !

      Quant à l’utilisation de poison, c’est tout aussi débile que les collets, tous les types de piégeages NON SÉLECTIFS, la vénerie sous terre et toutes ces autres pratiques moyenâgeuses qui n’ont plus rien à foutre dans notre société.

      À la limite, une bonne grosse tapette à rat et basta. Mais du poison, CERTAINEMENT PAS.

  25. goupil a écrit

    Pour avoir été en charge de prélèvement de renards à des fins d’analyses et détections de zoonose (rage et échinoccocose alvéolaire) dans l’est de la France pendant de nombreuses années.
    Sachant que les campagnols et autres rongeurs réprésentent une énorme part de leur alimentation, nous avions comme consigne de sécurité lors de la manipulation de ces renards de porter des gants à usage unique pour les mettre dans un sac (genre poubelle) ensuite noué, le tout mis dans un 2 ème sac avec étiquette portant le lieu de prélèvement, le sexe, le poids, Puis de les remettre au laboratoire de la DSV du département.

    Il ressort des analyses qu’un pourcentage très élevé de renards sont porteurs du parasite et le véhiculent un peu partout sur leur passage, par simple contact. avec les végétaux, les branches, les passages par un trou dans un grillage, etc. . Et tout ça par le simple fait qu’il mange des campagnols……
    En conclusion mettez des gants quand vous manipuler vos pièges, évitez de fumer en même temps,(ingestion directe du parasite), enterrez ou encore mieux, brûlez les cadavres; il va sans dire que tous les fruits sauvage au sol, ou à proximité des passages des renards sont dangereux.(jardin clôturé efficacement). Pour plus d’information recherchez échinococcose alvéolaire sur le site du gouvernement. (gouv.fr) Bonne courage quand même.

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