[Camouflage] Histoire d’odeurs

12/05/2007 18 commentaires par Cédric G. +

La photo naturaliste, communément appelée « chasse photo », fait appel aux mêmes techniques que la chasse à proprement parler : camouflage vestimentaire et olfactif, analyse comportementale, utilisation éventuelle d’appâts… Le camouflage représente une partie essentielle du travail à réaliser pour une approche ou un affût efficace. De nombreux mammifères possèdent un odorat très largement supérieur à celui de l’homme, ce qui implique une grande « discrétion » au niveau des odeurs que le photographe répandra dans son environnement ! Voici quelques conseils pour éviter ou limiter la présence de votre odeur corporelle…

L’odorat chez les mammifères

De manière générale, nos grands mammifères et nos prédateurs possèdent un odorat très développé : le chevreuil par exemple, possède un odorat 100 fois supérieur au notre, soit approximativement l’efficacité de celui d’un chien. Inutile de préciser qu’une fois « éventé », le photographe est repérable par à peu près n’importe quel mammifère dans les minutes voire les secondes qui suivent, selon la vitesse du vent ! Un sanglier peut détecter une odeur humaine portée par la brise à plusieurs centaines de mètres…

Sanglier humant l'air à la recherche d'odeurs
Sanglier humant l’air à la recherche de mon odeur

Par grand vent, les mammifères rechignent généralement à sortir (je n’ai en tout cas que très rarement vu de chevreuils, de renards et de sangliers dans ces conditions !) ; l’idéal reste une brise légère, que vous pourrez détecter, et qui « accessoirement » pourra masquer légèrement les petits bruits que vous ferez en agitant la végétation environnante. La première chose essentielle à faire est donc de repérer le sens du vent, et de calculer son approche pour ne pas se faire éventer !

Une astuce consiste, pour éluder la direction d’une brise trop légère voire imperceptible, à utiliser un petit flacon pour pulvérisation nasale recyclé (ou au pire, un mouche-bébé) rempli de magnésie (à défaut de talc ou de farine, mais attention à l’humidité) : une simple soufflette en l’air vous indiquera immédiatement la direction où vous ne devrez pas aller ;-)

Les chasseurs à l’arc utilisent une petite plume genre duvet pendue au bout d’un fil, qu’ils attachent à l’extrémité de leur arc… Idée transposable sur un appareil photo (merci à mon ami Jean-Jacques pour l’astuce !)

La dernière chose à prendre en considération est le fait que lorsque l’on passe, on laisse très souvent sa propre odeur (par les chaussures par exemple), qui peut alors être décelée plus d’une heure après notre passage par à peu près n’importe quel mammifère qui croisera notre chemin.

Ce qu’il faut éviter de faire !

Il n’y a pas de recettes miracles pour « passer inaperçu » au niveau olfactif dans la nature (hormis les affûts en caissons hermétiques avec aération par le toit, à plusieurs mètres de hauteur, comme c’est le cas sur certains affûts aux oursreportage photo de mon ami Louis-Marie Préau – en Finlande, par exemple)

Néanmoins, le bon sens est de rigueur, aussi faut-il éviter avant sa séance photo :

  • de fumer sa clope
  • de s’asperger de déodorant parfumé, d’eau de toilette ou d’after-shave
  • de faire un barbecue ou plus simplement, de faire la cuisine (odeurs de cuisson)
  • d’aller faire son plein d’essence (odeurs très fortes sur les mains ou sous les semelles de chaussure)
  • de faire une grosse séance de sport (sueur…)
  • de faire un gros câlin à sa femme ou sa copine ;-) (ben oui, ça laisse des odeurs !)

Bien évidemment, toutes ces règles coulent de source ! Mais il arrive que l’on oublie certains petits détails, parfois, qui peuvent faire la différence !

Quelques astuces pour masquer vos odeurs

Il existe quelques astuces pour éviter de se « répandre » olfactivement parlant dans la nature. Ces petits astuces permettent uniquement de LIMITER les traces olfactives que l’on est susceptible de laisser sur notre passage.

Pour limiter son odeur corporelle :

  • utiliser du savon sans parfum pour se laver (on en trouve facilement en pharmacie)
  • laver ses vêtements camo (qui ne doivent être utilisés QUE pour vos sorties nature) avec ce savon sans parfum, ou à défaut avec une lessive neutre sans phosphates et pauvre en détergents bien évidemment (pour l’environnement… et pour bien d’autres raisons : certains mammifères distinguent les micro-particules blanches laissées par certaines lessives sur le linge, à la manière d’une lampe à UV : dans la pénombre on ne verra que vous !)
  • ne pas utiliser de sèche-linge, faire sécher ses vêtements naturellement (en évitant le jour où votre voisin fait un barbecue bien évidemment ! Expérience vécue…)
  • pour votre haleine : pas de dentifrice « ultra mentholé », une pomme nettoiera votre bouche de toutes ses « odeurs » !

Pour limiter les traces olfactives laissées sur son passage :

  • Toujours utiliser la même paire de chaussures (qui sera réservée à vos périples dans la nature)
  • Entreposer vos vêtements de sortie nature par exemple dans une caisse dont le fond sera tapissé de végétaux prélevées dans le milieu dans lequel vous évoluez (sapins si forêt de conifères, chêne ou hêtre si forêt de feuillus, foin coupé… éviter de parfumer vos vêtements à la sève de pin s’il n’y en a pas dans votre milieu !!!)
  • Si vous devez déposer des appâts destinés à des animaux au sens olfactif développé, si possible utilisez un grand bâton ou une perche pour le faire (de manière à ne pas laisser votre propre odeur sur le lieu même de dépôt)
  • Détail pour les hommes : évitez d’uriner sur une surface dure quand vous portez vos vêtements et chaussures camo (essayez de le faire pieds et jambes nues, vous comprendrez vite pourquoi :-D ) car il n’y a rien de tel que l’odeur d’urine humaine pour « marquer » votre passage !

L’astuce de la perche (ou du bâton) est aussi utilisée par certains pour laisser une « coulée » d’odeurs sur le sol, destinée à mener un prédateur charognard (renard ou autre) vers une carcasse qui aura été déposée à son intention. L’astuce consiste à « pendre » la carcasse (d’oiseau mort par exemple : on peut récupérer des cadavres le long des routes) au bout d’un filin lui-même pendu au bout de notre perche. On pourra donc traîner la carcasse au sol sur le lieu d’un passage habituel, pour que goupil puisse, lorsqu’il arrivera sur la traînée d’odeurs, suivre la piste jusqu’à votre affût mais sans tomber sur votre propre odeur ;-)

ATTENTION : sauf erreur de ma part, les appats carnés sont INTERDITS en France (à confirmer) – Par ailleurs, les espèces protégées (allusion aux cadavres qui serviront d’appâts) ne peuvent pas être transportées, même mortes, sans autorisation spécifique sous peine de forte amende.

Quid des « produits miracles » que l’on trouve au rayon chasse de certains magasins ?… Il en existe deux catégories :

  • ceux à base d’odeurs très fortes soi-disant destinées à « écraser » notre propre odeur : il s’agit généralement d’odeurs répulsives dérivées de certains animaux… Sans commentaires !!! L’effet ne peut être qu’inverse à celui escompté, car de toute façon il s’agira toujours d’odeurs que l’on ne trouve pas à l’état naturel dans notre environnement puisque généralement issues d’animaux que l’on ne retrouve pas dans nos contrées !
  • ceux à base d’urines de femelles en chaleur (beurk…) pour « masquer » son odeur (produits à répandre généralement sous ses semelles de chaussures) : du fait qu’ils sont généralement fabriqués avec des phéromones de synthèse, je doute très sincèrement de leur efficacité !!!

Des tenues anti-odeurs ? J’ai vu sur certains sites dédiés à la chasse à l’arc des tenues qui permettraient de camoufler l’odeur corporelle. Outre le fait qu’elles soient hors de prix (plusieurs centaines d’euros !), je doute sincèrement sur l’efficacité globale de ce genre d’artifice (camouflage réel, confort d’utilisation, imperrespirabilité…) – si quelqu’un a des infos à propos de ces tenues, ça m’intéresse (pas pour en acheter une, je tiens à le dire tout de suite !)

Préjugés sur le camouflage des odeurs

Il faut bien prendre conscience d’une chose : quoi que l’on fasse (hormis la solution des affûts hermétiques pour les ours décrite précédemment), il est IMPOSSIBLE de masquer son odeur corporelle dans l’atmosphère ! Donc quoi que l’on fasse, la seule règle essentielle est de faire attention au sens du vent.

Les efforts que l’on pourra apporter (solutions décrites ci-dessus) ne concerneront donc que des mesures destinées à ne pas amplifier le phénomène d’une part, mais surtout à limiter ses traces olfactives lors de son passage. Rien de plus ! Quoi que vous fassiez, vous restez un homme : l’un des êtres les plus malodorants du règne animal ;-) (paraît-il !)

Une technique particulière : l’accoutumance

Je terminerai ce petit topo sur le camouflage des odeurs par une technique disons… peu orthodoxe, que certains professionnels utilisent sur des sujets sensibles, et que d’autres ont pu parfois par hasard mettre en oeuvre, au fil du temps : l’accoutumance.

La technique consiste simplement, dans un environnement naturel donné, à diffuser de manière continue son odeur corporelle soit par présence journalière durant plusieurs mois, soit par apposition de vêtements « utilisés » à divers endroits (vieux tee-shirts avec lesquels on aura fait un peu d’activité physique par exemple !). Le but est d’accoutumer les animaux vivant ou passant dans ce milieu, à la présence de votre odeur ;-)

Cela ne fonctionne pas toujours bien entendu, et cela demande un effort considérable puisque les actions d’accoutumance devront durer des semaines, voire des mois pour montrer leur efficacité ! Un inconvénient à cette méthode est le risque d’habituer certaines espèces chassées à l’odeur humaine : terriblement dangereux pour elles puisqu’elles pourraient être amenées à ne plus utiliser l’un de leurs sens les plus développés pour leur fuite : l’odorat !!! Donc à utiliser réellement avec parcimonie (personnellement je ne l’ai jamais mise en oeuvre…)

En bref

Pour résumer : rien ne sert de se parfumer, vous « puez » de toute façon pour nos mammifères sauvages !!! Essayez de limiter les odeurs typiquement « humaines » (tabac, parfum…), et de faire en sorte d’éviter de répandre votre odeur sur vos lieux de passage. Enfin, le vent : votre meilleur ennemi ;-)

Si vous avez des remarques, n’hésitez pas (cet article est le premier d’une série qui va être consacrée au camouflage, sous toutes ses formes !)

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L'auteur : Cédric G.

Auteur photographe animalier, informaticien et passionné d'animaux et de nature. Administrateur du blog Aube Nature

18 réponses sur [Camouflage] Histoire d’odeurs

  1. Gautier Jean-Marie a écrit

    Bonjour, et tout d’abord félicitations pour votre excellent site contenant de précieux conseils. Merci !
    En ce qui concerne l’odeur je suis convaincu par toutes vos recommandations et pourtant ! . . . :
    En fin de chasse hivernale un ami m’a invité à une battue aux chevreuils. Chasseur à l’arc (recurve) j’étais posté au sol, à bon vent dans une partie de bois très pentue où il n’est pas envisageable de poster un carabinier pour des raisons de sécurité. Peu avant la fin de la traque j’ai entendu puis vu un groupe d’environ 5 traqueurs accompagnés de 2 chiens qui parlaient et l’un d’eux fumait. J’ai fait un signe pour qu’ils me localisent, nous avons échangé quelques informations puis ils ont continué sur ma gauche. Environ 10 minutes après j’ai eu la surprise d’entendre puis de voir une chevrette au pas, suivi de son chevrillard, emprunter la même coulée ! Je ne peux pas imaginer qu’elle n’ait pas perçu les émanations laissées par les traqueurs. Qu’en pensez-vous ? Je pense souvent à ce moment de chasse sans comprendre! Remerciements anticipés pour vos commentaires.
    Meilleures salutations cynégétiques, J-M G

  2. Cédric Girard a écrit

    Bonjour Jean-Marie

    Effectivement, il y a parfois des comportements "surprenants" et j’ai moi-même un ami ancien chasseur à l’arc (reconverti à la photographie animalière !) qui m’a déjà raconté des situations où un chevreuil avait lui avait tourné autour à 360° alors qu’il était debout avec son arc (mais ne pouvait évidemment tirer ou bouger !)

    Inévitablement le chevreuil l’avait senti…

    Peut-être qu’en période de chasse, notamment où des battues font un tapage non négligeable pour la faune, le comportement est plus axé sur le bruit que sur les odeurs (surtout si l’endroit a vu préalablement passer nombre d’humains !)

    C’est une explication envisageable… En photographie pure, je n’ai jamais trop été confronté à ce genre de situation, peut-être une ou deux fois où j’étais clairement dans le vent mais où ça n’avait pas empêché un chevreuil de me passer sous le nez ;-)

  3. phoenix1232 a écrit

    bonjour
    je voulai avant tout vous féliciter pour votre sites et pour toutes les info que l’on y trouve.
    je voulai poser une question: j’ai lu dans un guide de survie
    ( chapitre chasse) que pour masquer son odeur on pouvai passer ses vétements ainsi que soit meme dans la fumée d’un feu de bois car les animaux craignent la flame mais pas la fumée ni son odeur!
    je me demandais si cela etais vrai et si sa vaut le coup de faire quelques tentative.
    vous reeciant d’avance pour l’attantion que vous avez apporter a ma question je vous shouaite a tous et a toutes une exelente journée.

  4. Cédric Girard a écrit

    Bonjour Phoenix1232

    Très sincèrement, je ne peux pas apporter de réponse précise à cette question car je n’en connais pas la réponse.

    Ceci étant dit, le masquage d’une odeur par une autre s’avère à mon sens quelque peu "dangereux" car les animaux dotés d’un sens olfactif très développé pourront très certainement sentir les différentes traces odorantes.

    Enfin, sentir la fumée, bof… Je préfère de loin marcher contre le vent : plus efficace, plus hygiénique !

  5. phoenix1232 a écrit

    hello

    merci pour cette reponce si repide.
    il est vrai que pour l’hygiene c pas top mais vu que cette technique est inscrite dans : le guide de survie de l’armee americaine je supose que en situation de survie l’odeur corporel ne doit pas compter un max! je vais tester sa ce week aupres des cerf et des sanglier et des que je sait je vous meterai mes impressions sachant que le sanglier est quasiment impossible a berner je serai vite fixer !

    a bientot et bonne journée

  6. phoenix1232 a écrit

    hello
    j’ai pu tster l’odeur du feu de bois et sa ma l’air de rien changer avec l’odeur du feu ou sans des que le vent tourne je suis reperer alor je pense que tu as raison rien ne vaut une bonne aproche a contre vent .
    a plus et bonne journée

  7. Cédric B a écrit

    Bonjour, et bravo pour votre article,
    sur le sujet, je suis chasseur à l’arc, (depuis peu) et je pense avoir trouvé dans vos lignes des informations complémentaires.
    je souhaiterais également savoir, si je peu citer en lien à titre d’informations votre page web sur notre Forum afin que d’autre puisse profité de vos infos.

    Cordialement

  8. Cédric Girard a écrit

    Bonjour Cédric

    Pas de soucis pour citer mon site, je suis au contraire toujours en recherche de nouvelles infos / astuces en matière d’approche ;-)

    Et Dieu sait que de tous les chasseurs, ceux à l’arc et ceux d’images sont les plus proches et les plus doués au niveau technique, même si la finalité n’est pas la même !

  9. GASTON a écrit

    Bonjour Cédric,
    Je m’appelle Gaston et j’ai 15 ans.
    Depuis quelques temps j’ai commencé à photographié le Chevreuil qui est doté d’un odorat surprenant et pourtant…
    Mon père étant chasseur je regarde souvent ses livres de chasses notamment pour acheter des combinaisons, filet ect… Un jour j’ai trouvé une article sur un « spray camouflage » l’article stipulait que ce spray avait une haute capacité de camouflage de l’odeur et qu’il est régulièrement utilisé par les photographes animaliers.
    Et j’ai voulu essayer…
    J’avais repéré un brocart plusieur jour d’affilés et je le voyais à chaque fois. J’ai mis le spray sur mes vetements et mes bottes et j’ai été surpris car il m’arrivait de marcher le vent dans le dos et pourtant le chevreuil était tout les jours là. Je ne sais pas si c’est du hasard ou si ça fonctionne vraiment mais j’ai envie d’y croire…
    Qu’en pensez-vous ?

    • Cédric G. a écrit

      Bonjour

      Personnellement je doute (franchement) de l’efficacité de ce genre d’artifice… Il arrive parfois des « miracles » au niveau des odeurs (vent dans le dos et pourtant on approche un animal sans aucun problème !) ;)

  10. RATATOSK a écrit

    Bonjour.

    Prière de ne pas vous moquer de moi =)

    Que pensez vous de frictionner sa peau avec des poignées de feuilles mortes/mousse/humus avant le début d’une séance d’approche ?

    • Cédric G. a écrit

      Bonjour

      Hormis l’obligation de prendre une douche en rentrant chez vous, je ne pense pas que cela soit d’une efficacité redoutable : votre odeur est et restera « sous » celle des végétaux ;)

      • RATATOSK a écrit

        Mouais j’ai l’impression qu’il n’y a pas d’autre solution que de louvoyer face au vent.

        Peut être devrais-je raccourcir mes cheveux: ça retient bien les odeurs (fumée, nourriture).

        Sur ce, merci pour votre réponse.

  11. madprof a écrit

    un bien vaste sujet..
    un sujet récurant qu’il me reviens chaque année,apres le 1er jour de chasse d’été.
    Alors chaque année je perfectionne en recherchant sur le net, en discutant avec les anciens..
    Il mérité que chacun profites des connaissance des un et des autres.
    Je suis chasseur photo et surtout chasseur a l’arc.
    il existent tant de stratageme.
    Je ne suis pas encore allez sur les autres sujets, puisque vous l’aurez compris que je cherchai des sujets la dessus sur google. Et que je me suis vu parachuté ici.
    Mais ne négliger surtout pas, le visuel, et le bruit.
    Et bien évidement le sens du vent qui doit etre se qui déterminera le chemin par ou passer. Tjrs vent de face!!
    Oui la pipette de talc ou magnesie, indispensable!!
    Et puis nous somme tous différents. Meme pour les odeurs, certain sente plus que d’autre, on ne secrete pas tous pareil. On ne s’alimente pas tous pareil.
    Du coups je pense que chacun doit adapter d’une maniere individuelle sa préparation.
    Moi perso, j ai éssyé pas mal de produits. Et j en essaierai encore un ou deux.
    puisque meme si souvent ce ne sont que des gadget. Certain fonctionne, ou semble fortement aidé. Ils ont l’avantage d’etre vendu assez chere pour qu’il y ai des chercheur derriere qui on l’air de se remuer.. du coups il y a une evolution encore.
    Car je viens de voir un produit a base de charbon actif..on avais pas vu, connaissant l’efficacité pour neutraliser les odeur. la piste peut etre bonne. C est pour cela que je voudrai l’essayer.
    A ce jour voila comment je procede:
    Mes habits de chasse sont lavé avec des noix de lavage indienne. Vous trouvé ca dans des biocop, ou meme sur le net j pense. une 20aine d’euro. Mais parcontre tu tiens lgtps avec. Perso je fais tourner la machine avant sur un programme court avec les noix usagées. Pour rincer les détergeant habituels. hop programme normal 30°c pour mes habits. Puis directement dehors le sechage dehors est a mon sens primordial. D’ailleur nous avons la chance dhabiter une maison, du coups depuis l’année passée je me déshabille dehors avant de rentrer. ils sont dehors est ne bougent pas.
    Sinon, quand je me douche. j’utilise la le seul artifice chimique , cest a dire un savon. Il est pas cher, il dure dans le temps. C’est un savon acheté chez frere loups archerie. la boite est verte. « bar-soap » un truc comme ca.
    car sinon t en a vite pour 20 euros de gel douche t en fau aumoins 3.4 pour l’année..
    Mais après avoir pris ma douche et les cheveux propre. avec un shampoing speciale sans odeur. Comment ne pas croire que meme si vous vous sentez moins malodorant.Vous devez qd meme sentir le chimique. et ca y en a pas bcps dans les bois.
    Il me faut donc quelques chose qui sente la forets. oui, j me suis frotter de l humus surles habits.. Bref, la solution j viens de la trouver sur un forum canadien; Il font un mélange de bicarbonate, d’eau et d huile essentielle de pin ou autre selon les lieux chassés.

  12. Caroline a écrit

    Bonjour,

    J’aurai une question olfactive, qui n’a pas été abordée dans cet article. Lors de mes affûts, je me fais régulièrement attaquer par les moucherons, moustiques, ce qui m’a valu lors de ma dernière sortie d’avoir le visage tout enflé par les piqures.. J’ai pensé à mettre un produit anti-moustiques mais ceux-ci sont à base de citronnelle et j’ai peur que l’odeur fasse fuir les animaux. Qu’en est-il exactement? Y at-il un autre moyen de se protéger? Je précise que j’affûte régulièrement en bordure de forêts de pins et de feuillus.
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • Cédric G. a écrit

      Bonjour

      En principe je préfère les répulsifs à base d’icaridine, moins « odorante », mais dans les faits cela ne change pas grand chose : si de toute façon vous êtes dans le sens du vent, vous serez repérée !

      Donc dans l’absolu cela ne change pas grand chose. Même s’il faut éviter les odeurs trop fortes ;)

  13. Caroline a écrit

    Merci pour la réponse! J’ai testé hier soir et en effet, si on est à bon vent, ils ne sentent rien du tout: un chevreuil est venu juste devant moi, à quelques mètres.

  14. JM a écrit

    Bonjour,
    Concernant le camouflage et plus particulièrement celui des odeurs, hormis les très bons conseils donnés par l’exposé, il convient d’ajouter qqes astuces.
    Le positionnement en hauteur de l’ordre de 3 à 4 mètres minimum permet de s’affranchir de beaucoup de chose. Autre astuces aller uriner assez loin du poste d’affût (arroser le déboucher d’une coulée par exemple) afin de « boucher une voie » et de faire faire un détour tout en lui laissant à l’esprit un endroit précis à surveiller…
    Pour finir le chevreuil est tellement imprévisible et parfois totalement à l’opposé des choses qui marchent qu’il convient de ne pas le prendre en référence, surtout les brocards. Le renard et le sanglier son bien plus difficiles à berner, pour les terrestres, les corvidés et certains rapaces pour les volants.
    A+JM

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